• L'unité selon les Écritures par Watchman NEE

    L'unité selon les Écritures par Watchman NEE

     

    L'unité inhérente au Corps

     

    Les Ecritures nous montrent que l'Eglise est le Corps de Christ et qu'il n'y a qu'un seul Corps. Elles nous montrent aussi que Dieu habite dans l'Eglise par l'intermédiaire du Saint-Esprit et que le Saint-Esprit est un seul Esprit. Ainsi, les Ecritures mettent spécialement l'accent sur le «seul Esprit» et le « seul Corps ». Il nous faudra prêter à cela une attention toute particulière.

    L'unité selon les Écritures par Watchman NEE

    L'Eglise de Christ est le Corps de Christ. Si pour vous, elle est simplement l'Eglise, peu vous importe­ra qu'elle soit divisée ici et là. Si vous considérez qu'elle est le peuple de Dieu, vous arriverez à la même conclusion. Si vous pensez à l'Eglise en tant que l'armée de Dieu, vous admettrez peut-être aussi que des divisions par-ci, par-là, ne sont pas si graves. Et si vous considérez qu'elle est la maison de Dieu, le fait qu'elle soit divisée vous laissera peut-être aussi indifférents.

    Mais que nous dit la Parole de Dieu au sujet de l'Eglise de Christ? Elle dit qu'elle est le Corps de Christ. Quand on a affaire à un corps, on ne peut accepter en aucun cas la division. Vous ne pouvez arracher trois membres du corps pour les placer à un endroit, cinq autres pour les placer à un autre endroit, et deux autres pour les mettre encore ailleurs. C'est impossible. Toute chose dans le monde peut être divisée, mais pas un corps. Une fois qu'un corps est divisé, il devient un cadavre. Une fois que l'Eglise est divisée, il ne reste plus que le cadavre de Christ, non pas Son Corps. Dieu nous montre donc de manière très sérieuse que l'Eglise ne peut être divisée. Les enfants de Dieu ne peuvent pas être divisés, exactement comme le corps ne peut pas être divisé. Pourtant aujourd'hui, les enfants de Dieu sont devenus insensibles aux divi­sions et ne les considèrent pas comme un sérieux problème. S'il vous plaît, souvenez-vous qu'un corps ne peut pas être divisé! L'Eglise est le Corps de Christ; dans sa nature, elle est le Corps, et un seul Esprit habite en elle. Ainsi donc, l'unité de l'Eglise dans les Ecritures est l'unité qui a la nature du Corps, soit une nature indivisible.

    La Bible nous montre que l'unité de l'Eglise est l'unité du seul Saint-Esprit habitant dans le seul Corps; maintenant, la question est de savoir comment cette unité peut être exprimée.

     

    Non pas une seule Eglise, mais sept chandeliers d'or 

    L'Eglise catholique nous dit que nous devrions organiser une seule Eglise sur la terre puisque le Corps de Christ est un. Nous avons déjà vu que les Ecritures n'enseignent pas cela. Elles disent effecti­vement que le Corps de Christ est un, mais elles n'exigent jamais que l'Eglise sur la terre devienne une seule Eglise comme l'Eglise catholique ro­maine. Sinon, l'expression « les Eglises » serait une grave erreur et ne devrait pas figurer dans les Ecri­tures. Or, vu que cette expression y figure, nous pouvons en déduire que Dieu n'a aucune intention d'unifier toutes les Eglises de la terre en une seule. De plus, les apôtres dans la Bible n'organisèrent jamais une Eglise. Que firent-ils donc? Ils établirent les «Eglises » dans beaucoup d'endroits, et ils établirent une Eglise dans chaque ville. Le Saint-Esprit ne les conduisit jamais à établir une seule Eglise. L'idée d'une unique Eglise sur terre n'est que l'opinion de l'Eglise catholique romaine; cette unité-là est faite selon les hommes et n'est pas scripturaire.

    En outre, l'Eglise que nous voyons sur cette terre a une certaine apparence qui n'est peut-être pas ce qu'elle devrait être. Il n'est pas facile de savoir si l'Eglise sur la terre devrait être composée de beaucoup d'Eglises ou d'une seule; par conséquent, la meilleure chose à faire, c'est de venir devant le Seigneur et de voir comment Lui considère les Eglises sur la terre. Ceci ne peut être faux, Dieu soit loué! Examinons donc à nouveau les Écritures. Nous y voyons que l'Eglise de chaque ville a un représentant devant le Seigneur. C'est ce qui fait toute la valeur des chapitres 1, 2 et 3 de l'Apocalypse qui nous montrent les « sept Eglises en Asie ». Cela ne veut pas dire qu'il n'existait que sept Eglises sur la terre, mais que ces sept étaient placées là comme des exemples représentatifs. Les chapitres 1, 2 et 3 de l'Apocalypse nous montrent comment les sept Eglises d'Asie étaient devant le Seigneur dans les cieux. Il y avait sept chandeliers d'or placés devant Lui. Voyez-vous? Il se peut que les Eglises sur la terre soient complètement dans l'erreur, mais les Eglises dans les cieux, les Eglises qui sont devant le trône, celles qui sont devant le Seigneur, ne peuvent pas l'être. Dire que ces dernières seraient aussi dans l'erreur serait blasphématoire et terrible! Comment étaient les sept Eglises d'Asie devant le Seigneur? Elles étaient sept chandeliers d'or. Autrement dit, pour chaque Eglise sur terre, il y a un chandelier d'or dans les cieux. Ces sept Eglises étaient dans sept villes différentes: Ephèse était une ville, Smyrne en était une autre, Pergame encore une autre, etc. -soit un total de sept villes. Etant donné qu'il y avait sept Eglises sur terre, il y avait sept chandeliers dans les cieux. Nous voyons donc que Dieu ne désire pas unifier les Eglises de la terre en une seule. Si telle était Sa volonté, il n'y aurait qu'un seul chandelier dans les cieux, pas sept. Frères, cela est très clair. Il vous faut réfléchir; le Seigneur vous fait réfléchir; si vous considérez un peu cela, vous verrez que si le Seigneur n'avait qu'une seule Eglise sur la terre, Il ne pourrait avoir qu'un seul chandelier dans les cieux. Mais il y a sept chandeliers qui sont sept Eglises dans sept villes. Dans chaque ville, il y a un chandelier. Il est donc évident que Dieu n'a pas l'intention d'unifier les Eglises en une seule Eglise.

    Le terme de « chandelier » nous est très familier; on le trouve aussi dans l'Ancien Testament. A cette époque, il s'agissait d'un chandelier à sept branches qu'on plaçait devant Dieu; ce chandelier témoignait que tous les Israélites étaient unis en une seule nation. Dieu ne voulait pas que la nation d'Israël soit divisée. La scission entre les nations de Juda et d'Israël ne plaisait pas à Dieu parce que devant Lui elles étaient un. Ce fut un péché que de les diviser. Mais dans le Nouveau Testament, c'est différent: On n'y trouve pas un seul chandelier à sept branches, mais sept chandeliers. Autrement dit, l'intention initiale de Dieu au sujet de l'Eglise est d'avoir les Eglises respectives se tenant devant Lui de manière indépendante.

    Voyez-vous? Il n'est pas fait mention d'un seul chandelier à sept branches, mais de sept chandeliers. Ces sept chandeliers sont distincts et le Seigneur marche au milieu d'eux. S'il n'y avait qu'un seul chandelier à sept branches, le Seigneur ne pourrait pas marcher au milieu des chandeliers. C'est pourquoi, dans la réalité spirituelle, il y a sept chandeliers bien distincts devant Dieu, et pas sept chandeliers unis qui n'en formeraient qu'un. Cela signifie que Dieu n'a aucune intention d'unir les Eglises qui sont sur la terre en une seule Eglise. Dieu n'a jamais eu ce désir. Autrement dit, la volonté de Dieu con­cernant la nation d'Israël est différente de celle concernant l'Eglise. Concernant son peuple, Dieu a fermement déterminé qu'il devait être une seule nation sur la terre et non pas deux. De même, Dieu n'a élu qu'un seul endroit où la nation entière d'Israël devait L'adorer: Jérusalem. Le peuple de Dieu devait se rendre chaque année à Jérusalem; ils n'avaient pas d'autre choix que d'aller à cet endroit bien précis. Les enfants d'Israël établirent Béthel, mais cela ne plut pas à Dieu. A Ses yeux, Béthel était un haut lieu et non le centre qu'il avait choisi. Aujourd'hui, Dieu ne désire pas que les Eglises sur terre soient unifiées et qu'elles prennent Rome pour centre, mais II désire sept Eglises. C'est pourquoi, l'unité du Corps de Christ ne signifie pas que les Eglises sur terre soient assemblées pour former une seule Eglise. La Bible ne peut pas se contredire. Elle nous montre qu'il n'y a qu'un seul Corps de Christ; elle nous apprend aussi que Dieu ne veut pas que les Eglises soient unifiées en une seule Eglise sur terre. L'unité que Dieu désire n'est pas une unité où les Eglises seraient combinées en une seule grande Eglise pour former une grande unité.

    Ce problème doit être étudié dans tous les détails. Nous venons de voir ce que la Bible dit concernant le Corps et ce qu'elle dit concernant l'Eglise. L'unité dont il est fait état dans la Bible ne se réfère pas à l'unité d'une seule grande Eglise. Nous avons vu que l'unité du catholicisme ne pouvait être appliquée, qu'elle n'était pas de Dieu. C'était le premier point.

     

    Dès qu'il y a une dénomination, il y a une division 

    Examinons le second point. Les chrétiens dans les dénominations disent que nous devrions avoir entre nous une communion « spirituelle », une unité « en esprit ». L'unité du Corps de Christ se réfère-t-elle vraiment à l'unité «spirituelle» telle qu'ils la préconisent? La réponse est: oui et non. La Bible nous montre de manière évidente que les enfants de Dieu ne devraient pas être divisés; cependant, les dénominations sont manifestement des divisions. Dès que vous avez une dénomination, vous avez aussi une division. Aussi longtemps que la division existe, ne parlez pas d'unité « spirituelle »! C'est une attitude qui manque de conséquence, comme nous l'avons déjà dit. Vous ne pouvez militer pour l'unité tout en défendant quand même les dénominations. Vous ne pouvez maintenir les divisions et parler d'unité. Souvenez-vous de l'illustration que nous avions utilisée précédemment, concernant les coupes: La moitié inférieure est fausse tandis que la moitié supérieure est juste. La base à la moitié inférieure est fausse, tandis que la communion à la moitié supérieure est correcte. Il me semble que la Bible montre clairement que les dénominations sont fausses. Galates 5:19-21 dit même que les dénominations (les sectes) sont l’œuvre de la chair, ou, comme il est traduit en chinois, l’œuvre de la convoitise. « Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont... les disputes, les divisions, les sectes. »

    Comment donc Dieu veut-Il que nous manifestions l'unité du Corps? L'unité du Corps n'est pas manifestée par l'union des nombreuses Eglises de la terre qui formeraient ainsi une seule grande Eglise; elle n'est pas non plus réalisée si nous restons dans les dénominations et parlons d'une unité « en Esprit ». Alors, quelle est l'unité du Corps telle qu'elle est mentionnée dans la Bible? J'aimerais prendre du temps pour étudier ce sujet avec vous. 

    L'Eglise mentionnée dans Ephésiens et Colossiens est universelle à la fois dans l'espace et dans le temps 

    Éphésiens et Colossiens parlent spécialement de l'Eglise. Tous ceux qui étudient la Bible savent que l'Eglise mentionnée dans ces deux livres se réfère spécialement à cette « seule Eglise » qui est l'unique Eglise de Dieu. Cette Eglise ne se réfère pas seulement à l'Eglise sur terre parce que, bien que selon l'espace l'Eglise sur terre soit assez étendue pour inclure tous ses membres, selon le temps elle ne peut cependant en inclure qu'une partie. Il y a peut-être cinquante millions de personnes sauvées dans le monde entier à l'heure actuelle. Mais l'Eglise dont il est parlé dans les Épîtres aux Éphésiens et aux Colossiens n'inclut pas seulement cinquante millions de personnes, car ce nombre-là ne représente que le total des croyants de l'année 1951. En 1950, certains chrétiens étaient déjà morts, en 1551, d'autres  s'étaient déjà endormis   et en  1051, d'autres encore étaient morts. Les frères et sœurs du temps de l'apôtre Paul ne vivent plus non plus sur cette terre aujourd'hui. Autrement dit, l'Eglise dans Éphésiens et Colossiens inclut tous ceux qui sont sauvés à travers le monde entier, dans toutes les nations et au travers de tous les siècles, non seulement selon l'espace, mais selon le temps. C'est ce qui s'appelle le Corps de Christ. Aujourd'hui, même si tous les chrétiens à travers le monde entier étaient unis, ils ne seraient toujours pas le Corps de Christ. Nous sommes vivants, mais beaucoup sont déjà morts et beaucoup naîtront encore. De plus, il y a de nombreux frères et sœurs qui seront sauvés demain et plus tard. Eux aussi font partie du Corps de Christ; nous ne pouvons pas dire qu'ils en sont retranchés. C'est pourquoi l'Eglise sur terre n'a jamais été le Corps de Christ en tant que tel. Même si tous les enfants de Dieu sur cette terre étaient rassemblés, ils ne suffiraient pas à former le Corps de Christ. Selon l'espace, ce serait correct, mais selon le temps, ce serait faux. Nous avons besoin de tous les croyants des générations passées, de tous ceux du temps présent et de tous ceux des générations futures pour avoir le Corps de Christ.

    Ce dont il est parlé dans Éphésiens et Colossiens se réfère à cette unité qui est spirituelle. Aujourd’hui, il est impossible d'avoir une Eglise où Paul serait un ancien et Pierre un pasteur, car ils sont morts. L'unité est spirituelle, et cette unité élargie est correcte. Aussi longtemps que quelqu'un est un frère dans le Seigneur, nous avons de la communion avec lui. Bien que certains frères soient décédés, notre unité les comprend aussi. Nous sommes tous un avec chaque frère ou sœur. Telle est assurément l'unité spirituelle qui est universelle à la fois dans l'espace et dans le temps. 

    L'unité mentionnée dans Corinthiens et Philippiens se réfère à l'unité de l'Eglise dans une localité. 

    Nous reconnaissons devant le Seigneur la communion et l'unité décrites dans Éphésiens et Colossiens, mais nous devons nous souvenir que cette sorte de communion et d'unité peut facilement devenir idéaliste. En effet, il est possible d'être pour l'unité du Corps tout en justifiant les dénominations, qui s'en tiennent à une unité vague qu'elles appellent l'unité « spirituelle ». En conséquence, nous devons voir devant le Seigneur que l'unité des chrétiens dans la Bible nous est dévoilée dans les Épîtres aux Éphésiens et aux Colossiens, mais aussi dans les Épîtres aux Corinthiens et aux Philippiens. L'unité des chrétiens, qui est traitée dans ces deux dernières Épîtres, se réfère aussi à l'unité du Corps.

    Il est évident que l'unité, dont il est parlé dans 1 Corinthiens, ne se réfère pas à l'unité qui est universelle à la fois dans le temps et dans l'espace, mais à l'unité exprimée dans l'Eglise à Corinthe. Je pense que la situation qui nous y est dépeinte prouve clairement cela. Il y avait des disputes parmi les frères à Corinthe, non pas avec le Corps entier de Christ, mais seulement entre quelques frères de cette ville. Ainsi, quand Paul les exhorta à être un, il les exhorta simplement à être un avec les frères de leur ville. Il voulait dire: « Vous tous, frères qui vivez à Corinthe, vous êtes l'Eglise à Corinthe. Vous devez exprimer l'unité du Corps dans la localité où vous habitez. Vous ne devez pas être divisés dans la ville de Corinthe. » 

    Le « vous » se réfère aux croyants à Corinthe 

    1 Corinthiens 1:10 dit ceci: «Mais je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment » A qui est-ce que le pronom « vous » se réfère? Il se réfère aux chrétiens à Corinthe, aux frères à Corinthe. Ici, nous voyons la chose suivante: L'unité du Corps dont il est parlé dans la Bible, reste théorique si elle n'est pas exprimée pratiquement dans la ville. Il est facile de dire: « Oh, j'aime tous les enfants de Dieu, excepté celui qui est mon voisin de palier! » « Oh, tous les enfants de Dieu sont un, depuis ceux de l'époque de Paul jusqu'à ceux qui ne sont pas encore nés - tous sont un, sauf quelques frères ici, à Shanghai! » Si vous parlez ainsi, votre unité est bien théorique, et vous vous trompez vous-mêmes. Vous ne pouvez parler de l'unité du Corps et dire que tous sont un, sauf les quelques frères qui vivent ensemble dans le même endroit! C'est pourquoi, Paul nous montre que lorsqu’on parle d'unité, une unité minimale est requise, et c'est l'Eglise locale. Si les chrétiens à Corinthe veulent parler de l'unité du Corps, ils ne devraient pas en parler à Rome ou à Jérusalem, mais à Corin­the. Si vous n'en parlez pas à Corinthe même, vous vous trompez vous-mêmes. Supposons que j'habite à Shanghai et que je n'arrive pas à m'entendre avec les frères de cette ville, mais que je m'entende très bien avec les frères à Nankin. Cela ne sert à rien et je me trompe moi-même. Nous devons voir que l'unité du Corps est exigée par les Écritures, mais qu'elle a une limite, une frontière minimale requise qui est celle de la localité. Les frères à Corinthe doivent être un avec les frères à Corinthe. Si vous n'êtes pas un à Corinthe, toutes vos paroles trompent les autres.

     

    « Je veux dire que chacun de vous parle ainsi: Moi, je suis de Paul! - et moi, d'Apollos! - et moi, de Céphas! - et moi, de Christ! » (v.12). Notez les paroles: « chacun de vous ». De qui s'agit-il?

    Naturellement, des Corinthiens. Cela n'aurait pas été juste de la part de Paul de parler ainsi des frères de Jérusalem, parce que ces derniers n'avaient pas pro­noncé de telles paroles. Cela n'aurait pas non plus été correct si Paul avait appliqué ces paroles aux frères à Antioche, car eux non plus ne s'étaient pas exprimés en ces termes. Qui donc a parlé ainsi? Uniquement les frères à Corinthe. Ici, le Seigneur nous donne la lumière pour nous montrer ce qu'est l'unité de base: Les croyants à Corinthe doivent être un au moins à Corinthe. Si l'unité ne peut être réali­sée dans cet endroit précis (Corinthe), ils ne de­vraient pas parler d'unité à d'autres. Ils doivent être un au moins à un endroit. Il se peut qu'un des frè­res à Corinthe puisse réciter toute l'Epître aux Ephésiens disant que nous devons nous aimer les uns les autres. Bien sûr, nous allons tous nous aimer dans là Nouvelle Jérusalem, mais le problème est de savoir si nous nous aimons les uns les autres aujour­d'hui; nous aurons tous de la communion dans la Nouvelle Jérusalem, mais le problème est de savoir si nous en avons aujourd'hui. Ce que nous avons aujourd'hui est concret.

    Aujourd'hui, Dieu nous montre dans Sa Parole que la localité est l'exigence minimale requise pour que Ses enfants soient un. Si cette condition minimale ne parvient pas à être remplie, alors tout le reste ne sert à rien. Les frères qui avaient des divisions à Corinthe s'entretenaient ain­si: « Tu es de Paul, moi je suis de Céphas, et lui est d'Apollos »; et quelqu'un se levait pour dire: « Moi, je suis de Christ. » Ils avaient vraiment des dissen­sions entre eux et Paul leur dit qu'ils devaient être un.

    Voyons comment Paul les reprit: «Pour moi, frères, ce n'est pas comme à des hommes spirituels que j'ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter (sitôt après avoir été sauvés); et vous ne le pouvez pas même à présent (longtemps après avoir été sauvés) parce que vous êtes encore charnels. En effet, puisqu'il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n'êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l'homme ? » (3:1-3). Ceci se réfère au chapitre 1, où nous voyons que les Corinthiens étaient rongés par l'envie, impliqués dans des disputes et des divisions, et qu'ils étaient charnels, ayant toujours le même point de vue par rapport à ces choses qu'au jour de leur salut. Ils n'avaient fait aucun progrès. Sitôt après leur salut, ils avaient bu du lait, mais à présent, ils en étaient toujours au lait. S'ils s'obstinaient à s'envier, à se disputer et à se diviser, ils allaient être charnels leur vie durant. Ils seraient encore en train de boire du lait à l'âge de soixante, soixante-dix ou quatre-vingts ans.

    Ainsi quelle est l'expression de la spiritualité? C'est l'unité de l'Eglise. Et quelle est l'expression d'une manière de vivre charnelle? Ce sont les divi­sions de l'Eglise. Nous ne pouvons pas affirmer que nous sommes des gens spirituels tout en restant dans les divisions. Si telle est notre position, nous nous trompons nous-mêmes. Ce que Paul dit ici est clair: « Je n'ai pu vous parler que comme à des hommes charnels ... En effet, puisqu'il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n'êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l'homme? »

    Paul répéta aussi les paroles du chapitre 1 dans le verset suivant: « Quand l'un dit: Moi, je suis de Paul! et un autre: Moi, d'Apollos! ... n'êtes-vous pas des hommes? » (3:4). Il leur montrait par là que les divisions, aussi bonnes fussent-elles aux yeux des hommes, étaient charnelles aux yeux de Dieu. La marque de la spiritualité, c'est l'unité; les divisions, l'envie et les disputes sont les diverses manifestations d'une manière de vivre charnelle qui est condamnée par la Bible.

    Un autre point que nous devons remarquer, c'est que Paul n'a pas prêté attention aux difficultés pouvant exister entre les frères à Corinthe et les frères à Ephèse, ou entre les frères à Corinthe et les frères à Colosses. Il n'a évoqué aucune difficulté existant entre les frères à Corinthe et les frères à Laodicée, ou entre les frères à Corinthe et les frères à Philippes. Paul a uniquement relevé les divisions existant parmi les frères à Corinthe. Ils avaient dit ceci: « Moi, je suis de Paul! - et moi, d'Apollos! - et moi, de Céphas! - et moi, de Christ! » Mais Paul leur répondit en des termes qui voulaient dire: «Frères! vous êtes frères à Corinthe; vous ne devez pas avoir de jalousie, de disputes et de divisions à Corinthe. » Vous voyez, une frontière existe. Il n'aurait pas dû y avoir de jalousie, de dispute ni de division dans l'Eglise à Corinthe. A qui est-ce que le « vous » se réfère? A l'Eglise à Corinthe. Ainsi donc, la question de l'unité dans les Écritures se définit de la manière suivante: L'unité est celle du Saint-Esprit et celle du Corps, mais cette unité-là a une unité minimale requise, une frontière requise: L'unité de l'Eglise doit exister pratiquement dans une ville.

     

    Le « Corps » se réfère aux enfants de Dieu à une certaine époque et à un certain endroit

     

    Nous avons vu l'aspect négatif du problème de l'unité: la division. Considérons maintenant le côté positif de l'unité, selon les exigences de la Bible. « Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps; car nous participons tous à un même pain » (1 Cor. 10:17). Cela inclut les enfants de Dieu à Corinthe. Ce «seul pain » était le pain qui se trouvait sur la table à Co­rinthe. Au moment de rompre le pain à Corinthe, un pain était présenté devant les enfants de Dieu, indiquant que, bien qu'ils fussent plusieurs, ils n'étaient toujours qu'un seul pain. Autrement dit, le Corps de Christ, que les frères à Corinthe devaient exprimer, devait au moins être exprimé dans cette localité. Ici, nous devons nous souvenir de la situation qui exis­tait à l'époque. Lorsque les frères et sœurs se rassemblaient, du pain leur était présenté. Peut-être étaient-ils une cinquantaine à rompre le pain ensem­ble; Paul leur dit donc que les cinquante, étant plu­sieurs, étaient un seul pain.

    Ainsi donc, le Corps de Christ a une expression universelle: c'est l'Eglise, le Corps de Christ; mais les frères dans chaque ville expriment aussi le Corps de Christ. Il n'est pas dit que les frères à Corinthe sont le Corps de Christ, et que les frères à Ephèse ne sont pas le Corps de Christ. Les enfants de Dieu à Corinthe sont le Corps de Christ; ainsi donc, tant selon le principe spirituel que selon le fait spirituel, ils doivent manifester qu'ils sont le Corps de Christ. Le Corps de Christ est l'Eglise universelle, l'Eglise qui existe dans tous les lieux et à travers toutes les générations, étant universelle à la fois dans l'espace et dans le temps. Cependant, les frères dans une ville doivent prendre cette même position, appliquant le même principe pour exprimer le même fait. Autrement dit, la limite minimale de l'unité est la limite de la ville. Dans la ville de Corinthe, l'unité du Corps, l'unité de la vie doit être exprimée. Une telle chose est vraiment merveilleuse. Le Corps dont il est parlé dans Ephésiens se réfère à tous les enfants de Dieu, mais le Corps dont il est parlé dans 1 Corin­thiens se réfère aux enfants de Dieu à une certaine époque et dans un certain endroit. Les enfants de Dieu de différents lieux et de différentes époques sont aussi le Corps de Christ.

    Dans 1 Corinthiens 12, il est à nouveau parlé du Corps; il y est fait mention du seul Corps avec le seul Saint-Esprit: « Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps, - ainsi en est-il de Christ » (v.12). « Si le pied disait: Parce que je ne suis pas une main, je ne suis pas du corps, ne serait-il pas du corps pour cela? Et si l'oreille disait: Parce que je ne suis pas un œil, je ne suis pas du corps, - ne serait-elle pas du corps pour cela? L’œil ne peut pas dire à la main: Je n'ai pas besoin de toi; ni la tête dire aux pieds: Je n'ai pas besoin de vous » (v. 15, 16 et 21). Vous le voyez, ,1 Corinthiens 12 parle du Corps de Christ de manière très détaillée. Le Corps de Christ men­tionné dans 1 Corinthiens est présenté sous un angle différent de celui qui est mentionné dans Ephésiens. Comme je l'ai dit, le Corps de Christ mentionné dans Ephésiens se réfère à l'Eglise universelle. Ce n'est pas un problème pour la majorité de ceux qui étudient la Bible. Mais le Corps de Christ mentionné dans 1 Corinthiens 12 se réfère à l'Eglise à Corinthe. Pourquoi? Parce qu'il est différent de celui qui est mentionné dans Ephésiens. La Tête mentionnée dans Ephésiens est différente de celle qui est mentionnée dans 1 Corinthiens 12. Dans Ephésiens, il est dit: « Christ est le chef de l'Eglise » (5:23). Mais dans 1 Corinthiens 12, il est dit: « L’œil ne peut pas dire à la main. » Ici, l’œil est un membre, et la main en est également un. Cela est suivi par une déclaration bien particulière: « ... ni la tête dire aux pieds: Je n'ai pas besoin de vous » (v. 21). Ainsi donc, la tête n'est qu'un membre.

    Ce passage de 1 Corinthiens ne peut servir d'illustration à Ephésiens - cela serait terrible. Il ne s'applique absolument pas à ce livre. Si c'était le cas, la Tête serait ramenée à une position très basse. La tête mentionnée dans 1 Corinthiens 12 est un membre ayant une position différente de celle de la Tête mentionnée dans Ephésiens. La Tête dans Ephésiens est Christ de manière absolue, tandis que la tête dans 1 Corinthiens 12 est l'un des frères qui agit en tant que la tête. Elle n'est qu'un des mem­bres, et pas l'unique Tête. Sa position est très basse; elle n'est pas élevée. La Bible nous montre donc que la localité est la frontière minimale pour exprimer l'unité du Corps. J'espère que les frères et sœurs verront cela. Les enfants de Dieu doivent avoir leur unité spirituelle dans chaque ville. C'est l'exigence de base que l'on trouve dans la Bible.

    Quel est le dessein de Dieu? C'est « qu'il n'y ait pas de division dans le corps » (v. 25). Vous souve­nez-vous pourquoi Paul dit cela? C'est à cause de ce qui s'était passé dans les chapitres 1 et 3, où l'on voit qu'ils avaient des divisions au milieu d'eux. Paul leur montra qu'avoir des divisions dans la ville de Corinthe, revenait à avoir une scission dans le Corps de Christ. L'unité doit avoir la ville comme sa frontière. Si j'habite à Corinthe, je dois être un au moins avec les enfants de Dieu dans cette ville-là; je dois vivre en étant manifestement un au moins avec les frères et sœurs à Corinthe. Je ne peux avoir de divisions.

     

    Nous devons aimer les frères à Corinthe 

    Dans le chapitre 13, Paul parle de l'amour. Pourquoi, dans le chapitre 13, Paul en parle-t-il aussi sérieusement? Parce que seul l'amour est con­traire aux divisions. Il unit et ne divise pas. A Co­rinthe, il y avait de la jalousie et des disputes. Ainsi, Paul dit que l'amour n'envie pas, qu'il ne recherche pas son intérêt, qu'il ne soupçonne pas le mal et qu'il ne divise ni ne sépare. Ici, nous voyons que Paul exhorta les croyants à Corinthe à s'aimer les uns les autres à Corinthe.

    Aujourd'hui, voici ce qui se passe dans l'Eglise: Les gens prêchent la doctrine selon laquelle il faut s'aimer les uns les autres, mais ils oublient la localité. Ils pensent qu'elle n'est pas importante. Mais frères, s'il vous plaît! n'oubliez pas que lorsque vous prêchez l'amour les uns pour les autres tout en oubliant la question de la ville, c'est facile d'être idéaliste. « Tous les frères et sœurs sont aimables, sauf les quelques frères à Shanghai! » Que faire? Les frères à Shanghai ressentent les choses de cette manière; les frères à Nankin également: tous les frères sont bons, sauf ceux de leur ville. Les frères à Ti-hua ont aussi le même sentiment: « Tous les frères sont très bien, mais pas les quelques frères à Ti-hua. » Cependant, permettez-moi de vous dire que Dieu dit aux frères à Shanghai: « Aimez les frères à Shanghai d'abord et aimez les frères à Nankin ensuite. » Dieu dirait aussi aux frères à Nankin: « Aimez d'abord les frères à Nankin, puis les frères à Shanghai. » Ainsi, les frères à Corinthe devaient d'abord aimer les frères à Corinthe et ensuite monter au ciel pour voir le Corps de Christ. Ils devaient premièrement descendre pour voir Corinthe, et ensuite aller à Ephèse pour y voir le Corps de Christ. Leur premier besoin était de descendre à Corinthe et de voir le Corps de Christ, parce que c'était bien plus pratique.

    Si nous ne pouvons pas aimer les frères qui nous environnent, comment pouvons-nous aimer les frères que nous ne voyons pas? L'apôtre Jean dit: «Car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas? » (1 Jean 4:20). Aujourd'hui, nous devons nous poser la question suivante: « Si nous ne pouvons pas aimer les frères que nous voyons, comment pouvons-nous aimer les frères que nous ne voyons pas? » Nom­breux sont ceux qui justement n'aiment pas les frères qu'ils voient; ils n'aiment que ceux qu'ils ne voient pas. C'est ce qu'ils appellent la communion « spirituelle » parce que tout ce qu'on ne peut pas voir est « spirituel »! Si vous adoptez cette position, de grandes difficultés surviendront dans l'Eglise. La communion entre les enfants de Dieu, l'amour les uns envers les autres, le soin des frères et sœurs et l'unité parmi les enfants de Dieu, doivent au moins commencer dans la ville. La ville est la condition minimale requise.

     

    Nous devons avoir la même pensée à Philippes 

    Dans l’épître aux Philippiens, Paul exhorta les frères à être un: « Ne cessant, dans toutes mes prières pour vous tous, de manifester ma joie au sujet de la part que vous prenez à l’Évangile, depuis le premier jour jusqu'à maintenant» (1:4-5). Plus loin, Paul mentionna un autre aspect dans les versets 15 et 17: « Quelques-uns, il est vrai, prêchent Christ par envie et par esprit de dispute ... ceux-là, animés d'un esprit de dispute, annoncent Christ... » Ici, il ne s'agit pas d'une condition universelle de l'Eglise, mais d'un problème local à Philippes. Le problème là-bas était que certains frères prêchaient Christ dans la communion, tandis que d'autres prêchaient Christ par envie, disant: « Si vous pouvez prêcher, je le peux aussi. Si vous pouvez le faire, pourquoi ne le pourrais-je pas?» C'est ainsi qu'ils prêchaient.

    Dans le chapitre 2, verset 2, Paul les exhorta: « Rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée. » Je voudrais faire ressortir ici cette expression: « ayant un même sentiment ». Cela ne se réfère pas à l'Eglise universelle. L'Eglise universelle a certainement quelque chose à apprendre de ces paroles, mais ce verset s'adresse spécialement aux Philippiens. Vous chrétiens à Philippes, vous frères Philippiens, devez avoir un même sentiment. Cela ne vous sert à rien d'avoir un même sentiment avec les frères de l'Eglise à Shanghai; cela ne vous sert non plus à rien d'avoir un même sentiment avec les frères de l'Eglise à Lan-chou. Vous devez avoir un même sentiment avec les frères à Philippes. C'est le commandement que l'on trouve dans la Bible. Le fait d'avoir un même sentiment doit avoir la localité comme condition minimale. Si cela manque, toutes les doctrines sont idéalistes et imaginaires. Beau­coup de frères sont très spirituels dans les cieux, mais charnels sur terre. Leurs idées sont très spiri­tuelles, mais leur marche quotidienne

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