• Rassemblement des 12 tribus d'Israël Blog Qehila (2ème partie)

    Rassemblement des 12 tribus d'Israël Blog Qehila (2ème partie)

     Cet article est la suite et la fin de l'étude du même nom.

     La 1ère partie de cette étude peut être trouvée par le lien:  http://discernerlesondushofar.eklablog.com/rassemblement-des-12-tribus-d-israel-1ere-partie-blog-qehila-a105315042

    2 éme partie et fin 

     Rassemblement des 12 tribus d'Israël   Blog Qehila (2ème partie)Le déroulé de l’étude qui suit, nous permettra de nous attacher à quelques points importants de « compréhension » qui restent peu développés à ce jour.

    Nous évoquerons :

    III) Le fil rouge de la prophétie : Rassemblement des 12 tribus

     

    IV) Qu’est ce qu’Israël ? Qu’est ce qu’Éphraïm ? Qu’est ce que Juda ?

     

    V) Greffe, regreffe, rétablissement selon Romains 11

    Vi) Conditions résumées et restrictions

     

    VII) Apocalypse et le témoignage

     

     III- Fil rouge de la prophétie le rassemblement des 12 tribus

    « En ce jour, le rejeton d’Isaï sera là comme une bannière pour les peuples ; les nations se tourneront vers lui, et la gloire sera sa demeure. Dans ce même temps, le Seigneur étendra une seconde fois sa main, pour racheter le reste de son peuple, dispersé en Assyrie et en Égypte, à Pathros et en Éthiopie, à Elam, à Schinear et à Hamath, et dans les îles de la mer. Il élèvera une bannière pour les nations, Il rassemblera les exilés d’Israël , et il recueillera les dispersés de Juda, des quatre extrémités de la terre. La jalousie d’Éphraïm disparaîtra, et les ennemis en Juda seront exterminés ; Éphraïm ne sera plus jaloux de Juda, et Juda ne sera plus hostile à Éphraïm … » (Isaï. 11:10-14 NEG - Nouvelle Edition Genève)

    Ce texte d’Isaïe, qui ne fait que conforter la vision d’Ézéchiel 37, est sans ambiguïté : il s’agit du rassemblement à terme d’Éphraïm et de Juda, qui concentrent les 12 tribus d’Israël à l’époque du retour du Mashiah, le rejeton d’Isaï (Romains.15 :11-12).

    « Et ils sauront que je suis יחוח, leur D.ieu, qui les avait emmenés captifs parmi les nations, et qui les rassemble dans leur pays ; Je ne laisserai chez elles aucun d’eux.” (Ezéchiel. 39:28 NEG)

    Pour clarifier les interprétations toujours possibles, Ézéchiel précise qu’ils seront tous réunis en un lieu bien défini, leur pays. Nous n’avons pas affaire à un rassemblement virtuel, qui ne serait que d’ordre spirituel pour une population disséminée sur toute la planète … Non, une bannière, un signal, est élevé pour les nations ; c'est-à-dire pour que tous ceux qui sont dans les nations le perçoivent, le comprennent, pour réaliser la prophétie : le grand retour.

    Il ne manque pas de pas- sages dans notre Bible - Osée, Isaïe, Ézéchiel, Jérémie, Zacharie, Abdias, Amos, Michée, sans oublier Moshéh (Moïse) - pour rap- peler sans cesse que la constante prophétique, s’exprime par la promesse, par l’attente, par l’espérance du Royaume en Éréts Israël qui se marquera par le rassemblement de toutes les tribus d’Israël, et pas seulement de la seule Juda. Telle semble avoir été la vision conductrice du Royaume, depuis les prophètes jusqu’aux temps dits apostoliques : le regroupement du tout Israël en Éréts Israël.

    Le Seigneur Yéshoua annonçait en tant que Roi la proximité du Royaume. Il précisait alors une caractéristique de Sa mission à l’occasion de la sollicitation d’une étrangère, kananéenne de surcroît.

    « … Il répondit : Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël … » (Matthieu 15 :24)

    Ce que le Seigneur déclarait en l’occurrence n’était pas « une façon de dire » à seul but pédagogique, mais une réalité. Cette femme étrangère fut exaucée à cause de sa foi, de son adhésion ; et bien que cela ne soit pas apprécié des tenants de la théologie du remplacement, Il dit Lui-même : « Je ne suis là que pour les brebis perdues de la maison d’Israël » !

    Cette phrase prononcée dans le contexte de l’époque résonnait bien clairement pour le peuple qui l’entendait et qui pensait : Cet homme, Yéshoua, est en droite ligne des prophètes. S’Il est le Messie attendu, il est logique qu’Il veuille réunir toutes les tribus d’Israël, celles qui sont toujours sur le territoire et aussi celles qui sont exilées depuis 700 ans, les tribus du Nord, et celles du Sud exilées depuis plus de 500 ans. C’est bien à tous ceux- là, en priorité, que la Bonne Nouvelle du Royaume devait s’adresser, pour qu’ils se préparent au retour, physiquement et spirituellement, selon les prophéties...

    “J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles–là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. (Jean. 10:16  NEG)

    En parlant ainsi, Il reprend à son actif les paroles d’Ézéchiel :

    “Mon serviteur David sera leur roi, et ils auront tous un seul berger. Ils suivront mes ordonnances, ils observeront mes lois et les mettront en pratique.” (Ezéchiel. 37:24 NEG)

    Ézéchiel s’exprimait alors dans le strict rapport de Juda et d’Éphraïm.

    Plus tard, entre la Résurrection et Son élévation, le Seigneur s’entretenait des affaires du Royaume avec Ses disciples :

    « Alors les apôtres réunis lui demandèrent : Seigneur, est ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Souffle de sanctification survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » (Actes. 1:6-8 )

    A la question : est ce maintenant ? Le Seigneur répond : ce n’est pas pour vous … Manière de dire, ce sera pour d’autres générations que la votre. Mais vous, vous commencerez le travail de témoignage du Royaume. Pour cela vous recevrez une puissance supplémentaire que Je vous enverrai ; alors vous irez, à partir de Jérusalem, jusqu’aux extrémités de la terre ! Pour quoi faire ? Pour chercher les brebis perdues de la maison d’Israël, bien évidemment. Le Royaume consistant toujours, conformément aux prophéties, au rassemblement de toutes les tribus d’Israël et de ceux qui s’y associeront. Pour les disciples cette vision était claire. Elle ne l’est plus après 2000 ans de confusion.

    L’Histoire traditionnelle, en dehors de l’épopée décrite dans le livre des Actes, nous rapporte que les apôtres, diacres et disciples allèrent dans les pays des plus reculés de l’époque … Éthiopie, Arabie, Perse, Indes, toute l’Asie mineure, l’Ukraine, l’Europe centrale du Sud et de l’Ouest, l’Afrique du Nord, etc. La majorité d’entre eux y connurent le martyr. A qui allaient-ils rendre témoignage des évènements de Jérusalem et de la Bonne Nouvelle du Royaume ? Premièrement à ceux qui connaissaient peu ou prou le D.ieu d’Israël יחוח, et la promesse de la venue du Messie : c'est-à-dire aux exilés de Juda et d’Éphraïm. Étaient- ils reconnaissables ? Oui, car à cette époque de lente évolution, les coutumes, les restes de religion des ancêtres, et les modes vestimentaires étaient toujours caractéristiques d’une population. Ce n’est plus le cas de nos jours, excepté quelques traces éparses. Nous devons admettre qu’à l’époque apostolique l’écart de temps d’avec la dispersion d’Éphraïm, les 10 tribus du Nord, n’était que de 700 ans, aujourd’hui nous en sommes à 2700 ans et la situation est un peu différente compte tenu des rapides développements. Les missionnaires de Yéshoua des années 30 – 50 n’avaient pas beaucoup de difficultés à reconnaître ou à retrouver les leurs, même en des endroits distants de plusieurs milliers de kilomètres.

    Remarque : le terme nation [du grec ethnos = ethnie], qui dans quelques versions est traduit par « païen ou gentil - campagnards, ignorants », peut selon le con- texte désigner ceux qui ne connaissent pas la Révélation du D.ieu d’Israël, qui sont d’une manière générale désignés comme non- circoncis. Le terme nation peut aussi désigner les
    « pays » qui sont constitués de diverses populations : Juifs de la synagogue, Juifs hors synagogue, Éphraïmites, et autres populations d’origine diverses.

    Le fil rouge de la prophétie était toujours celui-là : retrouver les frères dispersés des tribus pour rétablir le Royaume d’Israël. C’est ce qui motivait Paul, Paul qui s’adressait prioritairement aux assemblées dans les synagogues, mais qui, comme Pierre et les autres savait comment le Souffle Sacré était aussi donné à ceux des « nations» qu’il fallait alors accueillir et intégrer à l’alliance renouvelée d’Israël en Yéshoua, au même titre que les frères juifs (voir Actes 28 :28).

    L’entête de la lettre de Yaaqov (Jacques), nous confirme que la quête des « envoyés » de Yéshoua était toujours conduite par la vision prophétique du rassemblement des 12 tribus :

    « Yaaqov, serviteur de D.ieu et du Seigneur Yéshoua Messie, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, Shalom ! »(Jacques. 1:1)

    Écrit-il directement aux croyants non Israélites ? Non. Écrit-il aux seuls Juifs (Juda) ? Non. Il écrit aux 12 tribus.

    Ces réalités sont généralement absentes des enseignements prodigués dans les églises pagano- chrétiennes … pour cause de doctrine de remplacement.

    C’est le même Yaaqov, en compagnie de Paul et de Barnabas, qui rappelle au peuple la prophétie d’Amos :

    « Après cela, je reviendrai, et je relèverai de sa chute la tente de David, J’en répare- rai les ruines, et je la redresserai, afin que le reste des hommes cherche le Seigneur, ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué, dit le Seigneur, qui fait ces choses, et à qui elles sont connues de toute éternité. » (Actes. 15:16-18 NEG)

    Qu’est-ce que la tente de David ? C’est la maison de David, sa descendance : le Messie. En quoi le roi David s’est-il investi dans sa maison ? Il doit unifier les 12 tribus autour de Jérusalem et du culte à Adonaï יחוח.
    Qu’en dit Yéshoua ?

    « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai Je voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble ses poussins sous ses ailes … et vous n’avez pas voulu ! » (Matthieu. 23:37 Bible de Jérusalem)

    Le Fils de D.ieu, qui fut aussi dans Sa chair fils de David, poursuivait inlassablement cet objectif, parmi d’autres, pour la gloire du Nom du Père.

    « La parole de Adonaï יחוח fut adressée à Jérémie en ces termes : N’as-tu pas remarqué ce que disent ces gens : Les deux familles qu’avait élues Adonaï יחוח, Il les a rejetées ! Aussi méprisent-ils Mon peuple qui ne leur apparaît plus comme une nation. » (Jérémie. 33:23-24)

    La réalisation prophétique du rassemblement du tout Israël, ridiculisée, décrétée encore aujourd’hui comme un archaïsme biblique, répondra au mépris de « ces gens » face à la volonté du Tout Puissant.

    Si nous intégrons convenablement ce « fil rouge de la prophétie », s’il redevient l’argument de lecture de la prophétie, soyons assurés que notre vision « prophétique » de la Parole s’ouvrira, se revêtira de pertinence, de clarté et de sens.

    Soit. Si cette réalité prophétique réajuste notre pensée, comment comprendre ou resituer les acteurs de la prophétie tels : Israël, Éphraïm, Juda ? ■ 
     

    IV- Qu’est-ce qu’Israël ? Qu’est ce qu’Éphraïm ?Qu’est ce que Juda ?

     La question n’est pas : Qui sont … (nommément désignés) … ? Cela n’est guère de notre ressort. La question est : Qu’est ce que …? Ici encore, nous n’avons pas la prétention de répondre exhaustivement à ces éminentes définitions, mais simplement d’esquisser une réflexion basée sur la Parole, qui nous permettra d’en discerner les caractéristiques.

     Préalable

    La Parole est Vie et Souffle. Elle est Vie car elle vient du Vivant et qu’elle mène à la vie, mais également parce qu’elle s’écrit et s’exprime dans la vie de ceux qui l’aime. « Vous êtes des lettres vivantes écrites de D.ieu » dira l’apôtre. Avraham, Yitshaq (Isaac), Yaaqov (Jacob), n’ont pas signé de livres, mais leurs vies, leurs parcours, leurs destins, les événements qu’ils vécurent furent les schémas du devenir d’Israël et de l’humanité selon le bon dessein du Créateur, le véritable signataire. Nous ne sommes pas face à un traité de théologie ou de philosophie … mais face à un écrit vivant, écrit de D.ieu, à travers la vie des Ses serviteurs, pour instruire ceux qui sont appelés à la vie.
     

    Israël

    « C’est toi, יחוח D.ieu, qui as choisi Avram, qui l’as fait sortir d’Our en Chaldée, et qui lui as donné le nom d’Avraham. » (Néhémie. 9:7 NEG)

    « Il dit : ton nom ne se dira plus Yaaqov, mais Israël- lutteur d’El- oui tu as lutté avec Élohim et avec les hommes, et tu as pu. » (Genèse. 32:28 Chouraqui)

    Avraham n’est pas sorti d’Our puis de Haran en s’appelant Avraham. Il le devint, après certains évènements capitaux, par la volonté divine. De la même manière, Israël, avant de sortir de Haran, s’appelait Yaaqov … Il n’était pas Israël, il le devint : Isra-EL, lutteur d’El. Bien qu’étant l’enfant de la promesse, il n’était pas Israël avant d’être sorti, et avant d’être caractérisé et consacré de D.ieu, à travers sa lutte avec l’ange.
    Voici un critère qui semble ne pas faire l’unanimité et qui cependant se vérifie par la Parole et dans la vie de Yaaqov-Israël. On ne nait pas Israël, on le devient, y compris si nous sommes de « bonne naissance » selon la chair. Pour cela il faut en vérité être : lutteur d’El, car telle est la définition vécue d’Israël.

    « Néanmoins, la Parole d’Élohim n’a certes pas failli, car tous ceux d’Israël ne sont pas Israël. » (Romains. 9:6 Chouraqui)

    Nous pourrions plagier avec quelques précautions ce texte de la lettre aux Romains et dire : nous pouvons être Yaaqov mais ne pas être pour autant Israël.

     

    Éphraïm

    « Avant les années de famine, il naquit à Yossef (Jo- seph) deux fils, que lui enfanta Asnath, fille de PotiPhéra, prêtre d’On … Et il donna au second le nom d’Éphraïm, car, dit-il, D.ieu m’a rendu fécond dans le pays de mon affliction. » (Genèse. 41:50-52 NEG)

    Éphraïm est le second fils de Yossef, Yossef trahi par ses frères et devenu le personnage principal d’Égypte, et d’Asnath, Égyptienne, fille d’un prêtre du panthéon des divinités égyptiennes. Éphraïm est élevé comme son frère Ménashéh, à la cour et à la mode de l’Égypte. Ils parlent égyptien, sont habillés comme tels, et n’ont en apparence rien d’hébreu. Ils sont de culture égyptienne et d’origine mi-hébreuse mi- égyptienne. 
    Ce n’est certes pas ce qui perturba Yaaqov-Israël leur grand-père, qui les intégra par décret d’inspiration divine au titre de ses fils directs et de tribus d’Israël.
    De surcroît il bouleversa l’ordre logique de l’a priori humain, en désignant Éphraïm comme premier-né au lieu de son frère Ménashéh. D.ieu nous surprend bien souvent …

    « Maintenant, les deux fils, qui te sont nés au pays d’Égypte avant mon arrivée vers toi en Égypte, seront à moi ; Éphraïm et Ménashéh seront à moi, comme Réouvèn (Ruben) et Shimon (Siméon). » (Genèse. 48:5 NEG)

    “Son père refusa, et dit : Je le sais, mon fils, je le sais ; lui (Ménashéh) aussi deviendra un peuple, lui aussi sera grand ; mais son frère cadet (Éphraïm) sera plus grand que lui, et sa postérité deviendra une multitude de nations. (Genèse 48:19 NEG)

    Dans l’ordre de la lecture des bénédictions de Yaaqov-Israël à ses fils (voir Genèse 49) il apparaît qu’Éphraïm et Ménashéh aient bénéficié de ces dernières avant les autres, et notoirement le premier en liste fut Éphraïm (voir Genèse 48).

    Nous ne pouvons éluder dans la question qui nous occupe : Qu’est qu’Éphraïm, qu’il est également enfant d’une grande figure messianique : Yossef. Éphraïm est en somme, ex-égyptien, sorti hors de l’Égypte, né d’une figure messianique, greffé comme premier-né sur Israël, lutteur d’El, par Israël-Yaaqov lui-même, recouvrant de fait le droit de citer en Israël comme prince.

    Que savons-nous encore d’Éphraïm ? Qu’il est promu à un retour en grâce, chargé d’émotion.

    « Voici, je les ramène du pays du septentrion, Je les rassemble des extrémités de la terre ( … ) C’est une grande multitude, qui revient ici. Ils viennent en pleurant, et je les conduis au milieu de leurs supplications ; je les mène vers des torrents d’eau, par un chemin uni où ils ne chancellent pas ; car je suis un père pour Israël, et Ephraïm est mon premier-né. » (Jérémie. 31:8-9 NEG)

    « Éphraïm est–il donc pour moi un fils chéri, un enfant qui fait mes délices ? Car plus je parle de lui, plus encore son souvenir est en moi ; aussi mes entrailles sont émues en sa faveur : J’aurai pitié de lui, dit Adonaï יחוח. » (Jérémie. 31:20 NEG)

    Bien qu’Éphraïm, non pas le fils de Yossef mais les 10 tribus du nord, ait abandonné D.ieu, D.ieu le Père s’émeut dans Ses entrailles pour lui ! Ce texte est déchirant d’amour et de miséricorde ... Halelou Yah !

    Si les faits et gestes des patriarches et du peuple d’Israël sont de véritables schémas prophétiques impliquant l’avenir, alors no tons encore ceci :

    Moshéh, qui conduisait Israël depuis la sortie d’Égypte, n’eut pas la permission de faire entrer le peuple en Éréts Israël. Cette tâche fut confiée à Yéhoshoua (Josué) fils de Noun prince d’Éphraïm. Yéhoshoua est la forme originale de « Yéshoua ».

    Remarque : Yéshoua est appelé « Roi des Juifs » épitaphe inscrite par Pilate sur la Croix. Yéhoshoua était « prince d’Éphraïm ». Yéhoshoua et Yéshoua sont deux mêmes noms. Ceci nous permet de dire que Yéshoua est roi de Juda et roi d’Éphraïm, c'est-à-dire roi du tout Israël, car c’est Lui qui rassemblera le tout Israël pour le faire entrer dans le Royaume qui vient.

     

    Yéhoudah (Juda)

    Qu’est-ce que Yéhoudah ? Un profil remarquable, car ce nom est constitué du Tétragramme יחוח ajouté d’un Daleth יחודח  Le nom divin reste attaché à Yéhoudah, même si ce dernier est éparpillé sur les 4 points cardinaux de la planète, ce que peut suggérer la lettre Daleth ד qui a la valeur numérique de 4. Yéhoudah d’où est issu, selon la chair, le Mashiah, fils de David. Yéhoudah de qui ne s’éloigne pas le sceptre de la royauté jusqu’au Shilo (l’envoyé).

    Yéhoudah, qui s’expose pour ses frères, qui ne fuit pas ses responsabilités, qui protège, qui marche en tête pour ouvrir le chemin dans les combats … 
    L’homme Yéhoudah connut un parcours volontairement solitaire où une de ses caractéristiques se dessinait. Genèse 38 nous rapporte qu’après l’épisode de la vente de Yossef, Yéhoudah vécut éloigné de ses frères comme le présage d’un avenir lointain. Yéhoudah est Israël mais il n’est pas avec les autres frères, après que Yossef fut trahi, il s’assume seul. Il épouse Choua, une Kananéenne, alors qu’il n’était pas sans ignorer que cela déplaisait fortement à ses aïeux Yitshaq (Isaac) et Rivqah (Rébecca).
    Yéhoudah fit entrer en Israël par cet effet des éléments hors de la famille génétique d’Avraham. Il se retrouve, à son corps défendant, le père d’enfants conçus avec sa belle-fille, Tamar, de qui sortiront les lignées royales.

    À la sortie d’Égypte et à l’entrée en terre promise, Kalev (Caleb) était un prince de la tribu de Yéhoudah (Nombres 13). Il fut l’un des deux survivants, avec Yéhoshoua prince d’Éphraïm, de toute la génération d’hommes de l’Exode (Nombres 14 :38). Le couple « Éphraïm-Juda » se profilait déjà se projetant même dans le Royaume, à cause de la foi de ces deux hommes. Toutefois Kalev, ce prince de la tribu de Yéhoudah n’était pas descendant biologique de Yaaqov, il était Kénisien, apparenté d’Édom et de Kénaan, intégré à la tribu de Yéhoudah. Il reçut une part excellente en Israël : la localité de Hévron où se situe le tombeau des patriarches à Makhpélah. Pourquoi ?

    Parce qu’il avait pleinement suivi la voie de יחוח le D.ieu d’Israël (voir Josué 14 :14).

    Routh (Ruth) la Moabite s’intégra aussi à Israël par la tribu de Yéhoudah. Elle fut l’aïeule de la lignée davidique jusqu’au Messie.

    Décidement, en ce qui concerne les grands noms de la tribu de Yéhoudah, D.ieu n’a pas opté pour la «spécificité génétique ». Par contre Il a introduit, adopté des « cœurs spécifiques », purs et entiers qui furent des héros de l’Histoire sacrée. N’est-il pas dit de David qu’il était un homme selon le « cœur de D.ieu » ?

    Pause

    Ces quelques considérations nous invitent à entrevoir des constantes subtiles de la « base d’Israël ».

    Une première constante se confirme par le désert. La populace, étrangère non israélite qui sortit avec Moshéh, que devient-elle ? A- t- elle généré une 14e ou 15e tribu ? A-t-elle constitué une assemblée (église) spécifique ? Non. Très rapidement elle s’intègre et se fond aux clans israélites. De telle sorte qu’à la sortie du désert il n’est plus question que de tribus d’Israël. Douze tribus, plus Lévy, face auxquelles Bilam le prophète des nations dit :
    « Qu’elles sont belles tes tentes, ô Yaaqov, tes demeures ô Israël ».

    L’Histoire de l’Israël biblique est faite de : sortir pour devenir. Mais devenir pourquoi, qui engage à quoi ? A suivre la voie de יחוח le D.ieu d’Israël, pour intégrer le camp des « lutteurs d’El » Isra-El.

    Exode. 12:31 : « Dans la nuit même, Pharaon appela Moshèh et Aharon, et leur dit : Levez vous, sortez du milieu de mon peuple, vous et les enfants d'Israël. Allez,servez Adonaï יחוח, comme vous l'avez dit. »

    Isai. 52:11 : « Partez, partez, sortez de là ! Ne touchez rien d'impur ! Sortez du milieu d'elle! Purifiez vous, vous qui portez les vases d’Adonaï יחוח ! »

    2 Corinthiens. 6:17 : « C'est pourquoi, sortez du milieu d'eux, et séparez vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. »

    Apocalypse. 18:4 : « Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. »

    Une seconde constante est :entrer dans l ’ Alliance .

    Nous ne percevons pas, à travers « l’appel à sortir et à devenir pour intégrer », une élection à caractère exclusif génétique, d’autant que l’Alliance actée au Sinaï le fut avec tout le peuple. Par contre, Adonaï יחוח est le bénisseur des descendances fidèles entrées dans l’Alliance. Il est aussi fidèle et ardent pour revisiter en son temps les générations déjà acquises à cause de la foi de leurs pères, mais devenues infidèles.

    Tous sont les bienvenus pour constituer l’Israël de D.ieu fondée en Avraham, Yitshaq, Yaaqov-Israël, aux conditions minimales requises :


    1) sortir du système du monde (imagé par Babylone, Haran, Égypte) c’est abandonner les valeurs directrices de ce monde de ténèbres.

     
    2) adhérer à l’Alliance faite avec Israël. Une Alliance est un pacte qui nous engage à respecter certaines valeurs ou règles … la Torah.

    Continuons notre développement. ■ 
     

     V- Greffe, regreffe, rétablissement, selon Romains 11

     Ce sujet a souvent été commenté. Nous ne reprendrons pas le basique de ce grand schéma. Nous n’en relèverons que des particularités qui intéressent notre étude, et nous renvoyons nos lecteurs à la lecture de Romains 11, pour bien replacer le texte dans la vision prophétique du rassemblement.

    « Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. Or, si quelques–unes des branches ont été arrachées, et si toi qui étais un olivier sauvage, as été enté au mi- lieu d’elles … Et eux aussi, s’ils ne persévèrent pas dans l’incrédulité, ils seront entés, car D.ieu est puissant pour les enter de nouveau… je ne veux pas, frères,que vous ignoriez ce mystère ci, afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux : c’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à Israël jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée ; et ainsi tout Israël sera sauvé ». (Romains. 11:16-27 DRB)

    Quelques précisions.

    Rassemblement des 12 tribus d'Israël   Blog Qehila (2ème partie)Un olivier sauvage est un végétal livré à lui-même. Il n’est pas conduit, il n’est ni soigné ni corrigé, ni nourri convenablement.

    L’olivier dit « franc » a bénéficié de soins. Sa bonne racine « sainte » lui a fourni de la bonne sève.

    Dans la démonstration de Romains 11, les métaphoriques branches naturelles, issues du tronc, instruites et nourries de bonnes choses, qui sont donc saintes, ont partiellement méprisé la sève de la nouvelle saison. Certaines branches naturelles ont donc été retranchées pour cause, est-il écrit, d’incrédulité, de non foi. Sous-entendons qu’il s’agit ici tant des Éphraïmites que des Juifs qui, d’une manière ou d’une autre, n’adhérent pas ou pas encore au Messie Yéshoua. Yéshoua est la racine de l’olivier, la racine d’Israël. Yéshoua qui a dit : « Avant qu’Avraham soit, Je suis » et « nul ne vient à Moi que si le Père ne l’attire » et « nul ne vient au Père que par Moi ».

    Est-ce définitif ? Non. Seulement jusqu’à ce que tous ceux des nations qui s’associeront à l’Israël de D.ieu soient entrés.

    Le verbe entrer nous interpelle. Entrer dans quoi ? Si nous nous laissons guider par la métaphore de l’olivier, nous disons : entrer dans le tronc d’Israël, greffer parmi les branches naturelles, et bénéficier pleinement de l’Alliance en Yéshoua.
    S’agit-il seulement d’une entrée au sens abstrait, c'est-à-dire entrée dans l’Alliance
    de l’unique adhérence de cœur ? Ou s’agit-il d’une entrée au sens plus large : c'est-à-dire dans l’Alliance du Mashiah, au titre d’Israël physique, et en temps opportuns jusqu’en terre d’Israël, selon la vision des prophètes ? Nous laisserons cette question à laquelle des textes vus précédemment peuvent répondre.

    Une greffe est une opération délicate qui demande un temps d’adaptation, on ne peut pas attendre d’un jeune greffon qu’il se comporte comme une branche naturelle restée attachée. C’est bien ce que Paul et les autres ont compris en n’exigeant pas des nouveaux convertis des nations de savoir instantanément appliquer la Torah de D.ieu, en Yéshoua, dans son entièreté. Car pour cela il faut du temps, les branches naturelles n’ayant pas su l’appliquer pour elles- mêmes avant la venue du Mashiah. Ce n’est pas pour autant que la Torah ne s’applique plus, comme l’affirment la plupart des églises pagano-chrétiennes. Ce n’est pas pour autant que les branches naturelles puissent continuer à pousser des bois hirsutes de tradition, qui n’ont rien dans le Mashiah et qui consomment inutilement de la sève en faisant de l’ombre aux branches fructifères. Mais le bon jardinier remédiera à tout cela …

    Ainsi tout l’Israël de D.ieu sera sauvée. Le tout Israël serait en somme, les branches naturelles restées sur le tronc, les branches naturelles retranchées mais regreffées et les branches sauvages rapportées. Cet ensemble s’appelant : Israël en Yéshoua.

    Israël -Lutteur d’El- par l’Alliance renouvelée dans le Mashiah. Autrement dit : Juda en Yéshoua, Éphraïm en Yéshoua, bien qu’amnésique assimilé aux nations, et les associés des nations en Yéshoua qui intègrent Israël par l’Alliance.

    Voilà par ailleurs ce que le Seigneur a demandé à Ses disciples :

    « Toute autorité m’a été donnée au ciel et sur terre. Allez en conséquence faire des disciples parmi les goyim, les immergeant dans le Nom du Père et du Fils et du souffle sacré. » (Marc. 28 :19) ce qui n’est pas le baptême d’eau … mais l’immersion, par l’instruction, dans la Parole,l’apprentissage de la Vérité.

    La méthode de l’annonce de la Bonne Nouvelle du Royaume consistait à sillonner toutes les nations à la recherche des enfants de Juda, d’Éphraïm et des associés des nations pour leur annoncer la proximité du Royaume, la nécessité d’adhérer à l’Alliance nouvelle annoncée par les prophètes et constituer l’assemblée de l’Israël de D.ieu en Yéshoua. Ce travail n’est pas terminé, il s’est même dénaturé pendant 2000 ans. Nous pouvons penser qu’aujourd’hui la démarche reprend de sa vigueur dans sa vision plus complète, qui ne se limite pas qu’au nécessaire salut individuel.

    Dans le modèle de « l’Olivier de Romains 11 » le critère de constitution de l’assemblée d’Israël est :

    1) Rejoindre l’Alliance d’Israël en Yéshoua. Que l’on soit de Juda, d’Éphraïm, de Gomer, de Koush, d’Ismaël, d’Édom, ou autres, y compris de « Palestine ».

    2) Observer les commandements de Yéshoua, qui sont les commandements de Son Père : la Torah. Non par formalisme ou religiosité, mais par le cœur. Le cœur qui est la véritable page d’Écriture de notre D.ieu.

    « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. » (Jean. 15:10 NEG)

    Encore une précision. Ainsi que le souligne le texte de Romains « ne vous enorgueillissez pas au dépens des branches naturelles…. ». La terre, les promesses, l’Histoire, etc.… appartiennent en premier lieu aux branches naturelles. Les branches rapportées et adoptées par Grâce bénéficient du même héritage. Usons de miséricorde et accueillons dans leur propre maison, avec amour et reconnaissance, ceux qui par leur éloignement, sou- vent vécu dans les douleurs voire l’horreur, ont permis la greffe de ceux qui n’avaient aucune espérance.

    Une pensée, un rêve

    L’olivier, quelle grande vision ! Ce ne serait plus 5 millions de Juifs de toutes tendances plus ou moins croyants, additionnés de musulmans et de pagano- chrétiens nicéens, mariaux et autres qui constitueraient Israël, mais des dizaines de millions de cœurs entiers, à la gloire de D.ieu le Père par Yéshoua leur Chef.

    Gardons en mémoire que cet olivier, très particulier, a planté sa racine en une terre particulière : Éréts Israël. Et tout cela vient de notre Père, יחוח D.ieu par Son Mashiah le Rassembleur des deux maisons d’Israël. Cette Israël là ne peut rester diffuse et devra paraître aux yeux de tous. ■

     

     VI- Conditions résumées et restrictions


    Selon notre présente lecture de la Parole, récapitulons et dressons un résumé des conditions qui répondent à la question : Qu’est-ce qu’Israël ? Ce qui suit ne s’impose pas en termes de « dogme » mais se veut être une lecture de sens, sans doute différente de l’ensemble des propositions religieuses en vigueur se réclamant de la Révélation biblique.

    Sortir du monde, de ses principes basés sur le mensonge et la vanité. Le monde et son mode de fonctionnement, dont les modèles de référence restent les fameuses : Babylone, Sodome, Égypte, et toutes leurs filles antiques et modernes, c'est-à-dire tous systèmes religieux, économique, idéologique, politique, qui leur ressemblent.

    Adhérer à l ’ Alliance nouvelle en Yéshoua actée au Golgoltha, et intégrer Israël, au moins du cœur, ou plus, selon le vouloir de D.ieu pour chacun.

    Adhérer à la Torah : servir le Père. Observer les commandements de D.ieu qui sont ceux de Yéshoua. Yéshoua qui est la Torah vivante.

    Témoigner de Yéshoua : le témoignage de Yéshoua qui est le Souffle de la prophétie. Être alors pleinement Israël - Lutteur d’El. Annoncer par le même Souffle, la Bonne Nouvelle du Royaume qui vient bientôt, selon la vision prophétique de la Parole de Vérité.

    Se laisser conduire par Celui qui est le rassembleur de Son Peuple, et qui le mènera jusqu’au Royaume pour en prendre possession.

    Ces synthétiques considérations semblent simples mais néanmoins elles sont exigeantes. Que personne, qui aspire servir D.ieu, ne pense en être dispensé. Ne nous abusons pas et pour être clairs, quitte à ébranler les convictions, nous devons déclarer dans la plus grande humilité que nous ne sommes pas meilleurs que nos pères et que nous ne jugeons personne car le jugement appartient au Fils.

    Dans ce qui suit nous ne faisons pas de confusion entre les dogmes et les organisations qui les portent d’une part, et les hommes et les femmes qui pour des raisons de destin personnel y participent d’autre part, car D.ieu connait Ses enfants pour les sortir de tous les milieux.

    Nous constatons pour éveiller ou pour alerter que : les églises pagano-chrétiennes, trinitaires et dominicales voire mariales etc. … ne sont pas l’Israël, ni l’Éphraïm de D.ieu. On ne peut se dire du Fils, et rem- plis du « Saint-Esprit » et rejeter les commandements du Père ou usurper ou rejeter ou ignorer le peuple naturel d’Israël. C’est un non sens. On ne peut pas d’avantage dire servir D.ieu à travers tout un enchevêtrement de traditions dogmatiques, pagano- religieuses ajoutant ou retranchant à la Parole, en contredit des textes eux- mêmes.

    « Ce ne sont pas ceux qui disent Seigneur, Seigneur ! Mais seulement ceux qui accomplissent la volonté… »

    De même, la synagogue qui rejette Yéshoua n’est pas la Juda de l’olivier, au moins pas pour l’instant. Car si la masse est sainte, elle est néanmoins coupée de sa racine en refusant Yéshoua. Car si la prime Alliance est sainte, elle demeure imparfaite. Son accomplissement, c'est-à-dire sa perfection, se réalise en Yéshoua, dans l’Alliance nouvelle qui induit le sacerdoce nouveau. On ne peut pas davantage, et  pour des causes analogues aux chrétiens, adhérer aux traditions ajoutées à la Torah qui dénaturent cette dernière. Le Seigneur a été Lui-même très incisif et sans complaisance sur le sujet.

    Non, assurément, la Qéhiyllah de Yéshoua, assemblée de l’Israël de D.ieu n’est pas un mixage, ou un arrange- ment de la synagogue sans Yéshoua et des églises pagano-chrétiennes hors Torah ! Elle est faite de ceux  "qui gardent les commandements d’Élohim et qui portent le témoignage de Yéshoua. " (Apocalypse. 12 :17)


    Ces lignes sont sans doute dures, irrecevables pour plusieurs, nous en sommes conscients. Toutefois les temps sont vraiment avancés. La grande moisson se prépare … Prions le Père pour qu’Il envoie des ouvriers aguerris dans Sa moisson. Et consolons-nous en sachant que le Seigneur récupérera tous les Siens, sans en oublier un seul, même si ceux-ci, descendants d’Éphraïm étaient parmi les pashtounes devenus Talibans … La repentance à travers la Bonne Nouvelle qui sera annoncée au monde entier fera son effet. Même si les descendants d’Éphraïm sont digérés par les nations, D.ieu qui sait faire la différence entre des premiers-nés et des cadets, comme dans l’épisode des plaies d’Égypte. Il sait aussi reconnaître ceux qui sont les brebis perdues d’Israël, qu’Il appelle sous le sang de l’Agneau. Croyons- nous cela ? Car si ce n’est pas le cas, alors comment pourrait-on faire la différence entre les enfants de la Grâce et les autres ? Y a-t-il d’ailleurs quelque chose d’impossible à D.ieu ? ■

     

    VII- Apocalypse et le témoignage

     « Yéshoua leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.” »(Matthieu. 19:28 NEG)

    Ces paroles sont celles du Seigneur à ceux qui l’ont suivi, Ses apôtres. Il donne, par promesse, la vision de « gestion » du futur Royaume, en termes toujours constants de douze tribus d’Israël.

    Voici donc la Qéhiyllah – Ékklêsia- Église- du Mashiah : C’est les douze tribus d’Israël réunies gérées par les apôtres du Mashiah Yéshoua, leur Roi. Et à cet endroit, s’il fallait répondre à la question : mais que de- vient l’église dans tout cela ? Il n’y a pas d’église en dehors d’Israël. L’église séparée d’Israël n’est pas l’église, c’est une religion issue des nations. Une religion qui « ressemble » par usurpation à Israël, mais qui est en réalité un veau d’or, un culte qui brise l’Alliance.

    Prouvons notre propos avec Yohanan (Jean), l’auteur de l’Apocalypse.

    A trois reprises Jean désigne les combattants et vainqueurs de la bête sous les critères de :

    « ceux qui gardent les commandements d’Élohim ET qui portent le témoignage de Yéshoua. » (Apocalypse. 12 :17)

    « Là est l’endurance des consacrés, les gardiens des mitsvoth (commandements) d’Élohim ET de l’adhésion en Yéshoua.» (Apocalypse. 14:12 NEG)

    « Ils chantent le cantique de Moshéh le serviteur d’Élohim ET le cantique de l’Agneau (Apocalypse. 15:3 NEG)

    Enfin, Jean nous décrit la Jérusalem céleste qui descend des cieux, sous forme symbolique peut-être, parce que difficilement descriptible, mais dont les éléments constitutifs sont explicites.

    « Il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu … Elle avait une grande et haute mu- raille. Elle avait douze portes, et sur les portes douze anges, et des noms écrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël …. La muraille de la ville avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l’Agneau. » (Apocalypse. 21:10-14 NEG)

    Cette Jérusalem, l’épouse du verset 9, où seul entrent les inscrits dans le livre de l’Agneau (verset 27) possède une muraille très haute dont les fondements sont les 12 apôtres, les 12 de Yéshoua, qui veillent sur les 12 tribus.

    Pour entrer dans la ville il y a des portes, passages obligés et gardés, qui sont les 12 tribus d’Israël. Il n’y a pas d’autre chemin :

    Israël par la Nouvelle Alliance, car il y a un seul troupeau et un seul Berger. ■

    *****

    “Voici, les jours viennent, dit יחוח, où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle.” (Jérémie. 31:31 NEG)

     


    VIII- Pour conclure

    “Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier.” (Psaumes. 119:105 Darby)


    Dans cette dernière partie de notre exposé, nous ferons le bilan provisoire de nos investigations. Provisoire, car nous n’avons pas la prétention, ni même l’ambition de pouvoir tout dire sur ce vaste sujet prophétique qui se précisera au fil de sa réalisation.

    Notre propos s’est limité à attirer l’attention de nos lecteurs, en empruntant humblement les « anciens sentiers » pour relire la Parole selon le Souffle de la prophétie qui est en Elle. Cela consiste à laisser émerger naturellement de la Parole les vérités négligées, défigurées ou enfouies par deux millénaires de confusion. Notre époque exceptionnelle se caractérise par une réactivation prophétique et s’accompagne nécessaire- ment d’une réévaluation de l’interprétation de la prophétie. Nous estimons que cela vient du Père car, si les ténèbres augmentent pour le monde, simultanément le Seigneur envoie Sa lumière à Ses serviteurs. Réhabiliter le bon sens des Écritures fait aussi partie du combat pour la Vérité, combat de notre temps, combat - D.ieu merci - auquel sont attelés d’autres frères-serviteurs qui élèvent leurs voix depuis d’autres pays et continents.

    Nous rendons grâce à notre D.ieu qu’IL lève ainsi partout Ses enfants, témoins amoureux de Sa Vérité.

    Avant de refermer momentanément ce dossier, dans lequel nous avons pris la précaution de ne présenter que les « faits » de textes ou d’Histoire pour en ex- traire le sens, nous pensons devoir y associer un élément de projection prophétique et oser y évoquer un grand symbole messianique. Ceci servira de conclusion qui, nous l’espérons, restera un sujet de réflexion et surtout de ferme engagement dans le champ du Seigneur, celui du Souffle de Vérité.

    “ Car le témoignage de Yéshoua est le Souffle de la prophétie.” (Apocalypse. 19:10)

     

    La vision d’Ézéchiel, une projection de la prophétie

    La vision de la vallée des os secs, relatée en Ézéchiel 37 :1-14, intéresse toute la
    maison d’Israël : Éphraïm et Juda. La vision se répartie en deux phases : la première phase de rassemblement est de nature « organique inerte » car les corps ainsi reconstitués ne vivent pas ! Nous comprenons bien la métaphore de la vision : à ce moment la maison d’Israël est dénuée de vie spirituelle. Cette vie spirituelle ne s’acquiert que dans une pleine adhésion et communion à la présence d’Élohim.

    Cette première phase de la prophétie se réalise de nos jours, sous nos yeux, mal- gré les objections incrédules de certains ; malgré aussi la nature et l’image controversée que l’Israël organique offre aujourd’hui au monde. Il n’en demeure pas moins que Juifs de retour à Sion, éphraïmites génétiques du Kashmir et d’autres endroits qui accomplissent l’aliyah, sans oublier un petit nombre de Juifs et de gentils « brebis scellées en Yéshoua » qui intègrent physiquement l’État d’Israël … « tous ceux-là » réalisent peu ou prou la première partie de la prophétie.

    Nous pourrions discuter longuement sur la légitimité et la recevabilité de ces initiatives. Nous pourrions dire : cet Israël là n’a rien à voir avec l’Israël de D.ieu … Nous n’avons pas à juger la prophétie mais à l’accompagner. Soit ! L’Israël nominative n’est pas sans défaut … Soit ! Un corps non animé peut en- core se corrompre … C’est pour cela que nous espérons la seconde phase de la Prophétie. Souvenons-nous toutefois, que le simple fait de porter le nom d’Israël, saint ou pas saint, attire les foudres de l’ennemi. C’est pourquoi, nous avons à soutenir sans faille, mais sans compromis, avec beaucoup d’amour et d’ardeur, le peuple auquel nous appartenons de fait par la greffe en l’Alliance de son Roi : Yéshoua.

    Dans la seconde phase de la vision, le Souffle pénètre les corps inanimés ; ils se tiennent debout, cette fois-ci bien vivants. Que s’est-il passé ? Le prophète a parlé… le Souffle divin les a pénétrés et ils reprennent vie.
    Puis le prophète prophétise au peuple …

    “Et il me dit, fils d’homme, ces os sont toute la maison d’Israël. Voici, ils disent, nos os sont desséchés, et notre attente a péri ; nous sommes retranchés ! C’est pourquoi prophétise, et dis leur, ainsi dit le Seigneur, יחוח, Voici, j’ouvrirai vos sépulcres, et je vous ferai monter hors de vos sé- pulcres, mon peuple, et je vous amènerai dans la terre d’Israël. Et vous saurez que je suis יחוח, quand j’aurai ouvert vos sépulcres, et que je vous aurai fait monter hors de vos sépulcres, mon peuple. Et je mettrai mon Esprit en vous, et vous vivrez, et je vous placerai sur votre terre ; et vous saurez que c’est moi, יחוח, qui ai parlé et qui l’ai fait, dit יחוח.” (Ezechiel. 37:11-14 Darby)


    Que de choses dans ces quatre versets !

    Notons la double action du prophète qui parle au Souffle puis qui parle au peuple … Projetons cette action dans le temps. Les témoins du Seigneur, qui vivront la réalisation prophétique du rassemblement d’Israël, accompagneront la prophétie et donneront corps à la prophétie. Ils intercèdent en milieu céleste et ils annoncent au peuple la bonne nouvelle du Royaume (retour).

    Nous pourrions penser que l’appel fait à Ézéchiel en ces termes : « Prophétise, fils d’homme … » est en lui- même un ordre prophétique qui s’adresse aux lointains et futurs compagnons d’Ézéchiel, qui ne sont autres que les fils d’hommes serviteurs de D.ieu de notre époque. Puisse cette pensée nous interpeller sur notre vocation et notre responsabilité …

    Notons que le Seigneur ouvre les sépulcres, fait monter Son peuple hors des sépulcres et amène Son peuple sur la terre d’Israël. Son Souffle résidera en Son peuple, et le peuple saura que c’est יחוח qui a parlé et fait …

    « Je vous ferai sortir de vos sépulcres ». Nous pourrions dire que le style de la prophétie est ici purement métaphorique, en entendant le mot sépulcre au sens figuré comme une mort, la mort de l’exil, de la dispersion, de l’éloignement de D.ieu, mort du retranchement par la rupture de l’Alliance. Mais nous avons ici plus qu’une métaphore, car l’objet à terme de la prophétie plonge jusque dans la vie éternelle.

    Un tel rétablissement, une telle « RÉ-UNION » de D.ieu, du peuple et de la terre, qui s’assimile bien à une résurrection, n’est-ce pas le résultat de la miséricorde divine qui se concrétise par une ré-alliance … Une nouvelle Alliance … La Nouvelle Alliance ? C’est bien ce que nous explique la suite du texte d’Ézéchiel, lorsqu’il qu’il évoque l’union des deux bois d’Éphraïm et de Juda. « Alors Je conclurai avec eux une Alliance de paix, et il y aura une Alliance éternelle avec eux… » (Ezéchiel. 37 :26) ■

    Simple rappel

    Nous savons que le Royaume d’Israël fut « rompu » en deux parties, comme se rompt une alliance. Et Élohim dit : « cela vient de Moi ». Il est clair que la séparation d’Israël en deux entités, qui tour à tour connurent l’exil, fut une malédiction.

    Lorsque le peuple de Juda vivait les premières années de déportation à Babylone, Ézéchiel le prophète annonçait le retour d’Éphraïm et de Juda en terre d’Israël. De manière imagée mais explicite, il tenait en main deux pièces de bois réunies, sur lesquelles il inscrivait :
    « Pour Yéhoudah et pour les bénéy Israël ses associés » … « Pour Yossef, bois d’Éphraïm, et toute la maison d’Israël ses associés » (Ezéchiel. 37 :15-28).


    Nous voulons encore noter qu’Ézéchiel n’eut pas à écrire sur de la pierre ou du parchemin ou du métal, mais sur deux pièces de bois. Le bois est connoté de malédiction lorsqu’un corps y est pendu « maudit est le pendu au bois » (Galates. 3 :13).

    Résumons les éléments évoqués : Israël, Éphraïm et Juda. Une prophétie. Un rassemblement. Une résurrection. La vie en D.ieu. Deux pièces de bois. La terre d’Israël. Une nouvelle Alliance éternelle. Si nous ne discernons pas encore ce que cela sous entend, allons directement au but.

    La croix de l’Alliance,la figure messianique

    Il existe de multiples façons de réunir deux pièces de bois. Toutefois, sans n’en évincer aucune, nous nous concentrons sur le seul assemblage qui s’impose par sa dimension messianique et sa centralité universelle : la croix de Yéshoua.

    La croix de Golgoltha : scandale pour les uns, folie pour les autres. Ces qualificatifs sont toujours en vigueur. L’objet qui servit à l’élévation du Fils devint malencontreusement prétexte d’adoration idolâtre pour certains ou sujet d’abjection à ne pas même représenter pour d’autres.
    Pouvons-nous toutefois ignorer la réalité ? Bien en- tendu la croix fut l’instrument de supplice de Yéshoua … Mais pour qui a- t-Il souffert ? A cause de qui a-t-Il souffert ? Sur qui et sur quoi Son sang devait-il être versé pour lever la malédiction ? Sinon sur ceux qui étaient voués à la malédiction, et sur la représentation de la malédiction : le bois.

    Pour améliorer notre conclusion, examinons deux points intimement liés : le pardon et l’Alliance.

    Il est écrit que « sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. » (Hébreux. 9:22 Nouvelle Edition de Genève).

    Nous savons que le sang de l’Agneau à la Croix c’est le pardon, la remise des fautes, la rançon, au caractère définitif …

    Pourquoi du sang ? “Car la vie de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il serve d’expiation pour vos êtres, car c’est par la vie que le sang fait l’expiation.” (Lévitique.7:11)

    C’est pourquoi le sang du Messie d’Élohim a coulé pour conférer la vie à ceux qui l’avaient perdue à cause de la transgression. La vie recouvre ainsi la mort.

    Comment, dans la révélation biblique, une Alliance est-elle actée ? Par le sang. Les animaux ont ainsi servi à sceller les pactes. Nous voyons cela de Havel (Abel), en passant par Noah (Noé), Avraham (Abraham) et Moshéh (Moïse) … jusqu’à la Nouvelle Alliance.

    Ladite « première Alliance », contractée avec le tout Israël, fut réalisée au pied du Sinaï. Exode 24 :4-8 nous relate le déroulement de l’Alliance : le sang des animaux est répandu pour moitié sur l’autel (terre ou pierres brutes) et l’autre moitié sur le peuple.

    Comment se déroula l’acte de la Nouvelle Alliance ? Le sang de Yéshoua, Agneau d’Élohim, coula de Ses poignets sur le linteau, de Ses pieds sur le pieu, de Son sein jusqu’en terre …

    Quelle relation y-a-t’il entre les scénarii de ces deux Alliances ? Le sang est répandu sur la terre, car l’Alliance inclut la terre, soit. Le sang est aussi répandu sur les Israélites … C’est à cet endroit que nous osons l’interprétation messianique prophétisée par Ézéchiel : C’est sur deux pièces de bois ajustées l’une à l’autre que l’Agneau d’Élohim fut sacrifié et que Son sang se répandit. La forme du poteau du supplice n’est en somme pas un caprice du monde romain, ni un hasard, mais une nécessité symbolique de la prophétie divine.
    Ces deux pièces de bois unies représentent le « tout Israël », l’une pour Éphraïm, l’autre pour Juda. Ces deux pièces de bois sont réunies au Golgoltha par un assemblage en forme de croix. La RE-UNION solide du tout Israël est ainsi actée au Golgoltha par la présence même de son Roi sur la Croix, par la Nouvelle Alliance en son sang, qui impose sa victoire par son pouvoir d’union et de vie.

     Golgoltha est donc l’acte décisif de la résurrection du tout Juda avec Éphraïm et associés, devenus en réalité  et en puissance ISRA-EL. Ainsi tout Israël sera sauvé. C’est tout un peuple vivant qui se révèlera au monde, vivant de la présence de son Roi et de son D.ieu, sans tache ni ride, glorieux. Ceci ne peut se réaliser qu’en Yéshoua. Il n’y a pas d’autre Chemin, pas d’autre Vérité, pas d’autre puissance de Vie.

    Rassemblement des 12 tribus d'Israël   Blog Tehila (2ème partie)Ainsi, le Mashiah d’Élohim, Yéshoua, issu du seul vrai D.ieu, accomplit toute la Parole, sacerdoce et prophétie. Il est l’accomplissement, la plus haute puissance et la plénitude du développement de la Torah. Il est la Torah vivante. C’est Lui la pierre de fondement sur laquelle TOUT l’édifice se construit.
    Il est Celui qui rassemble, qui unit, Lui le Rassembleur d’Israël, et le Sauveur de tous les hommes. Car si par son sacrifice Il a renouvelé et transcendé en puissance l’Alliance de l’Israël de D.ieu, Il a aussi vaincu la mort et les pouvoirs destructeurs au profit du salut d’un plus grand nombre.

    “et les réconcilier avec D.ieu l’un et l’autre en un seul corps, par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.” (Ephésiens. 2:16 NEG)

    La prophétie d’Ézéchiel s’est initialisée dès Golgoltha ; seule la patience de D.ieu a temporisé sa pleine réalisation en attendant que la totalité des Juifs, éphraïmites et goyim soit entrée.■

    Alors Tout ISRA-EL sera sauvé. Halelou-Yah, Amen.

      


    Épilogue de mise au point

     Israël et-ou Église ?

    Avertissement : Bien que le terme français, église, renferme des définitions ambigües, nous l’utiliserons dans ce chapitre pour approcher sa meilleure signification

    Jusqu’à là, nous avons dressé le tableau sur le sujet « Éphraïm et Juda, le rassemblement des douze tribus ». Une des conclusions, qu’il faut encore valoriser, est qu’il n’y a pas de prescription dans la vision divine de notre Bible, pour que deux Alliances évoluent simultanément et distincte- ment l’une de l’autre. Il n’y a donc pas d’élément déterminant qui milite en faveur du clivage : « Israël et sa religion » d’une part, et l’« Église et sa religion » par ailleurs ! Ces deux propositions bien distinctes, voire concurrentes, ne sont que le résultat historique de décisions humaines séparatistes, elles sont artificielles. Malheureusement depuis plus de 17 siècles, ce statu quo a très profondément imprégné nos schémas de pensées, nos références et nos définitions. Et ce n’est pas le ravaudage œcuménique, ni aucune instance humaine qui assurera à partir de ces modèles, la restauration de l’unité voulue de D.ieu.

    Nous avons besoin de réaliser un travail impérieux, ce- lui de revenir aux bases de l’Écriture sainte, par amour de la Vérité, en faisant table rase de nos acquis « douteux », en demandant pour cela au Seigneur l’assistance de Son Souffle de Vérité (Esprit saint). Faisons œuvre de réhabilitation de la Vérité initiale, pour préparer et attendre que le Seigneur rassemble Lui- même tous ses fidèles de son assemblée : Juda et associés, Ephraïm et associés: juifs et non-juifs, hébreux et non hébreux, car tous seront alors Isra-EL, Lutteurs d’EL, Épouse guerrière sans tache ni ride…


    Sentiment de dépossession, dilemme

    Lorsque cela est ainsi dit, beaucoup d’amis des nations, bien enracinés dans la foi de leur assemblée chrétienne des nations, conscients de la nécessité de l’unité … peuvent toutefois objecter : « Mais que de- vient l’Église, si Israël est TOUT ? C’est l’Église qui est l’Épouse, Israël ce n’est pas la même chose ! ». Cette réaction, significative d’un acquis théologique chrétien, traduit l’inquiétude bien humaine du sentiment de dépossession. Sentiment analogue à celui d’Ésaü après la perte de son droit d’ainesse, sentiment aussi d’Ismaël à l’égard d’Isaac. Sentiment qui s’exprime toujours lorsque les idées ad- mises comme « base inébranlable » se trouvent bouleversées par une vérité jusqu’alors insuffisamment explorée, incomprise … Ce sentiment est d’autant plus inconfortable que les amis, ainsi troublés, prolongent naturellement la logique du discours, en pensant : « Donc l’Église, ou toutefois l’image de l’Église selon l’enseignement que j’en ai reçu, pourrait être faussée ! Elle pourrait ne pas être comme je la conçois … ». La réponse est : Oui, c’est possible.

    Bien humblement, que ce soit sur ce sujet ou sur un autre, nous en sommes tous au même point, car nous ne connaissons qu’en partie. Que le Seigneur nous vienne en aide !

    Si l’Unité de la « Sainte Assemblée de Yéshoua », alias église, n’est pas convenablement définie dans nos intelligences et nos cœurs, selon les critères divins et non selon les nôtres, alors nous ne serons pas en capacité de concevoir, ni de vivre la vérité de l’Unité . Dans ce cas, nous risquons même de ne pas pouvoir intercéder en vérité pour sa réalisation … et peut-être de nous engager sur un champ de bataille où nous n’avons pas été appelés, en livrant une guerre inopportune qui n’est pas celle de D.ieu.

    Quelques bases à revoir

    Quelles sont aujourd’hui les définitions résiduelles aux- quelles se réfère le plus grand nombre sur les notions de : Israël ; Église ?

    Israël : Souvent réduit à l’Israël organique, il serait la nation peuplée majoritaire- ment de Juifs dont la religion représentative est le judaïsme. Pour les chrétiens le judaïsme est une religion obsolète qui a perdu sa légitimité. S’ils veulent être sauvés, les Juifs n’ont pas d’autre choix que de se convertir au christianisme (plus de 3300 dénominations différentes). L’Etat d’Israël est généralement perçu comme une réalisation purement politique, sans relation prophétique. Une majorité de chrétiens ignore Israël ou s’y oppose par humanisme, voire par antisémitisme.

    Église : Elle serait l’ensemble du « Corps de Christ » ou chrétiens toutes confessions confondues. Majoritairement formatée par des conciles, dont les décisions deviennent orthodoxie, elle est essentielle- ment composée de non-

    Juifs et demeure foncière- ment dans les nations. Certains chrétiens estiment qu’il existe une différence entre ceux qui auraient le Saint Esprit et ceux qui ne l’auraient pas. Pour les Juifs, le christianisme est une idolâtrie païenne qui s’est emparé de la religion d’Israël, mais qui n’a aucune légitimité en termes d’alliance. Le christianisme est assimilé à « Édom » c'est-à-dire à ceux qui usurpent l’héritage. Des Juifs zélés se font un devoir de sauver leurs frères juifs qui se sont laissé séduire par le christianisme.

    Cette très réductrice et superficielle synthèse est le résultat de deux mille ans de théologie, autant juive que chrétienne. Dans ce cadre, nous ne pouvons que déplorer la dangerosité de la théologie du remplacement, qui a décrété que l’Église (comprenons dans ce cas les pagano-chrétiens) rem- plaçait et devenait l’Israël spirituelle, épouse du Christ ! Cette déclaration, subtile, très ambiguë, sème la confusion, car effectivement Israël est Épouse et Église du Mashiah. Lorsque le mensonge utilise les mêmes mots que la vérité, il est très difficile d’y voir clair … Cherchons l’erreur, ou plutôt cherchons la vérité dans la Parole. Qui est Épouse ? Qui est Église ? Cette question est importante, car elle est une clé pour une vision plus claire.

    Nous disons que le concept historique qui s’impose aujourd’hui, et qui sépare
    « Israël » et « Église », n’existait pas à l’époque de Yéshoua et de Ses premiers disciples. Pour sortir de cette distorsion, nous devons nous immerger dans la réalité de la révélation. Nous devons globalement revenir à la pensée initiale, celle pour laquelle les deux Shavouoth-Pentecôte du « Sinaï » et de « Jérusalem » sont unanimes.

    Origine

    Quand et où est née l’Église ? A cette question, une forte majorité de chrétiens répondra : à Pentecôte, à Jérusalem, voir Actes 2. Nous ne démentirons pas immédiatement ce leitmotiv, à la précision toutefois d’une autre question : A qui s’adresse Pierre en ce jour de Shavouoth- Pentecôte à Jérusalem ? Qui se retrouve massive- ment au bénéfice de l’effet du Souffle de Sanctification ?

    Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel … Parthes, Mèdes, Élamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l’Asie, la Phrygie, la Pamphylie, l’Égypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes.” (Actes. 2:5-10 NEG)

    Shavouoth-Pentecôte est une fête à pèlerinage. Il est évident que seuls les adorateurs du D.ieu d’Israël יחוח faisaient le déplacement ! Il n’y avait que des hommes pieux juifs et prosélytes. 
    Puisse ce fait interroger ceux qui dénient toute légitimité israélite. Les païens des nations n’étaient pas encore là ! Ils ne sont venus que quelques années plus tard se greffer sur le tronc Israël, où des branches naturelles étaient déjà regreffées. Et si plusieurs insistent sur la notion de « Église des nations ou pagano- chrétienne » qu’ils constatent donc qu’ils n’avaient aucun représentant exclusif à ce Shavouoth-Pentecôte. S’il fallait une date anniversaire de naissance à l’ Église des nations » ce serait l’an 325, au concile de Nicée sous l’égide de l’Empereur Constantin, adorateur de Mithra, idole solaire.

    Il n’y a pas d’« Église des nations » c’est un non sens. Mais il y a des églises disséminées, semées parmi les nations comme la semence d’Éphraïm, ce qui est foncièrement différent. Ces églises constituées d’individus ont pour destinée absolue d’être greffées sur Israël, donc en Yéshoua, et de s’identifier au peuple auquel elles appartiennent par nature ou adoption. Continuer à dire par habitude qu’il y a une église pagano- chrétienne et une autre judéo-chrétienne, c’est confirmer la différence entre une foi qui serait juive et une autre qui serait païenne ! En effet il y a un seul D.ieu, un seul Seigneur, une seule Foi, un seul peuple, une seule révélation. La seule différence acceptable est que les uns parlent français, les autres anglais, d’autres hébreu, arabe, etc. Mais ce handicap n’est pas insoluble pour notre Seigneur !

    Rappel de l’origine
    Dans le livre des Actes des envoyés, le chapitre 7 relate le discours d’Etienne. Ce discours argumente toute l’Histoire d’Israël depuis Abraham jusqu’à ce temps- là, c'est-à-dire quelques mois après Shavouoth- Pentecôte. Etienne expose que tout ce qu’Israël avait vécu trouvait une apothéose avec le Messie Yéshoua, Fils de D.ieu. Et en substance pour le sujet qui nous intéresse il dira :
    C’est ce Moïse qui dit aux fils d’Israël : D.ieu vous suscitera d’entre vos frères un
    prophète comme moi. C’est lui qui, lors de l ’ assemblée au désert, étant avec l’ange qui lui parlait sur la montagne de Sinaï et avec nos pères, reçut des paroles vivantes, pour nous les donner.” (Actes. 7:37-38 )
     

    Le corollaire de cette citation étant :

    « יחוח me donna les deux tables de pierre écrites du doigt de D.ieu, et contenant
    toutes les paroles que יחוח vous avait dites sur la montagne, du milieu du feu, le jour de l’assemblée.” (Deutéronome. 9:10 NEG)

    Assemblée au Sinaï … quelle était cette assemblée? C’était l’assemblée des 12 tribus augmentée des étrangers adoptés qui les avaient suivis au désert, D.ieu les avait fait sortir du monde de l’Égypte. Ils formaient la congrégation, la communauté, l’assemblée, l’église d’Israël. Ce jour de l’assemblée au désert fut le jour de Shavouoth- Pentecôte, jour de l’Alliance, jour du don de la Torah, mais aussi 1500 ans plus tard, jour du don du Rouah haQodesh (Souffle de sanctification) à Jérusalem.

    Entre ces deux « Shavouoth », celui du Sinaï et celui de Jérusalem, la boucle se referme. La sainte assemblée est toujours présente, c’est bien celle d’Israël. Cette assemblée, alias église, est « née » au Sinaï, et se trouve reconfirmée à Jérusalem. Nous reviendrons sur ce point capital.

    Remarque sur la terminologie :

    יום הגהל [yom haqahal] signi- fie : jour de l’assemblée.
    -En hébreu le terme Qahal est utilisé pour « assemblée » « peuple » il est similaire à  Qéhiyllah, mot utilisé  pour désigner  l’ « assemblée de Yéshoua" ou "communauté"

    -En grec le terme ekklesia [Ékklêsia] signifie assemblée, dont la sémantique est : appelé hors de. Ce terme fut malencontreusement rendu par : église, dans la majorité de nos traductions. Il est aussi malencontreux que ce même mot soit traduit par le même traducteur tantôt par église, et parfois par assemblée, créant ainsi une distinction là où les textes n’en font pas.

      

     Résumons : Assemblée ; Communauté ; Église ; Congrégation ; Qahal ; Qéhiyllah ; Ékklêsia … Tous ces termes sont similaires. Nous avons toutefois mythifié le terme Église, en lui prêtant des attributs excessifs, pour en « fabriquer» une particularité, une définition différente de sa définition initiale.

    Les deux mots d’origine que sont l’hébreu Qahal et le grec Ékklêsia ont la même connotation, qui est : l’ensemble ou l’assemblée de ceux qui sont appelés hors de … hors d’Égypte, hors du monde, ce qui revient au même. Tout autre attribut devient superfétatoire.

    Appelé hors de. Pourquoi ?

    “Car tu es un peuple saint pour יחוח, ton D.ieu ; יחוחton D.ieu t’a choisi, pour que tu sois un peuple qui lui appartienne entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre.” (Deutéronome. 7:6)

    Un peuple appelé à sortir d’Égypte, à sortir du monde, pour devenir un peuple spécial, formé sur d’autres principes que ceux des nations, un peuple de mis à part, selon la signification du mot « qadosh » : sanctifié, sacré, saint, mis à part.

    Mis à part, pourquoi ? Pour déployer l’ordre divin du Royaume d’Israël sur terre, pour conduire toutes les nations et la création à la rédemption. Remarquons comment l’ « église » mondaine veut toujours s’approprier cette mission par contrefaçon, en se poli- tisant, en se livrant aux grands de ce monde, selon l’image de la « prostituée » d’Apocalypse.

    L’Épouse répudiée ?

    Ainsi parle Adonaï יחוח : Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune, De ton affection lorsque tu étais fiancée, Quand tu me suivais au désert, Dans une terre in- culte. Israël était consacrée à Adonaï יחוח, elle était les prémices de son revenu ; Tous ceux qui en mangeaient se rendaient coupables, Et le malheur fondait sur eux, dit Adonaï יחוח.” (Jérémie. 2:2-3)

    Qui est cette fiancée, consacrée à son Élohim ? Il s’agit d’Israël, celle du désert. Nous entendons dire : oui, mais Israël a fauté, elle est donc répudiée, c’est le peuple « chrétien » qui a pris sa place.

    “Ainsi dit Adonaï יחוח : Où est l’acte de rupture de votre mère, que J’ai renvoyée? Ou bien, auquel de mes créanciers vous ai–je vendus ? Voici, par vos torts vous avez été vendus, par vos carences votre mère a été renvoyée.” (Isaï. 50:1 Chouraqui)

    Si Israël a délaissé son D.ieu, il n’en demeure pas moins que D.ieu ne l’a pas répudiée ! Sinon, dit-Il, montrez Moi l’acte de divorce ! Il n’y en a pas. Israël est toujours Épouse. Et notre D.ieu n’a pas plusieurs épouses.

    Oui ton époux, ton créateur : Adonaï יחוח des armées son nom ; ton racheteur, Le Sacré d’Israël : est crié l’Élohim de toute la terre ; Oui comme une femme abandonnée au souffle de peine, Adonaï חוח t’a appelée, la femme de la jeunesse serait-elle rejetée ? Dit ton Élohim. Un petit instant je t’avais abandonnée, (Isaî. 54:5-7 Choura- qui) avec de grandes compassions je te rassemblerai ”

    N’avons-nous pas affaire ici à une histoire de tendresse, d’amour ? Soit ! L’épouse ne fut pas fidèle, elle s’est retirée de son Époux. Elle a péché, et son Époux qui est un grand Roi lui reste fidèle, car Il est Le Fidèle. Il est justice, Il ne laissera donc pas l’infidélité sans correction, mais Il pardonnera. Il aime toujours son épouse.

    “De loin Adonaï יחוח se montre à moi : Je t’aime d’un amour éternel ; C’est pourquoi je te conserve ma bonté. Je te rétablirai encore, et tu seras rétablie, Vierge d’Israël ! Tu auras encore tes tambourins pour parure, Et tu sortiras au mi- lieu des danses joyeuses.” (Jérémie. 31:3-4 NEG)

    Est-ce le discours qu’un homme tiendrait envers une femme méprisée, définitivement rejetée ? Non, c’est le discours d’un Grand D.ieu, Fidèle et Véritable, car auprès de Lui se trouve le pardon. Halelou Yah !

    Épouse, mariage, alliance

    Quand et où eut lieu la cérémonie de mariage entre notre Élohim et son Épouse ? Au pied du Sinaï dans le désert, à l’époque de Shavouoth-Pentecôte. 
    Répétons encore : Qui était l’Épouse ? L’Assemblée, Qahal, Église, tout le peuple d’Israël, hébreux et non hébreux. Le mariage, l’Alliance première fut scellée, et la Torah écrite sur la pierre fut le contrat de mariage. Le signe de l’intimité : le Shabbat, trois fois sanctifié par D.ieu Lui-même. La dot en héritage : le pays de Kénaan qui devient Éréts Israël.

    Pourtant nous savons que le contrat écrit sur la pierre ne fut pas respecté ! A cause de la chair de l’homme beaucoup trop faible … La Torah restait dramatiquement extérieure à l’homme. L’Israël-Épouse était incapable d’honorer le contrat d’Alliance, la Torah, qui restait néanmoins à accomplir pour concevoir pleinement le mariage. Pour ce faire, la Torah d’Élohim devait s’intérioriser, devenir vivante dans les cœurs. Alors le Seigneur fixe un autre Shavouoth.

    “Je vous donnerai un cœur neuf, et donnerai un Souffle nouveau en vos entrailles ; J’écarterai le cœur de pierre de votre chair, et vous donnerai un cœur de chair ; et Je donne- rai mon souffle en vos entrailles, et ferai que vous alliez dans mes lois, que vous gardiez et appliquiez mes jugements. (Ezéchiel. 36:26-27 Chouraqui)

    Cette fois ce n’est plus dans le désert que le nouveau contrat de mariage se conclurait, mais à la Maison des époux, à Jérusalem, vers l’an 30.

    Deux époux se retrouvent après des années d’éloignement. Le mariage n’est plus à faire, il n’y a pas eu de divorce ; il est seule- ment à réactiver, à reconfirmer. La Torah, le contrat malmené, est toujours d’actualité, mais il revêtira une puissance supérieure par un Souffle nouveau, par des cœurs sensibles, de chair. Ceci garantira une Alliance éternelle, car l’Épouse sera en capacité cette fois de réaliser la Torah. N’est-ce pas ce qui s’est passé à Jérusalem par le don du Souffle sacré (Esprit-Saint) sur les prémices d’Israël ? Le mariage, l’Alliance ainsi validée, renouvelée, n’est pas une seconde Alliance qui déconsidèrerait la première, mais au contraire cela la rend plus forte, plus absolue, accomplie. Un mariage de ce type « renouvelé » ne peut être que plus fort, plus solide. L’Agneau de D.ieu, notre Grand Sacrificateur, Yéshoua, atteste par Son sang la réparation, la réconciliation, la vie éternelle.

    L’essentiel est sauvé. L’acte venu des cieux au Sinaï est remonté aux cieux avec l’attestation du sang, le mariage est entériné définitivement. Mais les enfants sont encore dispersés … Il faut les réunir … Juda est ici et là, Éphraïm est pulvérisé parmi les peuples … Israël doit aussi porter la Parole à ceux qui en ont été privés jusque là : les goyim !■

    Le rassemblement eschatologique

    Le rassemblement des en- fants d’Élohim commencé par Yéshoua, perpétué par Pierre, Paul et tous les autres, fut bientôt mis à mal par de nouvelles oppositions, suivies de sépara- tions. Non, rien ne change pour les cœurs endurcis. Les formulations de l’académie de Yavnéh pour le judaïsme, puis celles de Nicée pour le christianisme, entérinaient la rupture décidée par les élites des « deux camps ». Une religion chrétienne qui n’a plus de relation avec la Torah se révélait en s’éloignant de plus en plus de la vérité. Une religion juive qui ne reconnaissait pas le Messie se radicalisait dans sa tradition. Les disciples de Yéshoua, Juifs et non-Juifs, qui constituaient véritablement la Qéhiyllah-Épouse, qui gardaient les commandements d’Élohim et le témoignage de Yéshoua, furent excommuniés de ces deux entités. Ils furent considérés comme traitres ou hérétiques, chassés, méprisés  mais ils seront de ceux qui empliront la salle des noces de l’Agneau.

    Depuis quelques décennies, plus que par le passé, le Souffle d’Élohim se répand et réveille ceux qu’Il appelle en Yéshoua à se greffer ou se regreffer sur Israël. La grande œuvre du rassemblement, initialisée par le Messie de D.ieu et Roi, reprend dorénavant de la puissance grâce au Souffle de Vérité qui l’impulse. L’annonce de la bonne Nouvelle du Royaume, qui s’accompagne de la réhabilitation des vérités enfouies, est un signal que ceux, qui ont reçu l’amour de la Vérité, saisiront avec avidité. Car c’est par le cœur nou- veau et le Souffle nouveau que ces choses sont révélées aux humbles.

    Identité

    Après les diverses considérations évoquées au sujet d’Éphraïm et de Juda, après la réflexion sur Israël, Église  au regard de la Fidélité de D.ieu, au regard du sang de Yéshoua versé à la croix, qui scelle la réconciliation dans l’Unité, avons-nous encore à tergiverser pour nous réclamer d’une identité d’homme, d’organisation ? Si nous sommes disciples de Yéshoua, nous sommes enfants de D.ieu. Nous avons accepté l’Alliance renouvelée et les termes de l’Alliance par la Torah. Nous avons dit comme la fiancée à son fiancé : « oui Seigneur, je suis à Toi ». Nous sommes greffés par mariage à l’olivier Israël. Par grâce, nous sommes Israël, Sainte Assemblée de Yéshoua, Épouse. Quelles que soient nos origines humaines toujours perceptibles, nous nous sentons  fondus » à Israël-Épouse, au point de savoir, par le Souffle de Sanctification, notre sort intimement lié au nom d’Israël.

    Dès lors, il n’y a pas de distinction à faire entre une destinée terrestre de ceux de Jacob promis à l’angoisse et une destinée glorieuse et angélique pour ceux des églises des na- tions … Peut-être y-a-t-il des vocations individuelles différenciées et voulues par le Père. Mais ce dernier point trop ouvert aux supputations en tous genres n’est pas à commenter par des hommes qui prennent leurs pensées pour celles de D.ieu, au risque de s’éloigner de l’Israël historique au lieu de s’en rapprocher et de fusionner. Ceci reste l’objectif principal de notre temps, assigné à tous, en vue de la constitution d’une grande armée de témoins.■


    Annexes

    1- Schéma de « l’état des lieux »


    2- Planisphère des exils possibles des tribus du Nord

    3- Planisphère des exils des tribus du sud

    Le schéma représente synthétiquement « l’état des lieux » évoqué dans l’article. La complexité de notre sujet est mise en valeur. Les pistes génétiques ou religieuses restent confuses et ne répondent pas clairement à la question : Qui est Juda, qui est Éphraïm.

     

     Lexique

    יחוח = YHVH : Tétragramme sacré apparaissant près de 7000 fois dans les livres dits de la première Alliance. Par convention le Tétragramme ne se prononce pas . Il est suivi dans nos écrits de Adonaï.

    Adonaï : Seigneur en hébreu ; expression superlative de majesté.

    Élohim : D.ieu de la révélation biblique. Ce terme nous permet de ne pas faire
    d’amalgame avec d’autres dieux.

    D.ieu : lorsque pour des facilités de compréhension, nous utilisons ce terme générique français, nous prenons la précaution de mettre un point après le D. pour le différencier des autres dieux. Le terme dieu est d’origine païenne.

    Yéshoua : de l’hébreu יחוח signifie Salut (d’Élohim) . Le grec ne présente pas d’équivalent aux lettres « shin » et « ayin ». Les termes Ihsou [Iéssou] Jésus [Jézu] Jesus [djizeus] ne sont que de la phonétique sans relation de sens. L’utilisation du nom issu du grec efface le sens du nom ainsi que son origine juive.

    Mashiah = terme hébreu signifiant : Messie, Oint, en grec Christou. Hamashiah = Le
    Messie.

    Qéhiyllah : assemblée sainte. Pour différencier les « églises en général » de la véritable assemblée du Messie Yéshoua, nous utilisons le terme de Qéhiyllah.
    Le mot grec ékklêsia qui lui est similaire, est à l’origine du mot église.

    Torah = enseignement, loi

    Yéhoudah = Juda Yéhoudiym = Juifs

    Moshéh = Moïse

    Yaaqov = Jacob, Jacques

     

     

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