• L'arbre de la connaissance du bien et du mal (article 1)

    Je me suis longtemps interrogé sur les raisons de l'interdiction  de manger de l'arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. Les explications avancées ne me satisfaisaient pas.

    En quoi "savoir distinguer entre le Bien et le Mal" peut nous conduire à la mort?. Si on pousse la réflexion jusqu'au bout, on peut arriver à des absurdités: par exemple quand nous étudions la Parole de Dieu, touchons-nous à cet arbre? Comme vous pouvez le constatez, l'explication avancée  n'est pas très logique...

    L'article ci-dessous publié  sur le Blog de Millie Aruna nous livre une version de la signification de l'arbre de la Connaissance du Bien et Mal  que je trouve très intéressante. Il y a de la  matière à approfondir.

    L'arbre de la connaissance du bien et du mal

     

    L'arbre de la connaissance du bien et du mal

    «Le Seigneur Dieu planta un jardin en Eden, à l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toute espèce d’arbres séduisants à voir et bons à manger, et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal» (Gn 2, 8-9).

    «Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu mourras» (Gn 2, 16-17).

    le Seigneur ordonne à l’homme de ne pas toucher à l’arbre de la connaissance du bien et du mal.C’est le tout premier commandement divin dont il est question dans la Bible ; sa transgression a rendu l’homme mortel et corruptible. Vous comprenez donc l’importance d’étudier le sens de ce précepte divin et de scruter la signification de l’image de cet arbre. Vous devinez sans doute que cet arbre, dont il est question dans la Genèse, est bien une image, un type, qui, dans des notions accessibles à l’esprit humain, décrit des idées non pas matérielles, mais éminemment spirituelles et intemporelles. Il convient donc de chercher ce qui se cache derrière cette image, quelle réalité spirituelle est derrière ce symbole biblique.


    Nous constatons que l'homme "terrestre" (dont le type est Adam) entretient un rapport paradoxal avec le bien et le mal.

    Ici, le mot connaissance ne signifie pas "science" ou "pur savoir". C'est plutôt une disposition intérieure vis-à-vis de ce qui nous est agréable. Ici, connaître ne signifie pas discerner, mais éprouver ou subir. A partir de là, on peut affirmer que l’arbre de la connaissance du bien et du mal est ce qui produit une connaissance mélangée, une connaissance où le bien et le mal sont confondus. Le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal est donc, de ce point de vue, un acte où une dose de bien est mélangée à une dose du mal. C’est une chose qui est bonne et mauvaise en même temps. On pourrait dire que c’est la forme courante du péché où le mal est souvent dissimulé sous une couche superficielle du bien.

    L'homme terrestre subit donc une loi qui l'entraîne dans le mélange du bien et du mal en même temps : exemple d'un médecin qui fait du bien à son patient atteint d'un cancer en détruisant des cellules malignes à l'aide de rayons ; en même temps, les rayons vont détruire aussi des cellules saines situées à proximité. Ce monde, issu de la connaissance du bien et du mal est un monde de dualité et de complexité, en contradiction avec le monde divin où le bien est simple et indivisible.

    Dans le monde atteint par la corruption, il n’y a pas de mal absolu, comme il n’y a pas de bien à l’état pur, les choses ne sont pas blanches ou noires : elles sont grises. Dans ce que nous faisons, il y a une proportion de bien, comme il y a une proportion de mal : tout est gris, mélangé, confus, compliqué. Vous l’avez sans doute observé, la même personne peut être capable de faire quelque chose de très beau et de commettre la plus monstrueuse des choses, dans un monde de la connaissance du bien et du mal. Il s’agit du monde intérieur de l’homme, pas du cosmos en tant qu’œuvre parfaite, harmonieuse du Créateur. Dans ce monde, il n'y a pas de mal absolu puisque la bonté fleurit tout autour, Il n'y a pas non plus un bien sans mélange, puisque le mal s’y cache, mais il y a un mélange des deux, tel est le fruit de l’arbre défendu. selon l’Ecriture, le bien réel est par nature sans composition, sa forme est simple et il est étranger à toute duplicité et à toute union avec son contraire, tandis que le mal est bigarré et se présente de telle sorte qu’on le tient pour une chose et qu’à l’expérience il se révèle tout autre : sa connaissance, c’est-à-dire la prise de contact avec lui dans l’expérience, est le commencement et le fondement de la mort et de la corruption.

    Goûter à l’arbre défendu, c’est goûter un mets empoisonné, c’est faire du bien, mais en faisant l’expérience du mal, c’est se tromper sur le résultat de nos actions. Nous l’avons tous expérimenté : quand nous faisons quelque chose qui ne colle pas avec notre dignité d’êtres créés à l’image de Dieu, cela nous arrive de ressentir du plaisir au début, plaisir dont la force est égale à celle de la déception et de l’aigreur qui succèdent à l’action. Nous nous engageons dans le mal par cette expérience qui est l’apparence du bien ou du plaisir, nous en ressortons divisés intérieurement, corrompus. C’est décrit dans le livre de la Genèse, dans l’histoire d’Adam et d’Eve, avec le serpent. C’est de notre expérience intérieure, de notre monde intime que parle la Bible.

    Le jardin d’Eden dont nous sommes bannis par la participation à la connaissance confuse et mélangée du bien et du mal, le paradis que Dieu a créé pour nous, est aussi l’état de notre être, avant d’être un lieu. C’est un état dont nous ressentons tous la nostalgie et dont nous ne retrouvons pas seuls la route, à moins d’être conduits par le Christ, dernier Adam, esprit vivifiant, qui, étant vrai homme, a vaincu, par la force de sa divinité la logique de la confusion et de la corruption dans laquelle l'homme terrestre est engagé.

    C’est Jésus-Christ, lui le dernier Adam, venu pour restaurer en l’homme l’image divine, qui nous rouvre les portes du paradis, qui nous donne l’occasion de quitter le cercle infernal de la connaissance du bien et du mal pour retrouver l’expérience primitive du bien à l’état pur, l'arbre de la Vie.

    Source:http://ma-vie-en-bleu.over-blog.com/article-l-arbre-de-la-connaissance-du-bien-et-du-mal-103761719.html
    Tiré du site : http://www.seminaria.fr/

     

     

     

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