• Pouvons-nous ("disciples"), manger du porc,des fruits de mer... de "Tout"?

    Pouvons-nous ("disciples"), manger du porc,des fruits de mer... de "Tout"?

    Site : Blog de Jean-yves HAMON

    Doit-on se conformer aux prescriptions alimentaires de Lévitique chapitre 11 ?

     

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    Plan :

     

    Introduction

     

    1. Quel est le sens de la Loi sur le Pur et l’Impur ?
    2. Qu’est ce que Jésus est venu accomplir ? Qu’elle devait être la finalité de sa venue ? Qu’a-t-il changé ?
    3. Y a-t-il des versets qui autorisent à ne plus suivre ces prescriptions ?
      • Le passage de Marc 7 :1-23
      • Les passages de 1 Timothée 4 :1-5 et Colossiens 2 :18-23
      • Les passages de Romains 14 :14 et 1 Corinthiens 8 :25
      • Le passage de Actes 10.
      • Le passage de Hébreux 9 :9-10

     

    Conclusion de l’étude

    Sources et bibliographie.

     

    Nul doute que ce titre suscite déjà énormément de grincements de dents au sein de la chrétienté. Pourtant, c’est un sujet que la Bible aborde librement, sans énigme, ni mystères. Ce sujet, c’est les prescriptions alimentaires de la Loi de Moise, ou plutôt les prescriptions alimentaires de l’Eternel Dieu (Elohim) tout court. Nul ne contestera qu’aujourd’hui, 95% de la chrétienté a totalement perdu ses racines Hébraïques, ses racines orientales, et s’est excessivement « occidentalisée », elle est « dés-orientée », c’est le cas de le dire.

     

    Avant d’aborder ce sujet d’une manière calme et sereine il est donc important de replacer les Saintes Ecritures dans leur cadre : le cadre Juif. Rappelons nous quelques points qui permettent d’aborder ce sujet plus humblement et qui permettent de comprendre pourquoi une approche hébraïque de la Bible est nécessaire :

     

    -  L’Unique Dieu n’est Dieu que parce qu’Il est יְהוָה Yehovah (Yahwéh).

    - Avant de s’appeler Jésus-Christ, Jésus Christ s’appelle Yeshua (יֵשׁוּעַ)            Ha’Mashiah.

    - Avant de s’appelé Paul, Paul s’appelle Sha’oul.

    - Avant de s’appelé Pierre, Pierre s’appelle Kefa.

    - Avant de s’appelé Jean, Jean s’appelle Yochanan.

    - Avant de s’appelé Jacques, Jacques s’appelle Ya’akov.

    - Jésus est né Juif, il a grandi dans la stricte observance de la Loi de Moïse (Torah), et n’a jamais contredit un seul trait de cette Loi. Paul, le principal émissaire auprès des Païens, a passé sa vie dans l’observance des traditions juives comme nous pouvons le constater dans le livre des Actes (16 :3, 17 :2, 18 :18,20 :16,…).

    - La Bible entière a été écrite par des Juifs, et la large majorité de ses « personnages » étaient des Israelites vivant dans l’observation de la Loi de Moise.

    - Le "Nouveau Testament"* est un livre Juif, écrit par des Juifs, qui parle principalement de Juifs et qui s’adresse aux Juifs mais aussi aux non-Juifs. Sa figure centrale, le Messie Yéshoua (Jésus), était Juif et n’a jamais cessé de l’être. Le système sacrificiel expiatoire, le salut, l’immersion (le baptême), la nouvelle alliance et le concept même d’un Messie sont essentiellement Juifs. Le "Nouveau Testament"* a été construit sur les Ecritures Hébraïques (Tanakh) et il les complète.

    - Le "Nouveau Testament"* ne peut être véridique uniquement si celui-ci est confirmé par "l’Ancien Testament" (Tanakh).

    - Ce qui faisait autorité au milieu des apôtres et du Mashiah (Christ) lui-même, n’est pas le "Nouveau Testament". C’est par "l’Ancien Testament" qu’ils justifiaient chacune de leurs paroles car c’est sur celui-ci que tout repose : le Tanakh. Le terme Tanakh est un acronyme (T.N.K) construit à partir des premières lettres des trois sections principales de la Bible Hébraïque : la Torah (la Loi), Neviim (les Prophètes), et K’touvim (les autres Ecrits).
     

    Le but de cette énumération n’est en aucun cas de faire "judaïser", vraiment en aucun cas. Mais la vérité reste la vérité et les faits de cette énumération sont véridiques et nécessaires afin de bien comprendre le message de la Bible et de ne pas le sortir de son contexte.

    La Torah est le socle de la révélation écrite de D.ieu, ce socle l’est pour tous les monothéismes, et l’était également pour Yeshoua (Jésus). C’est pour cela qu’il se référait sans cesse au Tanakh afin de prouver sa légitimité. Il est donc logique que tout homme se prétendant prophète ou envoyé qui contredirait le Tanakh ne pourrait pas être qualifié de véridique. Cette chose est importante, je l’appelle la « règle d’or » et est détaillée dans les Ecritures comme suit :

     

    « S'il s'élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t'annonce un signe ou un prodige, et qu'il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t'a parlé en disant: Allons après d'autres dieux, -des dieux que tu ne connais point, -et servons-les! tu n'écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur, car c'est l'Éternel-YHWH, votre D.ieu, qui vous met à l'épreuve pour savoir si vous aimez l'Éternel-YHWH, votre D.ieu, de tout votre coeur et de toute votre âme. Vous irez après l'Éternel-YHWH, votre D.ieu, et vous le craindrez; vous observerez ses commandements, vous obéirez à sa voix, vous le servirez, et vous vous attacherez à lui.

    Ce prophète ou ce songeur sera puni de mort, car il a parlé de révolte contre l'Éternel-YHWH, votre D.ieu, qui vous a fait sortir du pays d'Égypte et vous a délivrés de la maison de servitude, et il a voulu te détourner de la voie dans laquelle l'Éternel-YHWH, ton D.ieu, t'a ordonné de marcher. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. » Deutéronome 13 :1-5 

    Donc, selon cette règle, quand bien même quelqu'un viendrait en faisant des miracles, s’il contredisait la Torah, il doit être mis à mort. Et parmi tout ce que cette Torah (Loi) contient, il y a cela :

     

    « Telle est la loi touchant les animaux, les oiseaux, tous les êtres vivants qui se meuvent dans les eaux, et tous les êtres qui rampent sur la terre, afin que vous distinguiez ce qui est impur et ce qui est pur, l'animal qui se mange et l'animal qui ne se mange pas. » Lévitique 11 :46-47

     

    Enfin, citons ce verset :

     

    « Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation. » (Jacques 1 :17) 

    Ceci étant dit, nous avons tous les éléments nécessaires en main nous permettant d’aborder les problématiques suivantes : Un "chrétien" peut il manger des animaux impurs qui sont proscrits dans la Loi ? Yeshoua (Jésus) a-t-il aboli ou accompli cette Loi ? Y a-t-il des versets qui autorisent les chrétiens à manger des animaux impurs ?

     

     

    1. Quel est le sens de la loi sur le pur et l’impur ?

     

     Cette question pourrait être reformulée ainsi : pourquoi D.ieu a-t-Il interdit telles bêtes et autorisé telles autres ? Quel est le sens de cela ? Tout d’abord ce qu’il faut mentionner, et qui est d’une importance capitale, c’est que la loi concernant le pur et l’impur existait avant Moise, et que ce n’est pas avec Moise qu’elle est venue comme en témoigne ce verset :

     

    « L'Éternel-YHWH dit à Noé: Entre dans l'arche, toi et toute ta maison; car je t'ai vu juste devant moi parmi cette génération. Tu prendras auprès de toi sept couples de tous les animaux purs, le mâle et sa femelle; une paire des animaux qui ne sont pas purs, le mâle et sa femelle; » Genèse 7 :1-2

     

    Ce que cela signifie c’est que les passages de la Loi qui traitent de ce sujet ne sont que des rappels d’une loi qui existait déjà avant Moise, des centaines et des centaines d’années avant. Donc ceci laisse à penser que cette distinction entre animaux purs pour la consommation et animaux impurs pour la consommation existait dès la Création, et que D.ieu a créé les choses comme cela dès l’origine. Ainsi, cette chose dépasse même le concept de Loi, car les lois de la Création sont venues en même temps que la Création elle-même, elles sont venus avant toutes choses, contrairement à la Loi de Moise qui est venu en raison du péché des hommes. Si donc nous devions établir une hiérarchie, ces lois naturelles seraient avant la Loi de Moise car elles n’ont pas été faites en fonction des actes humains, mais relèvent directement du Créateur. Revenons au sujet. Pourquoi D.ieu interdit la consommation de certains animaux ? Tout simplement parce que tous les animaux n’ont pas été créés pour être consommés comme alimentation par les humains. Comme en témoigne ce verset :

     

    « Telle est la loi touchant les animaux, les oiseaux, tous les êtres vivants qui se meuvent dans les eaux, et tous les êtres qui rampent sur la terre, afin que vous distinguiez ce qui est impur et ce qui est pur, l'animal qui se mange et l'animal qui ne se mange pas. » Lévitique 11 :46-47

     

    Le verset donne ici le rôle et le but de ces prescriptions alimentaires : distinguer l’animal qui se mange, et l’animal qui ne se mange pas. Cela signifie que D.ieu a créé des animaux qui se mangent, et d’autres qui ne se mangent pas. Ceux qui ne se mangent pas ont un rôle très précis au sein de la Création. Prenons quelques exemples. Les versets 9 et 10 de Lévitique 11 déclarent: 

    « Voici les animaux dont vous mangerez parmi tous ceux qui sont dans les eaux. Vous mangerez de tous ceux qui ont des nageoires et des écailles, et qui sont dans les eaux, soit dans les mers, soit dans les rivières. Mais vous aurez en abomination tous ceux qui n'ont pas des nageoires et des écailles, parmi tout ce qui se meut dans les eaux et tout ce qui est vivant dans les eaux, soit dans les mers, soit dans les rivières. ».

    Ainsi les crustacés et les mollusques, qui n’ont ni nageoires ni écailles sont interdits. Intéressons nous donc à la fonction de ces crustacés tel que le homard ou le crabe.

     

    Le homard est un animal nécrophage qui se nourrit d’animaux morts, de débris, ou d’autres organismes. Il a de longues antennes, et de minuscules capteurs, ressemblant à des poils, sur tout le corps « capables de détecter des molécules chimiques spécifiques dans l’environnement (dégagées par des organismes en décomposition), qui permettent au homard d’identifier et de localiser sa nourriture » – même dans le noir (New Standard Encyclopedia, 1993) ! On a observé des homards qui enterraient un poisson mort, et qui le déterraient ensuite pour le manger (International Wildlife Encyclopedia).

     

    Les crabes sont considérés comme des « éboueurs professionnels » et des animaux « nécrophages » qui mangent presque tout. Le crabe préfère le poisson mort, mais il mangera tout type de charogne, « de chair morte en putréfaction [décomposition] » (International Wildlife Encyclopedia). Le jour, la crevette grise, un petit « cousin » du crabe et du homard, vit dans la vase ou dans les fonds sablonneux des baies et des estuaires, un peu partout dans le monde. Mais elle devient active la nuit comme prédateur et animal nécrophage, et elle « mange les détritus qu’elle trouve sur le fond [animaux morts et éléments en décomposition] » (Encyclopedia of Aquatic Life).

     

    En fait, ces animaux ont une fonction écologique très importante car ils sont en quelque sorte les « éboueurs des mers » mais aussi des lacs et toute autre sources d’eaux. En outre, ces animaux n’ont pas été créés pour servir de nourriture aux êtres humains.

     

    Un site internet traitant de ce sujet déclare : « Les palourdes, les huîtres, les moules et les coquilles Saint-Jacques ont aussi été créées pour des raisons importantes et logiques, qui expliquent pourquoi D.ieu les a classées comme des aliments impurs et impropres à notre alimentation. On trouve ces créatures dans les lacs, les cours d’eau et les régions côtières, un peu partout dans le monde, où elles jouent un rôle bien précis. En tant que mollusques filtreurs et sédentaires, ils filtrent de grandes quantités d’eau à l’aide de leurs branchies couvertes de mucus, lesquelles retiennent les particules nutritives (silt, débris de plantes, bactéries, virus) dont ils se nourrissent (Encyclopedia Americana, “Mollusks”). Par conséquent, « les moules et les autres animaux qui se nourrissent de particules microscopiques, sont les ultimes éboueurs de la mer » (International Wildlife Encyclopedia). Ces organismes filtreurs sont « les aspirateurs » du milieu aquatique. Leur rôle est de purifier l’eau. »

     

    Qu’en est-il du porc, aliment très répandu et énormément consommé en Occident ? Les Ecritures déclarent :

     

    « Vous ne mangerez pas le porc, qui a la corne fendue et le pied fourchu, mais qui ne rumine pas: vous le regarderez comme impur. » Lévitique 11 :7

     

    Le porc est un animal qui mange n’importe quoi, il mange même les déchets. Un porc peut manger son propre enfant s’il est mort, il peut manger des animaux morts et infectés, ils sont en fait des charognards. Le cochon a le système digestif le plus rapide et le plus pauvre de tout les animaux. Cela lui prend quatre heures pour tout digérer et c’est à cause de cette rapidité de son système digestif que souvent, les toxines de sa nourriture ne sont pas correctement éliminées et sont donc stockées dans sa propre graisse. Cela signifie qu’un cochon peut manger toutes sortes de déchets et choses infectées et se retrouve 4 heures plus tard à l’abattoir et quelques jours plus tard dans les assiettes. Le problème est donc que les toxines n’ont pas été éliminées de l’animal. De l’autre coté, les animaux que Dieu nous autorise à manger tel que le bœuf, mangent des végétaux frais et propres, et leur système digestif est bien plus sophistiqué. D’ailleurs le bœuf a quatre estomacs, et cette végétation passe par un système digestif qui prend 24h. 24h contre 4h. Qu’est-il préférable de manger ? Un animal qui mange des ordures ou un animal qui mange des végétaux frais ? Un animal qui digère mal sa nourriture et qui stocke les toxines dans sa graisse ? Ou un animal qui élimine correctement les toxines de son corps ?

     

    La réponse à la problématique soulevée apparaît de plus en plus claire et logique : D.ieu a fait une distinction entre animaux purs et animaux impures pour notre bien ! Car certains animaux ont été créés pour être mangés, et d’autres l’ont été uniquement dans un but écologique, et afin de faire perdurer le cycle animal.

    D.ieu a donc fait cette distinction pour notre bien être personnel. Et la médecine confirme que ces animaux proscrits par la Torah sont susceptibles de générer des maladies chez l’homme.

     

    -  Il est reconnu que lorsque des gens avalent des huitres sans les croquer, l’huitre étant vivante dégage une toxine à l’intérieur du corps pour se défendre.

    -  Les mollusques et les crustacés, n’ayant ni écailles ni nageoires, sont interdits par la Loi. Et à ce propos, L.Pargamin rapporte que « Tout ces animaux meurent rapidement après avoir été péchés. Leur chair, à la température ordinaire, est alors soumise à un processus de putréfaction extrêmement rapide. Les métabolites issus de cette dégradation, tels l’histamine des ptomaïnes, sont responsables chez le consommateur de véritables empoisonnements et de troubles de nature allergique ».

    -  Le dauphin, animal interdit à la consommation par la Torah est dangereux à la consommation car il contient un taux élevé de mercure. Au Japon, où le dauphin se mange, une maladie nommée « Minamata » s’est propagée du fait de cette consommation de mercure présent dans le dauphin.

    -  Le lapin et le lièvre sont porteurs de maladies comme la mixomatose. On comprend mieux pourquoi l’Eternel D.ieu a dit : « Mais vous ne mangerez pas de ceux qui ruminent seulement, ou qui ont la corne fendue et le pied fourchu seulement. Ainsi, vous ne mangerez pas le chameau, le lièvre et le lapin, qui ruminent, mais qui n'ont pas la corne fendue: vous les regarderez comme impurs. » (Deutéronome 14 :7).

    -  La viande de porc, ainsi que la charcuterie, ne sont pas bons pour le cœur et le cholestérol.

    -  Pour les poissons, Bruce W. Halstead déclare : « L’examen de l’anatomie externe des poissons vénéneux et venimeux révèle que dans la majorité des cas, il manque soit des  écailles, soit des nageoires, et dans les espèces extrêmement vénéneuses, il manque les deux ». Là encore on comprend mieux pourquoi D.ieu a dit : « Voici les animaux dont vous mangerez parmi tous ceux qui sont dans les eaux. Vous mangerez de tous ceux qui ont des nageoires et des écailles, et qui sont dans les eaux, soit dans les mers, soit dans les rivières.

    Mais vous aurez en abomination tous ceux qui n'ont pas des nageoires et des écailles, parmi tout ce qui se meut dans les eaux et tout ce qui est vivant dans les eaux, soit dans les mers, soit dans les rivières. » Lévitique 11 :9-10

    -  Enfin, les interdictions de la Torah concernent également les reptiles et il est reconnu que les reptiles ont une faible valeur alimentaire, une mauvaise conservation et sont fréquemment responsables de salmonelloses et de maladies virales, type encéphalo-myélite.

     

     D.ieu connaît mieux que quiconque Sa Création et c’est pour cela qu’Il a renseigné les hommes au sujet de ce qu’ils peuvent manger, et de ce qu’ils ne peuvent pas manger. En effet tous les animaux n’ont pas été créés pour être mangés, c’est pour cela que D.ieu dit :

     

    « Telle est la loi touchant les animaux, les oiseaux, tous les êtres vivants qui se meuvent dans les eaux, et tous les êtres qui rampent sur la terre, afin que vous distinguiez ce qui est impur et ce qui est pur, l'animal qui se mange et l'animal qui ne se mange pas. » (Lévitique 11 :46-47)

     

    Ces prescriptions ne sont pas là par caprice ou par commandement arbitraire mais bel et bien pour notre bien car notre Père céleste veut le bien de Ses créatures.

     

     2.     Qu’est ce que Yeshoua (Jésus) est venu accomplir ? Qu’elle devait être la finalité de sa venue ? Qu’a-t-il changé ?

     

     L’épitre aux Hébreux est l’explication détaillée de ce que le Mashiah
    (Christ ) est venu accomplir. Dès le verset 3 du premier chapitre elle dit « Il a fait la purification des péchés ». Le Mashiah (Christ) est donc venu accomplir l’œuvre de purification des péchés commencée jadis aux temps de Moise. Cette œuvre de purification a commencée dès le temps où Adam et Eve ont commis l’acte qui nous plongea dans les ténèbres. En effet Révélation 13 :8 déclare que « l’Agneau a été immolé avant la fondation du monde ».

     

    Le mot « monde » dans ce verset ne se rapporte pas à la fondation de la Terre en tant que Création mais à la fondation du monde dirigé par Satan. Cela signifie qu’à partir du moment où le monde a commencé à être dirigé par Satan, D.ieu avait déjà devant Lui la solution pour le salut. Satan et ceux qui le suivent avaient déjà crucifié le Fils car d’entrée de jeu, le Fils ne pouvait être que l’unique solution de cette chute. De plus, D.ieu est dans le présent, devant Lui il n’y a ni passé, ni futur alors à l’instant même où le monde est entré dans la rébellion, le Fils était déjà immolé car devant D.ieu, il n’y a pas de Temps, tout se déroule au même moment.

     

    L’enseignement du Tanakh avait pour seul but, l’accomplissement de l’œuvre expiatoire de D.ieu par Yeshoua Ha Mashiah (Jésus Christ). Cette œuvre s’est commencée et terminée au moment même où Eve mangea le fruit.

     

    Bref, laissons de coté cela pour le moment et revenons au sujet. Ceux qui se plaisent à dire sans cesse que la Loi de Moise appartient désormais au passé, et que ce n’est plus qu’un vulgaire document que les chrétiens n’ont plus à observer scandent souvent le verset de Romains 10 :4. Dans la plupart des traductions ce verset est rendu comme suit : « Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. ».

    Mais la vérité est que le grec « telos », qui a donné en français le mot « téléologie » signifie habituellement « but, dessein, consommation » et non « cessation ou terminaison ».

    Le Messie n’est pas la fin de la Torah, il est LE BUT que vise la Torah. C’est ce que Paul met en évidence en Romains 10 :13 et Romains 9 :30. La traduction correcte de Romains 10 :4 est donc « le but que vise la Torah, c’est le Messie, qui offre la justification à tous ceux qui lui font confiance ».

     

    Le Messie ne devait pas venir pour abolir la Torah, mais pour l’expliquer. Et lorsque l’on regarde le sermon sur la montagne de Matthieu chapitre 5, 6, et 7, on voit bien que Yeshoua (Jésus) complète et explique la Torah, mais en aucun cas il ne l’abolit. La traduction correcte du terme « plerôsai » traduit par « accomplit » en Matthieu 5 :17 devrait plutôt etre « compléter », ce qui collerait mieux avec ce que Jésus dit ensuite :

     

    « Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. » Matthieu 5 :18

     

    Ainsi, comme le dit Romains 10 :4, Mashiah (Christ) est le but que vise la Torah, il est son accomplissement, son explication. Et comme le confirme Hébreux 1 :3, il est venu terminer l’œuvre expiatoire commencée dans la Loi de Moise :

     

    « et qui, étant le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts, » Hébreux 1 :3

     

    En effet pour rappeler aux Juifs leur condition de pécheurs, "YeHoWaH "  (ou plutôt Yah Wéh) couvrait la naissance (Lévitique 12 :1-8) et la mort (Nombres 19 :1-13) d’un sacrifice visant à couvrir le péché. Il est précisé en Nombres 19 :9 que ces sacrifices étaient « pour le péché ». Cela rappelle l’existence du péché originel, corroborant par là-même l’épitre aux Hébreux affirmant que ces choses étaient « l’ombre des choses à venir » (Hébreux 10 :1).

     

    Et quelles étaient ces choses à venir ? Ces choses excellentes à venir, c’était les choses qui allaient faire ce que la Torah ne pouvais pas faire, à savoir, nous sauver :

     

    « Mais l'Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Yeshoua Ha Mashiah (Jésus Christ) à ceux qui croient. » Galates 3 :22

     

    « Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché. » Romains 3 :20

     

    La raison ultime pour laquelle le Mashiah (Christ) est venu sur terre est de finaliser d’une manière parfaite et définitive tout ce que la Torah avait mis en place pour recouvrir le péché. Il est venu accomplir et finaliser tout le système sacrificiel mis en place par D.ieu dans la Torah concernant de près ou de loin le péché. Y compris dans les fêtes de l’Eternel-YHWH, tel que Pessah (la Pâque) par exemple. Cette fête symbolisait le passage de l’Eternel pour un jugement sur l’Egypte tandis qu’Israël était épargnée à cause du sang placé sur les linteaux et les poteaux de leur maison (Exode 12). 2000 ans plus tard, le jour même de Pessah, Yeshoua (Jésus) était mit à mort sur une croix à Jérusalem. Ce sacrifice expiatoire marquait la libération de tout ceux qui avaient reconnus en Yeshoua (Jésus) le Messie promis qui devait venir purifier le péché du peuple (Esaie 53 :5-12). Mashiah (Christ) a accompli cette fête qui avait un caractère prophétique.

     

    Tout ce que Mashiah (Christ) est venu accomplir, c’est tout ce qui, dans la Torah, touchait de près ou de loin à l’expiation du péché. Et l’épitre aux Hébreux l’explique merveilleusement. L’auteur de cette épitre ne dit à aucun endroit que la Torah ne doit plus être suivie, il montre que les seules choses qui ont été clouées à la croix avec Mashiah (Christ) sont toutes les choses qui étaient liées au péché, incluant donc les 7 fêtes de l’Eternel-YHWH, les sacrifices d’animaux, l’organisation du Temple, etc… Cela est confirmé également dans Colossiens 2 :14 et Ephésiens 2 :15-16 :

     

    « Il a effacé avec ses ordonnances l’acte manuscrit qui nous était contraire et il l’a fait disparaître en le clouant sur la croix » (Colossiens 2 :14, Chouraqui)

     

    « Ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix. » Ephésiens 2 :15

     

    Tout ce qui ne rentre pas dans la catégorie du système sacrificiel et du système d’expiation n’est en aucun cas aboli ou rendu caduque. Ceux qui disent que les prescriptions alimentaires de Lévitique chapitre 11 ont été abolies n’ont pas compris ce que le Mashiah (Christ) est venu faire. Ce que Yeshua est venu faire est détaillé dans l’épitre aux Hébreux, notamment au chapitre 9, dont je reproduis ici un extrait :

     

    « Mais "Christ" est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n'est pas construit de main d'homme, c'est-à-dire, qui n'est pas de cette création; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d'une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de "Christ", qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à D.ieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le D.ieu vivant! » (Hébreux 9 :11-14)

     

    Or les prescriptions alimentaires de Lévitique 11 n’étaient nullement des prophéties, des préfigurations, des ombres de choses à venir, ou des choses nécessitant un quelconque accomplissement. Comme nous venons de le voir, ces prescriptions n’entrent pas dans la catégorie des choses que Yeshoua (Jésus) est venu accomplir et compléter. Ce qu’il est venu accomplir, c’est l’œuvre salvatrice que D.ieu avait prévus afin que quiconque croit en Son Fils ne périsse point, mais qu’il est le vie éternelle (Jean 3 :16), et donc de tout ce qui avait été mis en place dans la Loi en vue des choses à venir.

    Mais les règles alimentaires du pur et de l’impur sont des règles d’hygiène et de santé à suivre afin d’utiliser la Création de D.ieu tel qu’Il l’a créée. Car la nature dans laquelle nous vivons est régie par des lois, et comporte des animaux propres à la consommation et d’autres qui sont là uniquement pour le cycle écologique et le bien être naturel :

     

    «  Telle est la loi touchant les animaux, les oiseaux, tous les êtres vivants qui se meuvent dans les eaux, et tous les êtres qui rampent sur la terre, afin que vous distinguiez ce qui est impur et ce qui est pur, l'animal qui se mange et l'animal qui ne se mange pas. » Lévitique 11 :46-47

     

    Les prescriptions alimentaires n’avaient aucunes raisons d’être abolies, accomplies, ou modifiées car elles ne rentrent pas dans le cadre des choses que le Mashiah (Christ) a cloué à la Croix, à savoir l’organisation du Temple (qui le préfigurait lui-même), et le système sacrificiel. Elles sont donc toujours à appliquer.

     

    3.Y a-t-il des versets qui autorisent à ne plus suivre ces prescriptions ?

     

     A la lumière de toutes ces choses, comment cela se fait-il que la majorité des "chrétiens" mangent du porc, du lapin, des crevettes, du crabe, etc., alors que ces choses sont interdites dans la Bible ? Y a-t-il des versets les autorisant à faire cela ?

     

    Les "chrétiens" qui disent que les prescriptions alimentaires de la Loi de Moise ont été abolies par la Nouvelle Alliance (B’reshit Adasha) seront en effet en mesure de sortir de nombreux versets qui tendraient à démontrer que nous pouvons désormais manger tout ce qui était interdit dans Lévitique chapitre 11. D’avance nous disons ici que D.ieu l’Unique ne se contredit pas, que Celui qui a créer le Ciel et la Terre ne revient jamais sur Sa Parole selon qu’il est dit :

     

    « Comme la pluie et la neige descendent des cieux, Et n'y retournent pas Sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les plantes, Sans avoir donné de la semence au semeur Et du pain à celui qui mange, Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté Et accompli mes desseins. » (Esaie 55 :10-11)

     

    Notons qu’il est dit dans ce verset que la Parole de D.ieu ne retourne pas à Lui (ne s’accomplit pas) tant qu’elle n’a pas accompli ses desseins. En gros, tant qu’elle n’a pas accompli le but pour lequel elle avait été prononcée. Ceci est le seul critère pour lequel une parole de D.ieu peut changer d’application ou d’interprétation. Mais nous avons vu précédemment que les prescriptions alimentaires de lévitique 11 n’avaient pas été donnés pour un dessein ou pour un sens prophétique particulier, si ce n’est pour notre santé alimentaire. Ainsi nous le répétons, il n’y a aucune raison pour laquelle ces paroles devraient changer.

     

    Quoiqu’il en soit nous avons dit que ceux qui ne suivent plus ces prescriptions sont en capacité de défendre leur position par de nombreux versets. Mais ces versets autorisent-ils réellement à ne plus suivre la loi sur le pur et l’impur ? C’est ce que nous nous proposons d’examiner ici, en prenant chaque verset un par un, susceptible de contredire l’application de Lévitique 11 pour les "chrétiens".

     

    a. Le passage de Marc 7 :1-23

     

    Le passage le plus fréquemment utilisé pour légitimer le droit à ne plus suivre les prescriptions alimentaires du pur et de l’impur est le passage de l’Evangile de Marc, chapitre 7 versets 1 à 23. Dans la plupart des traductions, ce passage est traduit comme suit :

     

    « Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, s'assemblèrent auprès de Yeshoua (Jésus). Ils virent quelques-uns de ses disciples prendre leurs repas avec des mains impures, c'est-à-dire, non lavées. Or, les pharisiens et tous les Juifs ne mangent pas sans s'être lavé soigneusement les mains, conformément à la tradition des anciens; et, quand ils reviennent de la place publique, ils ne mangent qu'après s'être purifiés. Ils ont encore beaucoup d'autres observances traditionnelles, comme le lavage des coupes, des cruches et des vases d'airain. Et les pharisiens et les scribes lui demandèrent: Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas avec des mains impures? Jésus leur répondit: Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu'il est écrit: Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son coeur est éloigné de moi. C'est en vain qu'ils m'honorent, En donnant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. Vous abandonnez le commandement de D.ieu, et vous observez la tradition des hommes.

    Il leur dit encore: Vous anéantissez fort bien le commandement de D.ieu, pour garder votre tradition. Car Moïse a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites: Si un homme dit à son père ou à sa mère: Ce dont j'aurais pu t'assister est corban, c'est-à-dire, une offrande à D.ieu, vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère, annulant ainsi la parole de D.ieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d'autres choses semblables. Ensuite, ayant de nouveau appelé la foule à lui, il lui dit: Écoutez-moi tous, et comprenez. Il n'est hors de l'homme rien qui, entrant en lui, puisse le souiller; mais ce qui sort de l'homme, c'est ce qui le souille. Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende. Lorsqu'il fut entré dans la maison, loin de la foule, ses disciples l'interrogèrent sur cette parabole. Il leur dit: Vous aussi, êtes-vous donc sans intelligence? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui du dehors entre dans l'homme ne peut le souiller? Car cela n'entre pas dans son coeur, mais dans son ventre, puis s'en va dans les lieux secrets, qui purifient tous les aliments. Il dit encore: Ce qui sort de l'homme, c'est ce qui souille l'homme. Car c'est du dedans, c'est du coeur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l'homme. » (Marc 7 :1-23)

     

    Dans certaines traductions comme celle de l’Alliance Biblique Universelle, les traducteurs ont rajouté à la fin du verset 19 « par ces paroles, Yeshoua (Jésus) rendait donc purs tous les aliments » (!). Cette phrase se retrouve dans le codex Sinaiticus et le codex Alexandrinus seulement, et non dans les autres manuscrits bibliques. Il a été démontré que le codex Sinaiticus manque énormément de fiabilité car ayant subi des retouches visibles à l’œil nu sur le document manuscrit. Il existe deux groupes de manuscrits sur lesquels les traducteurs se basent pour établir leurs traductions. Le Texte Reçu appelé aussi Texte Authentique, Texte Pur, Texte Traditionnel et le Texte Minoritaire appelé aussi Texte Minoritaire. Ces deux codex sont issus du groupement « Texte Minoritaire », et comme son nom l’indique ces manuscrits ne sont pas majoritaires mais minoritaires et loin de faire l’unanimité. Cette phrase est donc à rejeter car relevant d’un ajout évident. Les Traductions sérieuses tel que la Bible Martin, Ostervald, Segond 1910, Olivetan, et Darby ne contiennent pas cette phrase qui ne se trouve pas dans les manuscrits.

    Quoiqu’il en soit, si l’on comprend ce passage comme voulant dire que nous pouvons maintenant manger de tout, alors cela pose deux problèmes : Le premier est que Yeshoua (Jésus) se permettrait de contredire ce que son Père a déclaré dans le Lévitique et le Deutéronome. Le second, est que cela le disqualifierait en tant que Messie car il contredirait la Torah d’une manière claire et la Torah indique que quiconque la contredit, quand bien même il ferait des miracles, devrait être rejeté comme faux prophète (Deutéronome 13 :1-6). Ainsi il doit nécessairement y avoir une autre interprétation à ce passage.

     

    Les Pharisiens viennent reprocher à Yeshoua (Jésus) et ses disciples de ne pas se laver les mains avant le repas en faisant passer cette tradition pour un commandement de D.ieu alors que ce n’en est pas un. Par cette tradition, les Pharisiens déclaraient que celui qui ne s’était pas lavé les mains rendait sa nourriture impure. Ils se permettaient donc de passer au-delà de la Loi de D.ieu du pur et de l’impur, car avec cette tradition, ils pouvaient déclarer un aliment impur, même si Lévitique 11 :47 le considérait comme pur. Leur tradition rendait cet aliment impur, alors que D.ieu le déclare pur, qui sont-ils donc pour déclarer pur ce que D.ieu déclare impur ? Pourquoi ajoutent-ils des fausses traditions en imposant un fardeau sur le dos du peuple que D.ieu Lui-même n’a pas demandé ? Et c’est cela que Yeshoua (Jésus) leur reproche en disant « Vous annulez la Parole de D.ieu au profit de votre tradition », mais en aucun cas il dit ici que les prescriptions alimentaires sont abolies, soutenir cela serait sortir le passage de son contexte. En effet il est grave d’etre plus royaliste que le roi, en déclarant une chose impure alors que le Créateur la déclare pure.

     

    De plus, après avoir reproché aux Pharisiens de faire passer leur tradition avant les commandements de D.ieu, Yeshoua (Jésus) va-t-il lui-même annuler Lévitique 11 sans motif ? Bien sur que non, ce serait hypocrite de reprocher aux autres ce que l’on fait soi-même. Yeshoua (Jésus) a parlé ici en parabole et non au sens littéral. Yeshoua (Jésus) explique qu’il parle ici de la pureté de cœur : quoique l’on mange, cela ne va pas dans notre cœur. Mais ce qui nous rend mauvais provient de notre cœur. Ainsi, il n’est pas question ici de la loi sur le pur et l’impur.
    Voir aussi: http://jyhamon.eklablog.com/yeshoua-declarait-purs-tous-les-aliments-non-a91650621

     

     b. Les passages de 1 Timothée 4 :1-5 et Colossiens 2 :18-23

     

    Ces passages sont également fréquemment cités. Les voici :

     

    « Mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier, et de s'abstenir d'aliments que D.ieu a créés pour qu'ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité. Car tout ce que D.ieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu'on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de D.ieu et par la prière. » (1 Timothée 4 :1-5)

     

    « Qu'aucun homme, sous une apparence d'humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu'il s'abandonne à ses visions et qu'il est enflé d'un vain orgueil par ses pensées charnelles, sans s'attacher au chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l'accroissement que D.ieu donne. Si vous êtes morts avec "Christ" aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes: Ne prends pas! ne goûte pas! ne touche pas! préceptes qui tous deviennent pernicieux par l'abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes? Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu'ils indiquent un culte volontaire, de l'humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair. » (Colossiens 2 :18-23)

     

    Ces passages sont utilisés pour montrer que les prescriptions alimentaires de la Torah sont abolies et que nous pouvons désormais manger de tout. Dans ces passages, Paul dit de ces presciptions qu’elles sont des « esprits séducteurs », des « doctrines de démons », des « rudiments du monde », et des « doctrines d’hommes ».

     

    Mais de quelles prescriptions parle Paul ici ? Peut-il parler ici des prescriptions alimentaires de la Loi de Moise alors que Lévitique 11 :1 précise que c’est D.ieu Lui-même qui les as données ?

     

    « L'Éternel-YHWH parla à Moïse et à Aaron, et leur dit: Parlez aux enfants d'Israël, et dites: Voici les animaux dont vous mangerez parmi toutes les bêtes qui sont sur la terre. » (Lévitique 11 :1-2)

     

    « Vous pratiquerez mes ordonnances, et vous observerez mes lois: vous les suivrez. Je suis l'Éternel-YHWH, votre D.ieu. Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l'homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l'Éternel-YHWH. » Lévitique 18 :4-5

     

     

    Paul pouvait-il dire cela de la Torah de D.ieu, lui qui avait été élevé dans la plus stricte tradition juive et qui en était d’ailleurs si fier :

     

    « Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. » (Actes 22 :3)

     

    Assurément que non. Paul ne parle ici en aucun cas de la loi sur le Pur et l’Impur, transmise déjà depuis l’époque de Noé. Il combat ici les doctrines gnostiques, très fortement répandues entre le 1er et le 7ème siècle de notre ère. Les gnostiques avaient une conception dualiste du monde. Ils considéraient le monde physique comme mauvais et néfaste pour l’esprit. Ainsi, ils s’abstenaient de tous désirs charnels comme le sexe, et pratiquaient un ascétisme extrême (privation de nourriture), pensant par là élever leur spiritualité. Paul dit de ces choses qu’elles ont « l’apparence d’humilité » et « l’apparence de sagesse » (Colossiens 2 :18,23), mais qui sont en réalité « pernicieux » (2 :22). Et Paul l’explique en citant Genèse 1 :31 dans 1 Timothée 4 :4 disant que : « D.ieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. » pourvu qu’on le prenne avec « action de grâces » (1 Timothée 4 :4). En effet le sexe, ainsi que les aliments ont été créés par D.ieu et déclarés bons par lui-même en Genèse. Ils ne sont donc pas mauvais comme l’enseigne les gnostiques. Toute chose que D.ieu a créé est bonne, utile, et parfaite à condition que l’on utilise correctement, avec « action de grâce », c'est-à-dire conformément à la manière dont D.ieu veut qu’on l’utilise. Le sexe est quelque chose de bon, à condition qu’il soit pratiqué dans le cadre du mariage, avec amour pour son conjoint/conjointe afin de lui faire plaisir et de lui manifester de l’affection et de la tendresse. Si le sexe n’est pas pratiqué selon les normes pour lequel D.ieu l'a créé alors cette pratique est mauvaise, même si en lui-même il reste bon car ayant été créé par D.ieu. Pour les aliments c’est pareil. Le porc est quelque chose d’impur à la consommation mais est « bon » car D.ieu l’a créé pour un but, il ne se mange pas mais est quand même une création de D.ieu. Le sexe dans le cadre du mariage, et les aliments dans le cadre du pur et de l’impur sont quelque chose de bon, utilisés avec « actions de grâces ».

     

    Une fois encore, il n’est pas question ici d’abolition des prescriptions alimentaires de D.ieu. Le passage doit être lu et compris dans son contexte.

     

     c. Les passages de Romains 14 :14 et 1 Corinthiens 8 :25

     

    Voici ce que disent ces passages :

     

    « Je sais, et je suis persuadé dans le seigneur Yeshoua (Jésus), que rien n'est souillé par soi-même, sauf qu'à celui qui croit qu'une chose est souillée, elle lui est souillée. » (Romains 14 :14)

     

    « Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience; » (1 Corinthiens 8 :25)

     

    L’une des mesures de rigueur du Judaïsme du premier siècle était de ne pas manger à la table des non-juifs, ni de manger de la nourriture qui aurait été préparée par eux. Cette mesure n’existe pas dans la Torah. Les rabbins ont dû mettre en place cette règle afin d’éviter au maximum tout type de contamination rituelle. Ici, Paul parle de Juifs qui se retrouveraient à la même table que des non-juifs et qui par crainte et par doute, préfèrent s’abstenir de manger de la viande de peur que celle-ci soit sacrifiée à une idole. Au verset 2, Paul les qualifie de « faibles » car ils s’abstiennent de viande et ne mangent que des légumes.

    Ici encore, par la mention de ceux qui ne mangent que des légumes on voit que la discussion ne porte pas sur la loi du pur et de l’impur du Lévitique car cette dernière ne parle à aucun moment de s’abstenir de viande pour ne manger que des légumes.

     

    Au verset 6, Paul dit que dans tous les cas, celui qui, dans cette situation de rapport avec les non-juifs mange quand même, il le fait pour la gloire de D.ieu car c’est par respect pour ce que D.ieu a déclaré pur qu’il le fait. De même celui qui ne mange pas, ne mange pas pour la gloire de D.ieu car n’étant pas sûr que cette nourriture est autorisée, il préfère s’en abstenir par crainte de D.ieu. Aux versets 22 et 23 Paul conclut en disant que chacun doit agir selon sa foi et sa conviction car tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

     

    Dans 1 Corinthiens 10 :25 Paul dira de manger tout ce qui se vend sur le marché en gardant à l’esprit la loi du pur et de l’impur. Ainsi si l’on trouve une viande sur le marché appartenant à la catégorie des viandes pures, nous pouvons la consommer sans nous enquérir de quelque chose par motif de conscience, hormis si quelqu'un vient nous dire que cette viande a été donnée en sacrifice. Là, il faut s’en abstenir même si elle fait partie de la classification des viandes pures.

     

    1 Corinthiens 8 :31 nous dit de tout faire pour la gloire de D.ieu or comment prendre un repas à la gloire de D.ieu si ce repas n’est pas conforme à Ses exigences alimentaires ?

     

    Ainsi dans Romains 14 il est question de ceux qui, étant faibles dans la foi préfèrent s’abstenir de toutes choses pouvant être susceptibles d’avoir été sacrifiées à une idole, y compris le vin (verset 21) car dans le monde païen, la première goutte de toute cuve de vin était sacrifiée aux dieux du vin.

    Au final, pour comprendre pleinement le sens de Romains 14, il faut comprendre le sens du mot Koïnos (commun) et Akathartos (impur). Le mot Koïnos fait référence aux aliments qui seraient purs (selon la Loi) si l’être humain ne l’avait pas rendu impropre à la consommation.

     

    Prenons un exemple. Le bœuf est pur selon la Loi. Mais selon la tradition des Pharisiens le bœuf devient impur si on le mange sans s’être lavé les mains au préalable. Autre exemple avec le bœuf toujours, qui est un aliment propre à la consommation. Il devient impur s’il est sacrifié à une idole. Ainsi c’est ce qu’en font les humains qui le rende impur même s’il est officiellement pur. C’est en ce sens qu’on emploie le mot « koïnos ».

     

    Le mot « akathartos » lui, qualifie les animaux jugés impurs par la Loi de Moise. Et dans le verset de Romains 14 :14 c’est précisément le mot koïnos qui est employé et non pas le mot akathartos. Malheureusement, ce passage est presqu’universellement appliqué de manière incorrecte aux règles concernant les animaux purs et impurs comme si Paul avait écrit « il n’y a rien de souillé (akathartos) en soi ».

     

     d. Le passage de Actes 10.

     

    Un autre passage couramment cité est le suivant, celui de Actes 10 :9-23 :

     

    « Le lendemain, comme ils étaient en route, et qu'ils approchaient de la ville, Pierre monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier. Il eut faim, et il voulut manger. Pendant qu'on lui préparait à manger, il tomba en extase.

    Il vit le ciel ouvert, et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s'abaissait vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel.

    Et une voix lui dit: Lève-toi, Pierre, tue et mange. Mais Pierre dit: Non, Seigneur, car je n'ai jamais rien mangé de souillé ni d'impur. Et pour la seconde fois la voix se fit encore entendre à lui: Ce que D.ieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé. Cela arriva jusqu'à trois fois; et aussitôt après, l'objet fut retiré dans le ciel. Tandis que Pierre ne savait en lui-même que penser du sens de la vision qu'il avait eue, voici, les hommes envoyés par Corneille, s'étant informés de la maison de Simon, se présentèrent à la porte, et demandèrent à haute voix si c'était là que logeait Simon, surnommé Pierre. Et comme Pierre était à réfléchir sur la vision, l'Esprit lui dit: Voici, trois hommes te demandent; lève-toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c'est moi qui les ai envoyés. Pierre donc descendit, et il dit à ces hommes: Voici, je suis celui que vous cherchez; quel est le motif qui vous amène? Ils répondirent: Corneille, centenier, homme juste et craignant D.ieu, et de qui toute la nation des Juifs rend un bon témoignage, a été divinement averti par un saint ange de te faire venir dans sa maison et d'entendre tes paroles. Pierre donc les fit entrer, et les logea. Le lendemain, il se leva, et partit avec eux. Quelques-uns des frères de Joppé l'accompagnèrent. »

     

    Tout d’abord, il faut constater que Pierre respectait la Loi du pur et de l’impur et différenciait bien ce qui était pur de ce qui ne l’était pas (verset 14). Aucun verset, ni aucun élément n’indique qu’il a abandonné cette différenciation à la suite du songe. Pierre n’a donc jamais appliqué cette vision comme la majorité des chrétiens l’appliquent et il n’a jamais compris cela comme étant une autorisation de ne plus respecter les exigences alimentaires de Lévitique 11. Tout simplement parce que ce serait illogique, étant donné que c’est D.ieu Lui-même qui a donné ces exigences par l’intermédiaire du prophète Moise, le socle de la Révélation. Il n’y a donc aucune raison que D.ieu revienne sur Sa Parole. Au départ, Pierre ne comprenait pas la signification de la vision, mais lorsqu’il l’eut comprise il exposa très clairement l’explication de cette vision et ce que le Père voulait lui faire comprendre par cela. Il dit :

     

    « Vous savez, leur dit-il, qu'il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger ou d'entrer chez lui; mais D.ieu m'a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur. » (v.28)

    « Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: En vérité, je reconnais que D.ieu ne fait point acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable. » (v.34 et 35)

     

    On le voit, Pierre n’a jamais appliqué ce songe aux prescriptions alimentaires et l’explication que le Saint Esprit lui révéla ne concerne nullement les aliments purs et impurs. Cependant, il concerne tout de même une autre distinction entre pur et impur : celle des peuples, Nation d’Israël/autres Nations. Les Nations étaient appelés les goy (goïm) et considérés comme impurs, peuples avec lesquels le peuple élu ne devait pas se mélanger ni se lier. D’autres traditions rabbiniques sont plus tard venues rajouter des interdits comme le fait de ne pas manger à la table des goy (païens), ni même de rentrer dans leurs maisons de peur de se souiller. C’est ce que Pierre explique en disant :

     

    « Vous savez, leur dit-il, qu'il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger ou d'entrer chez lui; mais D.ieu m'a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur. » (v.28)

     

    Et c’était cela le but de la vision que Pierre a eue, à savoir que désormais, la grâce de D.ieu ne se restreignait plus au seul peuple d’Israël mais s’étendait à tous les peuples et toutes les Nations. Il fallait donc maintenant aller vers ceux qui étaient autrefois considérés comme impurs, et leur enseigner les voies du vrai D.ieu, YHWH (lire Romains 11 :13-25 pour l’explication détaillée de l’expansion de la grâce). Pierre confirmera une nouvelle fois que le but de cette vision était de lui faire comprendre cela en disant :

     

    « Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: En vérité, je reconnais que D.ieu ne fait point acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable. » (v.34 et 35)

     

    Cette vision est donc l’accomplissement de la promesse qui avait autrefois été formulée à Abraham en ces termes : « Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. » Genèse 12 :3. Cela s’appelle l’expansion de la Grace. Avec cette vision, Pierre compris donc que désormais, les goy (goïm) rentraient dans le plan de D.ieu et qu’il fallait désormais aller vers eux à la manière de Paul de Tarse.

    Pour résumer, nous pouvons décomposer ce passage en 5 parties :

     

    Incompréhension de Pierre (verset 17)

    Pierre réfléchit sur le sens de la vision. L’Esprit lui donne un ordre qui le met sur la voie de la compréhension (versets 19 et 20)

    Début de la compréhension (verset 28)

    Compréhension de l’Expansion de la Grace (verset 34 et 35)

    Confirmation de la compréhension en actes et en manifestation (versets 44 à 47)

     

    Je le répète donc, cette vision ne concernait en aucun cas une quelconque abolition de Lévitique 11 et Pierre ne l’a ni comprise, ni appliquée comme cela. Elle était une image destinée à faire comprendre le plan de D.ieu vis-à-vis des Nations.

     

     e. Le passage de Hébreux 9 :9-10

     

    Le dernier passage utilisé pour tenter d’abolir les prescriptions alimentaires que l’Eternel Créateur a données à Moise est le passage de Hébreux 9 :9-10 :

    « C'est une figure pour le temps actuel, où l'on présente des offrandes et des sacrifices qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte, et qui, avec les aliments, les boissons et les divers ablutions, étaient des ordonnances charnelles imposées seulement jusqu'à une époque de réformation. »

     

    La simple lecture de ce verset nous montre qu’il n’est pas question ici de parler au sujet des prescriptions alimentaires de Lévitique 11 parce que la Loi du Pur et de l’Impur ne parle pas de boissons, ni d’ablutions, il doit donc s’agir de quelque chose d’autre. Ce quelque chose c’est tout simplement l’organisation du Temple, qui lui, est concerné par les boissons et les ablutions. Ce verset nous parle donc de 3 choses : les aliments, les boissons, et les ablutions. Mais il s’agit des aliments, des boissons, et des ablutions incluses dans le fonctionnement du Temple et dans le fonctionnement des sacrifices et du culte rendus à YHWH. Pour les aliments :

     

    « Le sacrificateur brûlera cela sur l'autel. C'est l'aliment d'un sacrifice consumé par le feu devant l'Éternel-YHWH. » (Lévitique 3 :11)

     

    «  Ils seront saints pour leur D.ieu, et ils ne profaneront pas le nom de leur D.ieu; car ils offrent à l'Éternel-YHWH les sacrifices consumés par le feu, l'aliment de leur D.ieu: ils seront saints. » (Lévitique 21 :6)

     

    « Vous offrez sur mon autel des aliments impurs, Et vous dites: En quoi t'avons-nous profané? C'est en disant: La table de l'Éternel-YHWH est méprisable ! » (Malachie 1 :7)

     

    Pour les boissons :

     

    « Les libations seront d'un demi-hin de vin pour un taureau, d'un tiers de hin pour un bélier, et d'un quart de hin pour un agneau. C'est l'holocauste du commencement du mois, pour chaque mois, pour tous les mois de l'année. » (Nombres 28 :14)

     

    Pour les ablutions :

     

    « Tu feras une cuve d'airain, avec sa base d'airain, pour les ablutions; tu la placeras entre la tente d'assignation et l'autel, et tu y mettras de l'eau, avec laquelle Aaron et ses fils se laveront les mains et les pieds. » (Exode 30 :18-19)

     

    C’est de ces choses là que parle l’auteur de l’épitre aux Hébreux en disant que cela n’était que des ordonnances charnelles imposées jusqu’à une époque de réformation, c'est-à-dire jusqu’à l’époque où le Mashiah devait venir pour expliquer quel était le but et le rôle de ces prescriptions. Les preuves que l’auteur de l’épitre ne parle pas des prescriptions alimentaires sont donc premièrement que si c’était le cas il ne mettrait pas les ablutions et les boissons dans le même panier étant donné que Lévitique 11 ne parle pas des ablutions et des boissons. Deuxièmement, le chapitre ne parle pas du tout des ordonnances alimentaires mais bel et bien « des ordonnances relatives au culte » (Hébreux 9 :1). Tout le chapitre ne parle que de cela :

     

    « La première alliance avait aussi des ordonnances relatives au culte, et le sanctuaire terrestre. » (verset 1)

     

    « Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le saint des saints, renfermant l'autel d'or pour les parfums, et l'arche de l'alliance, entièrement recouverte d'or. Il y avait dans l'arche un vase d'or contenant la manne, la verge d'Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l'alliance. » (Versets 3 et 4)

     

    Dire que les versets 9 et 10 parlent tout à coup des prescriptions alimentaires, c’est retirer le passage de son contexte d’une manière évidente. L’épitre nous explique la raison pour laquelle les « ordonnances relatives au culte » devaient être abolies, car elles étaient toutes des images et des préfigurations de la venue de l’Agneau de D.ieu qui devait libérer son peuple de la servitude du péché, comme nous l’avons vu dans la seconde partie de cette étude.

     

    Mais les prescriptions de Lévitique 11 ne font pas parties des « ordonnances relatives au culte », mais ce sont des ordonnances touchant à la vie quotidienne et à la façon dont nous devons utiliser la Création de D.ieu pour notre bien.

     

     

    CONCLUSION DE L’ETUDE

     

    Comme nous l’avons vu, les prescriptions que l’Eternel-YHWH avait données par l’intermédiaire de Moise étaient des prescriptions immuables, des ordonnaces et des commandements donnés pour notre bien-etre et que rien n’autoriserait à ce que ces choses soient abolies. Il n’y aurait d’ailleurs aucun sens à ce que ces commandements soient modifiés puisqu’ils avaient été donnés pour notre bien, et qu’ils n’avaient pas de caractère prophétique, ils ne devaient donc pas attendre d’accomplissement spécifique mais devaient rester tels quels.

     

    Nous avons également vu qu’aucun verset de la B’reshit Adasha (Nouvelle Alliance- Nouveau Testament) n’autorise à ne plus suivre ces ordonnances, et que quiconque contredit la Torah doit etre puni de mort et déclaré faux prophète ( Deutéronome 13 :1-5). Ne pas suivre ces prescriptions, c’est aller contre la Torah et contre D.ieu et Son Christ, or nous savons que les Ecritures nous disent cela :

     

    « Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. » (1 Jean 2 :6)

     

    Cette parole nous dit que quiconque déclare demeurer en Yeshoua Ha Mashiah (Jésus Christ) doit "marcher comme Lui-même a marché". Or Yeshoua (Jésus) ne mangeait pas de porc, il ne mangeait pas de lapin, pas de fruits de mer ni de crustacés, et il se conformait aux prescriptions alimentaires de la Loi Mosaïque. Alors comment prétendre demeurer en lui, si nous mangeons du porc ou des crevettes, alors que lui s’en abstenait ? C’est là une hypocrisie évidente !

     

    Pour terminer, je dirais que ce point doit etre pris très au sérieux et ne doit en aucun cas etre négligé car l’Eternel-YHWH Lui-meme a déclaré cela en parlant du Jour de Sa colère :

     

    « Ceux qui se sanctifient et se purifient dans les jardins, Au milieu desquels ils vont un à un, Qui mangent de la chair de porc, Des choses abominables et des souris, Tous ceux-là périront, dit l'Éternel-YHWH. » (Esaie 66 :17)

     

    Il est dit que ceux qui mangent de la chair de porc périront le Jour de la Colère… Ainsi donc j’encourage tous mes frères et sœurs "chrétiens" à revoir en détail les enseignements que nos leaders nous ont transmis depuis des générations afin de voir si véritablement ils étaient véridiques, car la Vérité vaut mieux que la Tradition et un homme averti en vaut deux. Les Temps sont proches, D.ieu rassemblera Son peuple, analysons tout au travers des Saintes Ecritures car ce sont là une base solide et véridique nous permettant de discerner le Bien du Mal, le Vrai du Faux.

     

    Seigneur montre nous ta Vérité et fait que nous nous y conformions, et montre nous le Mensonge, et fait que nous nous en éloignons… Que le Shalom soit avec vous tous dans le nom du Seigneur Yeshoua Ha Mashiah (Jésus Christ). Amen !

     

    Sources et Bibliographie :

     

     

    • La Bible, la Sainte Parole de D.ieu.
    • « Le Nouveau Testament, Un Livre Juif », traduction de David H. Stern.
    • « L’Instructeur de Vérité » Chruch of God Publishing House, Salem, Virginie Occidentale, United States of America.
    • “Les points de Doctrines de l’Eglise de D.ieu” Chruch of God Publishing House, Salem, Virginie Occidentale, United States of America.
    • Blog Sabbath Keeper’s Name: http://radicalreformation.over-blog.com/
    • Blog de Jean Yves Hamon: http://jyhamon.eklablog.com/
    • Youtube et le Web pour les différents renseignements scientifiques.

     

    A consulter également :

     

     

    • « Bible et Archéologie » de Alfred Hoerth et John McRay
    • « Holocauste, où était D.ieu ? » d’Arthur Katz

     

     

     

    POUVONS-NOUS ("Chrétiens"), MANGER DU PORC, DES FRUITS DE MER... DE "TOUT" ?

     

    JYH
    28/11/2012

    Source: http://jyhamon.eklablog.com/pouvons-nous-disciples-manger-du-porc-des-fruits-de-mer-de-tout-a59819901

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  • Commentaires

    1
    Yves
    Vendredi 1er Novembre à 12:40

    Tout à fait d'accord avec ce très bon article, pourquoi cela n'est-il pas évident dans les églises ?

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