• Jésus a-t-Il aboli le sabbat ?

    Jésus a-t-Il aboli le sabbat ?

     Source: Site Le monde de demain

    Jésus a-t-Il aboli le sabbat ?Ceux qui découvrent le christianisme ignorent, pour la plupart, que Jésus-Christ avait grandi dans un environnement imprégné des Ecritures de l’Ancien Testament, et qu’Il les connaissait, S’y référait et vivait par elles.

    Certains supposent que Jésus observa la loi de telle sorte que ceux qui viendraient après Lui n’auraient plus besoin de la pratiquer. D’autres disent que Jésus vint présenter les anciennes lois sous un éclairage nouveau. La majorité, cependant, croit que Jésus vint abolir l’ancienne loi, et qu’en agissant ainsi, Il établit une nouvelle façon de vivre pour Ses disciples.

    De nos jours, un grand nombre de gens, qui se disent pourtant amis de Jésus, prétendent qu’Il a aboli la loi. Cependant, au cours de Sa vie terrestre, cette accusation émanait de Ses ennemis.

    Du fait que Jésus faisait des miracles en guérissant les malades le jour du sabbat, certains pharisiens L’accusèrent de transgresser le sabbat (Matthieu 12 :10 ; Marc 3 :2, Jean 9 :14-16). L’apôtre Jean relate que Jésus accomplit une guérison lors d’un Jour saint annuel à Jérusalem. L’Evangile selon Jean nous relate la suite de l’histoire, lorsque Jésus Se retrouva face à face avec ceux qui L’accusaient, Il leur répondit : « Mon Père agit jusqu’à présent ; moi aussi, j’agis. A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu » (Jean 5 :17-18). En ce basant sur ce passage, beaucoup de gens prétendent que l’accusation des pharisiens – au sujet de la violation du sabbat par Jésus – était juste, et que les chrétiens sont donc libres d’agir de même.

    Les Ecritures mentionnent également que, lors d’un sabbat, les disciples, traversant un champ de blé arrachèrent des épis pour les manger. Voyant cela, quelques pharisiens leur posèrent cette question : « Pourquoi faites-vous ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le sabbat ? » (Luc 6 :2). Beaucoup de gens acceptent l’idée que les pharisiens avaient raison d’émettre une telle accusation, et que ce genre de choses de la part du Christ et de Ses disciples démontre qu’ils n’observaient pas le sabbat.

    Pour comprendre ce sujet, il nous importe de comprendre certains points de la tradition rabbinique, sur laquelle s’appuient les charges de transgression du sabbat, levées contre Jésus et Ses disciples. A l’époque de Jésus, la tradition pharisaïque avait établi tout un inventaire de petites règles à respecter avec minutie, à l’intérieur de la loi. Elle mettait l’accent sur des petites choses physiques qui n’apportaient rien ni à l’esprit ni à l’intention de la loi – et qui, souvent même, contredirait la loi (Matthieu 15 :1-9 ; Marc 7 :1-13 ; Jean 7 :19 ; Galates 6 :13).

    Des scribes d’entre les pharisiens avaient créé et transmettaient des traditions rabbiniques pharisaïques. Le corps de leur loi traditionnelle s’appelait Halakah (préservée dans Mishnah) et ne faisait pas partie de la Bible. Quoique faisant autorité chez les Juifs, qui se pliaient à la tradition pharisaïque, une grande partie de Halakah n’était pas directement appuyée par les Ecritures, mais elle prétendait servir de « barrière » pour prévenir toute possibilité éventuelle de transgression de la loi.

    Curieusement, en essayant de protéger leurs partisans et en érigeant une « barrière » devant la loi, les pharisiens transgressaient la loi, car Dieu avait déclaré : « Vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n’en retrancherez rien ; mais vous observerez les commandements de l’Eternel, votre Dieu, tels que je vous les prescris » (Deutéronome 4 :2 ; 12 :32). En ajoutant leur tradition à la loi divine, ils attachaient « des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt » (Matthieu 23 :4).

    Les pharisiens positionnaient leurs traditions au-dessus des Ecritures, contrairement à ce qu’enseigne la parole divine. Selon Joachim Jérémias, un érudit, les pharisiens considéraient que la tradition orale avait plus de valeur que la « Torah », et que les écrits ésotériques contenant les enseignements des scribes étaient inspirés et surpassaient les livres canoniques, « en valeur et en sainteté » (Jerusalem in the time of Jesus, pages 236, 238-239). Alfred Edersheim souligne également que la loi traditionnelle était « une obligation encore plus grande que les Ecritures proprement dites » (The Life and Times of Jesus the Messiah, Livre 1, 1, 98).

    De quelle nature étaient ces ordonnances traditionnelles ? Halakah indiquait avec une extrême minutie et avec une méticulosité pesante « tout ce qui, légalement, pouvait se faire, et tout ce qui était interdit […] Mais elle n’allait pas au-delà, elle ne touchait ni à l’homme intérieur ni au ressort de l’action ». Faisant échos aux paroles de Jésus (Marc 7 :4-13), Edersheim poursuit : « Israël avait vidé la loi en la remplaçant par des traditions. Son esprit en avait été écrasé sous la lourde charge d’ordonnances et d’observances externes » (Livre 1, 1, 106, 1. 108).

    Les contradictions, parfois les plus absurdes, de la loi pharisaïque apparaissent particulièrement dans la façon d’observer le sabbat. Edersheim écrit : « Sur aucun autre sujet, l’enseignement rabbinique n’est plus pesamment minutieux ni plus manifestement incongru. » Il rend les scribes responsables de s’être « terriblement braqués sur le sabbat », et « d’avoir infiniment alourdi les règles relatives à tout ce qui avait un rapport avec sa sanctification » (Ibid., Livre 2, 2.52, 2.53). « Il n’existe pas moins de vingt-trois chapitres [dansMishnah] pour discuter doctement de cette matière [l’observance du sabbat] comme d’un sujet religieux vital, alors, qu’à la rigueur, cela pourrait juste faire sourire tout être humain réfléchissant logiquement ». Cependant, « dans tous ces détails astreignants, il n’y a pas une seule trace de spiritualité – pas même un mot pour suggérer les plus hautes intentions du jour saint divin et de son observance » (Ibid., 2.778-779. C’est nous qui traduisons tout au long de cet article).

    Par exemple, la loi contient des règles détaillées, qui constitueraient un « fardeau » à ne pas porter le sabbat. Entre autres choses : des feuilles de papier, des poils de chevaux, de la cire, un éclat de poterie cassée ou de la nourriture animale. Généralement, quelque chose commençait à devenir un fardeau à partir du moment où son poids dépassait celui d’une figue sèche, ou dont la quantité aurait dépassé ce qui était strictement utile (par exemple, un grand morceau de papier pour écrire quelques notes, ou pour envelopper quelque chose). Elle précisait ce qui devait, ou qui ne devait pas être sauvé dans l’incendie d’une maison. Seuls, les vêtements strictement nécessaires pouvaient être récupérés. Mais on pouvait prendre une robe, la mettre en sécurité, puis revenir et en prendre une autre. On ne pouvait pas demander à un païen d’éteindre les flammes. Mais, s’il se portait volontaire, on ne pouvait pas l’en empêcher. On pouvait légalement consommer des aliments au cours du sabbat, à condition qu’ils aient été spécialement préparés pour le sabbat, pendant la semaine. Si une poule pondeuse pondait un œuf durant le sabbat, cet œuf ne pouvait pas être mangé. Mais, si la poule était destinée à être engraissée, et non pas à pondre, l’œuf pouvait être mangé, puisqu’il pouvait être considéré comme une partie de la poule qui s’en était détachée ! L’étude des règles de Mishnah, durant le sabbat, était considérée plus importante que l’étude de la Bible. Les Hagiographa (les « Ecrits » de l’Ancien Testament) ne devaient pas être lus le sabbat, sauf le soir. Il y a encore beaucoup d’autres exemples similaires.

    Nous porterons plutôt notre intérêt sur la récolte et la guérison durant le sabbat. Même la plus petite activité impliquant l’arrachage de quelques épis – leur décorticage et leur froissement, pour les nettoyer et les gratter, ou les jeter en l’air avec les mains, était interdits. Cependant, si un homme voulait bouger une gerbe sur son champ, il pouvait poser une cuillère ; ensuite, en retirant la cuillère, il pouvait également bouger la gerbe qui reposait dessus !

    Il est à noter qu’à part les pharisiens (dont le nombre était assez limité), la plupart des Juifs du temps de Jésus s’intéressaient peu à ces petits détails.

    Lorsque les pharisiens se plaignirent que les disciples avaient arraché et mangé des épis de blé pendant le sabbat, Jésus (comme bien souvent) n’avait aucun mal à dénoncer les contradictions contenues dans la loi pharisaïque. Il mentionna comment David et sa troupe, affamés et en fuite, mangèrent des pains de proposition à défaut d’autre nourriture, alors qu’il n’était permis qu’aux sacrificateurs de les consommer (Matthieu 12 :3-4 ; Marc 2 :25-26 ; Luc 6 :3-4 ; 1 Samuel 21 :1-6). Même la loi pharisaïque était en accord avec la loi écrite originelle sur ce point, en soutenant la décision prise par David lorsqu’il fut en danger de mort (Edersheim, Livre 2, 2.58). Jésus dit simplement : « Or, je vous le dis, il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. Si vous saviez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents. Car le Fils de l’homme est maître du sabbat » (Matthieu 12 :6-8).

    Bien sûr, le commandement du sabbat ne fait pas partie des ordonnances sacrificielles. Cependant, puisque la loi des Juifs permettait de nourrir et d’abreuver les animaux durant le sabbat pour qu’ils ne souffrent pas inutilement, il était logique et naturel qu’elle devait s’étendre aux êtres humains – dans ce cas, aux disciples de Jésus – qui pouvaient profiter de la seule nourriture disponible, à ce moment-là.

    Cette controverse n’aurait jamais éclaté si les pharisiens n’avaient pas exagéré l’importance de ce qui était interdit, ou permis de faire, le jour du sabbat. Les sacrificateurs, dans le temple, travaillaient pendant le sabbat, et pourtant, ils n’étaient pas coupables (Matthieu 12 :5). Les scribes savaient cela, mais, apparemment, ils ignoraient pourquoi. D’une manière ou d’une autre, ils ignoraient le fait que Dieu avait institué le sabbat, non seulement pour donner aux hommes l’occasion de se reposer de leurs taches physiques, mais également pour leur donner le temps d’adorer Dieu en Lui obéissant, et en Le servant. Il est clair que le comportement des disciples ne constituait pas « une violation de la loi biblique, mais de la loi rabbinique » (Edersheim, Livre 2, 2. 56). Jésus déclara que les pharisiens, ne comprenant pas la loi, avaient « condamné des innocents » (Matthieu 12 :7). Il est évident que les disciples étaient faussement accusés, et qu’ils n’étaient pas coupables d’avoir enfreint le sabbat.

    Puisque les soins aux malades occasionnent un travail, la loi pharisaïque les autorisait le sabbat, à condition qu’ils soient strictement nécessaires à la sauvegarde d’une vie, ou à empêcher un décès. En conséquence, un pansement pouvait être appliqué sur une plaie si l’objet consistait à empêcher une aggravation du mal, mais pas pour le guérir. Cependant, malgré tout, une écharde pouvait être retirée de l’œil, ou une épine du corps, même s’il n’y avait pas de danger mortel immédiat. En outre, un animal pouvait être retiré d’un puit ou de l’eau durant le sabbat.

    Lorsque les pharisiens accusèrent Jésus de violer la loi en guérissant pendant le sabbat, ils dévoilèrent une fois encore leur hypocrisie au moyen de leurs propres règles contradictoires. Premièrement, nous examinerons la confirmation venant de Jésus, qu’Il avait effectivement travaillé. Une partie de la loi sur le sabbat dit : « Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage » (Exode 20 :9-10). Notez que l’ouvrage interdit par la loi sur le sabbat est « ton ouvrage ». La loi n’interdit pas de travailler pour le service de Dieu. La véritable raison pour laquelle nous devons cesser notre travail personnel, au cours du sabbat, consiste à nous permettre d’avoir le temps d’honorer et de servir Dieu : « Si tu retiens ton pied pendant le sabbat, pour ne pas faire ta volonté en mon saint jour, si tu fais du sabbat tes délices, pour sanctifier l’Eternel en le glorifiant, et si tu l’honores en ne suivant point tes voies, en ne te livrant pas à tes penchants et à de vains discours » (Esaïe 58 :13). Dans ce passage, il est évident qu’il s’agit de notre propre travail – celui qui nous occupe pour nos affaires durant le reste de la semaine – que nous devons cesser le jour du sabbat. D’autre part, nous devons honorer Dieu le jour du sabbat. Honorer Dieu implique souvent du travail – « les bonnes œuvres ».

    Une lecture attentive des Ecritures montre que nous devons cesser nos occupations habituelles et profanes, le jour du sabbat, et nous reposer afin d’utiliser ce temps disponible dans un but saint, voulu par Dieu. Néanmoins, le commandement du sabbat sous-entend que nous avons des choses à faire pour accomplir le but et le sens spirituels du sabbat. Au cours du premier sabbat, Dieu Se reposa de Son travail de création physique, mais Il fit une œuvre en créant, en bénissant et en sanctifiant le sabbat (Genèse 2 :2-3 ; Marc 2 :27). Les sabbats hebdomadaires et les sabbats annuels étaient publiés en tant que « saintes convocations » – c’est-à-dire des assemblées commandées pour constituer des réunions de personnes, écoutant collectivement l’enseignement dispensé par la parole de Dieu, et Lui rendant un culte en tant que congrégations (Lévitique 23 :2, 4). Cela implique qu’un « travail » était nécessaire pour voyager à l’endroit désigné pour l’assemblée, ainsi que des efforts pour écouter, pour apprendre et participer au déroulement du service du culte. Ceux qui étaient affectés à l’enseignement « travaillaient » pour lire et expliquer la parole divine. A ces occasions, les gens avaient pour habitude de faire une action pour manger, boire, participer et se réjouir dans l’esprit de ce jour saint et de la vérité tirée de la parole divine (Néhémie 8 :1-12). On accomplissait également autre chose, en observant ce commandement ; même, à l’occasion du jour le plus solennel de l’année – le Jour des Expiations – le sacrificateur faisait un travail en tuant des animaux pour les sacrifier à Dieu, selon ce que requerrait la loi (Lévitique 16).

    Accomplir une action pour honorer et pour adorer Dieu n’est pas interdit pendant le sabbat. En fait, cela constitue l’objet même du sabbat. C’est pour cette raison que les sacrificateurs pouvaient effectuer certaines tâches en ce jour, sans commettre un péché. Ce qu’ils accomplissaient était nécessaire, et faisait partie de la tâche collective destinée à honorer et à servir Dieu, lors de ce jour. D’une certaine façon, ils n’accomplissaient pas un travail pour eux-mêmes, mais une œuvre pour Dieu. Au début de Son ministère, lors d’un sabbat, Jésus énonça sommairement les points principaux de l’œuvre que Dieu Lui avait confiée. Son travail consistait à prêcher l’Evangile, à guérir les malades (à la fois spirituels et physiques) et à libérer les opprimés (Luc 4 :18-19). Cette œuvre n’était pas la Sienne, mais celle de Dieu (Jean 4 :34 ; 9 :4 ; 17 :4). Accomplir des guérisons faisait partie intégrante du ministère du Christ. En parfaite harmonie avec l’esprit du repos sabbatique – et avec le message de l’Evangile – les guérisons opérées par Jésus caractérisaient les guérisons physiques et spirituelles, que le Christ réalisera au cours du Millénium, lorsque le Royaume de Dieu sera établi sur la terre (voir Esaïe 35 :5-6, 57 :16-20 ; Jérémie 30 :10, 17 ; Ezéchiel 47 :8-10).

    En guérissait pendant le sabbat, Jésus ne le transgressait pas, mais Il l’accomplissait, car on n’est pas réellement en repos lorsqu’on est affligé, accablé et handicapé par une maladie ou par une infirmité. Beaucoup de références bibliques montrent que Dieu prend plaisir à libérer et à rétablir les affligés, en leur accordant du repos, à l’exemple du sabbat. « ll a entendu la clameur des affligés. S’il donne le repos, qui est-ce qui le condamnera » (Job 34 :28-29, version Ostervald). Aveuglés par leur tradition, les pharisiens essayaient de faire douter du Messie, en Le condamnant pour avoir permis à ceux qu’Il avait guéri, de se reposer de leurs afflictions.

    Ils auraient dû, au contraire, exprimer des louanges. En parlant de ceux qui sont affligés et près de la mort, le psalmiste écrivit : « Dans leur détresse, ils crièrent à l’Eternel, et il les délivra de leurs angoisses ; il envoya sa parole et les guérit, il les fit échapper de la fosse. Qu’ils louent l’Eternel pour sa bonté, et pour ses merveilles en faveur des fils de l’homme ! Qu’ils offrent des sacrifices d’actions de grâces, et qu’ils publient ses œuvres avec des cris de joie ! » (Psaume 107 :19-22).

    Jésus S’adressa à ceux qui L’accusaient de transgresser le sabbat : « Si un homme reçoit la circoncision le jour du sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi vous irritez-vous contre moi de ce que j’ai guéri un homme tout entier le jour du sabbat ? Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice » (Jean 7 :23-24).

    Lorsque l’apôtre Jean écrivit que Jésus « violait le sabbat » (Jean 5 :18), il exprimait le point de vue des pharisiens (comparez avec Jean 9 :14-16). Ceux qui disent que Jésus a effectivement violé le sabbat approuvent les ennemis du Christ – Ses accusateurs – en acceptant que le travail miraculeux de guérison, effectué par Jésus, était une violation de la loi du sabbat. Ils vont dans le même sens que les accusateurs de Jésus, qui Le qualifiaient de transgresseur du sabbat. Pour être conséquent, ils devraient également se joindre aux pharisiens, et dire comme eux : « Nous savons que cet homme est un pécheur » (verset 24). Par contre, l’aveugle qui venait d’être guéri fit, à juste titre, cette réflexion : « Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs ; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce » (verset 31).

    Lorsque Jésus opéra des guérisons le jour du sabbat, Il ne viola pas la loi divine. Par Ses actes, Il démontra comment mettre véritablement en pratique la loi divine – contrairement à la tradition pharisaïque. « Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat » (Matthieu 12 :12). La « loi » que Jésus transgressa était une loi inventée par des hommes, dont les principes étaient contraires à la loi divine.

    Si Jésus-Christ avait transgressé le sabbat, Il aurait péché. Or, les Ecritures disent qu’Il « n’a point commis de péché » (1 Pierre 2 :22). S’Il avait péché, Il ne pourrait pas être notre Sauveur. Mais, étant sans souillure et séparé des pécheurs, Il S’est Lui-même offert à Dieu sans tache et sans défaut pour notre rédemption (Hébreux 7 :26 ; 9 :14 ; 1 Pierre 1 :18-19). Non, Jésus n’a jamais violé le sabbat. Il l’a observé en prêchant, en enseignant, en guérissant, en honorant Dieu, et en faisant l’œuvre que Lui imposait Son ministère – l’œuvre de Dieu.

    D’après les Ecritures, Jésus observa fidèlement le sabbat, selon la volonté de Dieu. En agissant de la sorte, Il nous a laissé un exemple. « Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même » (1 Jean 2 :6).

     

    Source: http://www.mondedemain.org/articles/theme-fetes/jesus-a-t-il-aboli-le-sabbat-f218

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  • Commentaires

    1
    Danit
    Lundi 27 Avril à 15:09

    Bonjour, 

    Argumentaire intéressant et assez exhaustif à mon sens MAIS quel dommage fort regrettable d'avoir employé le mot "SABBAT" au lieu de "SHABBAT" ! Vous vérifierez mais le mot sabbat concerne les offices de sorcellerie... 

    Shalom !

     

      • Lundi 27 Avril à 17:51

        Shalom

        j'en suis bien conscient et je n'utilise pas personnellement le mot sabbat. En effet même si je n'ai pas la même compréhension,  j'ai comme principe de ne pas modifier les noms utilisés par les auteurs des articles. C'est faire preuve d'honnêteté vis à vis de ceux-ci. Le mot sabbat même s'il est utilisé pour des pratiques de sorcellerie, est utilisé par de nombreuses dénominations pratiquant le 4 eme commandement.

        Caleb

    2
    Danit
    Mardi 28 Avril à 09:38

    Bonjour, 

    Je pense que nous avons tous un droit de rectification quand une erreur aussi grossière se produit sinon c'est accepté de laisser circuler de telles aberrations qui dévalorisent un article intéressant et prendre le risque que des personnes non affermies utliisent ce terme en justifiant leurs propos ; "je l'ai vu écrit !". ET ce n'est pas parce que ce terme est utilisé par de nombrteuses déonominations qu'il doit continuer à circuler. Raison de plus, au contraire, pour commencer à y mettre un terme en le remplaçant par la vérité ! Nous ne sommes pas soumis à des dénominations mais à la Parole de D.ieu ! 

    Soyez béni !

    D.L. 

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