• Pourquoi s'intéresser aux Fêtes de l'Eternel?

    Je voudrais aborder dans les articles à venir le sujet des fêtes de l'Eternel. Quelles sont-elles et ont-elles un sens?

    JM Thobois a écrit un livre qui nous apporte un éclairage sur ce sujet. Je publie ci-dessous un extrait de  la préface de son ouvrage.

     Quelle importance ce sujet peut-il avoir pour le chrétien ?

     Selon certains, en effet, « nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce » et par conséquent toutes ces questions rituelles « évoquées » dans l’Ancien Testament ne nous concernent plus.

     D’autres pourront craindre qu’on cherche à « judaïser », à revenir sous la loi. Toutes ces raisons pourraient entraîner de  nombreux chrétiens à se désintéresser totalement d’un pareil sujet.

     

    Pourquoi s'intéresser aux Fêtes de l'Eternel?

     couverture livre de JM THOBOIS

      Pourquoi donc s'intéresser aux fêtes de l’Eternel ?

     Nous lisons dans l’épître de Paul aux Thessaloniciens que ces fêtes, tout comme les autres rites décrits dans la Torah (le Pentateuque), étaient l’ombre des choses à venir et la réalité dans le Messie (Thess 2 : 16-17). 

    L’ombre des choses à venir évidemment n’est pas la réalité, mais elle nous conduit vers la réalité et nous permet de mieux la comprendre. C’est la raison pour laquelle il nous est parfois difficile de saisir la réalité, parce que nous n’avons pas réalisé le sens prophétiques des fêtes de l’Eternel.C’est justement ce sens que nous voulons essayer de définir pour que nous puissions arriver à saisir la réalité qui est dans le Messie. Il n’est donc pas question de revenir « sous la loi », encore moins de « judaïser », mais bien au contraire, de mieux comprendre notre foi chrétienne, de mieux connaître les racines qui nous portent dont parle l’apôtre Paul et par conséquent, de mieux réaliser tout ce que nous avons dans l’alliance réalisée par le Messie Jésus.

    Les fêtes ne sont pas exactement ce que nous entendons par ce mot dans notre langue française. Elles sont en fait qualifiées en hébreu de « moadim », mot qui signifie littéralement « temps mis à part », temps fixé par Dieu pour un rendez-vous avec son peuple. 

    Certes, on peut rencontrer Dieu en tout temps et en tout lieu, mais il y a, comme le dira le prophète Esaïe au chapitre 45, des temps favorables, des temps où l’homme met son cœur tout entier dans une recherche de Dieu et prend les moyens pour cette recherche. Et c’est cette réalité psychologique de l’homme que Dieu a prise en compte en fixant à son peuple ces rendez-vous annuels qui marquent le cycle de l’année.

    Lorsque nous lisons Ephésiens 2, nous nous rendons compte que la culture biblique n’est pas une culture étrangère pour le chrétien. La culture n’est pas, comme on le pense notamment dans les milieux évangéliques, quelque chose de neutre. Mais la culture biblique est la seule culture qui ait une approbation divine.

    Toutes les autres cultures sont le reflet de la civilisation qui les a élaborées et par conséquent toutes ces cultures sont plus ou moins marquées par le péché. Seule la culture biblique, qu’elle ait été ou non appliquée par le peuple d’Israël, ou qu’elle l’ait été imparfaitement, ne change rien au fait que c’est la seule culture que Dieu reconnaisse et que Dieu approuve et qui soit remplie de toute la sagesse de Dieu.

    Certes, il est bien clair et il est bien évident que le non-juif n’est en rien obligé par cette culture, par ces traditions et par ces rites. Il est bien clair selon l’enseignement du Nouveau Testament que nous n’avons pas à pratiquer ces choses d’une manière précise comme le peuple d’Israël devait le faire, ne serait-ce que parce que l’essentiel de ces rites ne peuvent être accompli d’une manière véritable que sur la terre d’Israël.

     Mais, nous avons à apprendre, à comprendre le sens profond, le sens spirituel de ces choses.
    Nous avons à en comprendre, non seulement la signification spirituelle, mais aussi leur sens prophétique, ce qui nous permettra de mieux connaître la culture dans laquelle nous sommes impliqués car, qu’on le veuille ou non, à partir du moment où quelqu’un se tourne vers Jésus le Messie d’Israël, autant que le Sauveur des nations, il va devoir acquérir un minimum de culture biblique, c’est-à-dire de culture juive, sinon, il va rester étranger à sa foi, or nous dit Paul en Ephésiens 2 : « Vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors, mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu ! » En tant que chrétiens des nations, nous sommes greffés sur l’olivier d’Israël et par conséquent sur les racines d’Israël et notre foi ne peut nous être compréhensible que dans la mesure où nous comprenons ce que sont les racines qui nous portent. C’est le but de cet ouvrage, nous aider à mieux comprendre nos racines et par conséquent à porter davantage de fruits. 
    (extrait de la préface de l'ouvrage de JM THOBOIS sur les fêtes de l'Eternel)

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    Voici la liste des fêtes de l'Eternel ainsi que leurs dates et une brève explication de leurs significations.

     - La Fête de la Pâque : le 14 du mois de Nisan. Première pleine lune de printemps.

    - La Fête des Pains sans Levain : du 15 au 22 du mois de Nisan.

    - La Fête des Prémices : le premier jour de la semaine qui suit le shabbat de la Pâque du mois de Nisan.

    Cela pouvait être le 16 du mois, si le 15 était un shabbat. Sinon, il fallait attendre le premier jour de la semaine qui suivait le premier shabbat de la Pâque.

    - La Fête de Pentecôte : le 6 du mois de Sivan.

    - La Fête des Trompettes : le premier du mois de Tishri.

    - La Fête des Expiations : le 10 du mois de Tishri.

    - La Fête des Tabernacles : le 15 du mois de Tishri.

    Naturellement, il faut ajouter à ces fêtes , le shabbat qui est la Fête par excellence de l'Eternel.

    Vidéo pour ceux qui sont plus multimédia

     

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  • Commentaires

    1
    Jacquy Mengal
    Jeudi 20 Février 2014 à 11:09

    Bonjour,

    Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire dans un forum: les évangéliques parlent et écrivent beaucoup au sujet des fêtes bibliques, mais ils se gardent bien de les observer ! Et pour cause, ils préfèrent célébrer les fêtes païennes comme noël, les Pâques, etc.

    Pour eux, célébrer ces fêtes mentionnées dans le Premier testament revient à "judaïser" !

    Et bien cher monsieur Thobois, vous vous trompez; mais le pire est que vous trompez les gens qui vous lisent et vous suivent !

    Non, les 7 fêtes bibliques ne sont ni supprimées ni obsolètes. Bien au contraire, puisqu'elles sont "l'ombre des choses à venir", elles nous montrent et nous enseignent, par leur pratique, la signification réelle et prophétique de leur observance. C'est à dire le plan de Dieu pour son peuple et pour l'humanité entière.

    Les Apôtres et les premiers chrétien (Juifs et non-Juifs) observaient les fêtes de Dieu:

    - La fête de la Pâque (sans "S"): I Cor. 11: 33,

    - La fête des Pains azymes: Actes 20: 6;

    - La Pentecôte: Actes 2: 1, etc.

    Il y aura même une malédiction pour ceux qui ne célébreront pas la fête des Tabernacles dans le Millénium: Zacharie 14: 16 à 19.

    De plus, et contrairement à ce que monsieur Thobois affirme, toutes ces fêtes mentionnées dans les Ecritures peuvent et doivent être célébrées partout dans le monde, et plus seulement à Jérusalem: Lév. 23: 14.

    Non, mes amis, les fêtes de Dieu ne sont pas supprimées et en les respectant, vous ne judaïsez pas; vous observez simplement la volonté du Seigneur, Amen.

    Bien à vous.

    Jacquy

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