• Pratique juive du Shabbat

    Pratique juive du Shabbat

    Je vous présente une étude sur le shabbat sous le regard particulier historique et judaïque (publiée sur le site deborahetfrance), Elle nous renseigne non seulement sur la signification et le sens biblique du shabbat mais elle nous apporte un éclairage sur la pratique juive du Shabbat. Nombreuses de ces pratiques sont issues de la Tradition.

    Pour éviter tout extrémisme, rappelons-nous cependant que : 
    Yéshoua a dit :

    "le shabbat a été fait pour l'homme et non l'homme pour shabbat"... Marc 2:27
    "Le Fils de l'homme est Seigneur du Shabbat Mathieu 12:8



    Etude approfondie du Shabbat

    Le chabbat ou shabbat (hébreu : שבת -abstention) ou shabbes en yiddish est le jour de repos assigné au septième jour — le chiffre 7 se dit cheva en hébreu — de la semaine juive, qui commence le dimanche.

    Il est observé, du vendredi avant le coucher du soleil au samedi après la sortie des étoiles, par beaucoup de juifs, indépendamment de leur degré de pratique. Il existe des tableaux (lou'hot) des heures dites distribuées dans la plupart des communautés.

    « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour : c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié. » --Ex. 20:8-11 »

    Le shabbat est également jour chômé officiel en Israël, et outre les magasins, les transports publics ne fonctionnent pas.

    Le mot a donné « sabbat » en français, « sabbath » en anglais, « sabt » (السبت) en arabe, « chabat » (Շաբաթ) en arménien, « sábado » en espagnol, et « ŝabato » en espéranto.

    De façon plus indirecte, « samedi » en est dérivé à partir de « sambe-di » en vieux français, ainsi que « Samstag », « samedi » en allemand, à travers le gothique, sambaz-tac puis samez-tac.

    Le concept d'« année sabbatique » y est également associé, bien que le concept dérive aussi du concept juif de l'année de jachère chemitta.

     

    Étymologie

    La racine bilitère[1] de shabbat est shev (שב), d'où lashevet (לשבת), s'asseoir. Shabbat, bien que couramment rendu par « repos », signifie « abstention (du travail) », « cessation », qui comporte une nuance de repos, mais pas nécessairement, comme dans shevita, qui signifie « (faire la) grève » -- c'est une abstention active et voulue. En revanche, il n'y a pas de rapport (immédiat) entre shabbat (שָׁבַת) et cheva (שְּבַע).
    Yom chabbat ne signifie donc pas « le septième jour », qui se dit yom hachevii (יוֹם הַשְּׁבִיעִי), mais « le jour d'abstention », même s'il tombe le septième jour de chaque semaine.

    Ceci répond par ailleurs à la question théologique pourquoi Dieu, pourtant considéré comme omnipotent, se serait reposé. Selon la religion, l'abstention des activités quotidiennes humaines est pour l'homme l'occasion de se reposer, et de régénérer son âme.

     

    Institution biblique du chabbat

    Le chabbat trouve son origine dans la création du monde, début du livre référence du judaïsme.

    Toile de François Foucras : La création du monde.
    http://www.foucras-art.com/

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    Genèse 2:2-3 : Dieu acheva au septième jour Son œuvre, qu'il avait faite, et Il S'abstint au septième jour de toute son œuvre, qu'il avait faite.
    Et Dieu bénit le septième jour, et Il le sanctifia, car en ce jour, Il S'abstint de toute Son œuvre qu'il avait créée en la faisant.

    L'observance du shabbat est mentionnée en de nombreuses occurrences dans la Torah, les plus notables étant Exode 20:8-11 et Deutéronome 5:12-15.

    Exode 20:8-10
    Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.
    Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
    Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes.
    Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et Il s'est reposé le septième jour: c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié.


    Le Shabbat est présenté ici comme un trait d'union entre l'humain et le divin, créature et Créateur, marquant les deux rythmes, les synchronisant, chacun à son échelle. « Soyez saints comme je suis Saint »

    Deutéronome 5:12-15
    Observe le jour du repos, pour le sanctifier, comme l'Éternel, ton Dieu, te l'a ordonné.
    Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
    Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l'étranger qui est dans tes portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi.
    Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d'Égypte, et que l'Éternel, ton Dieu, t'en a fait sortir à main forte et à bras étendu : c'est pourquoi l'Éternel, ton Dieu, t'a ordonné d'observer le jour du repos.

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    Le shabbat n'est pas seulement le tribut à « Dieu le créateur » (Elohim), il est aussi celui à « Dieu le Sauveur » (YHWH), qui exige l'abolition des barrières non seulement professionnelles mais aussi sociales en ce jour. Toutefois, ainsi que le rappelle le Shema Israël, YHWH est Elohim, il est unique.

    Il existe d'autres occurrences importantes à Ex. 31:12-37,Ex. 35:2-3,Lev. 19:3,Lev. 19:30,Lev. 23:3, et Nu. 28:9-10.

    D'autres citations directes dans le Tanakh incluent Is. 56:4-6, Ezéchiel (ch. 20, 22, 23) et Neh. 9:14, sans compter les nombreuses allusions et citations dont le shabbat n'est pas le sujet central.

     

    Statut dans le judaïsme

    Le shabbat est le principe fondamental du judaïsme.Observer le shabbat, cesser tout travail à l’approche de la nuit de vendredi soir, c’est faire publiquement la profession de foi que Dieu a créé l’Univers en partant de rien, que Son Esprit domine la matière, qu’Il Est le Maître de notre force de travail, de notre vie.

    Source : Choulhan Aroukh abrégé du Grand Rabbin Ernest Weill, cité par Joseph-Elie Charbit, in Siddour Pata’h Eliyahou

    Le Tanakh et le Siddour (livre de prières juives) décrivent trois rôles au chabbat :

    • Une commémoration de la rédemption des israélites de l'esclavage en Égypte ;
    • Une commémoration de la création du monde par Dieu, et de l'abstention qu'il fit au septième jour ;
    • Un avant-goût du monde aux temps messianiques.

    Bien que la plupart des autres cultures et religions ne considèrent pas le shabbat comme un jour saint (exception faite des Sabbatarianistes), le judaïsme lui accorde au contraire un statut prééminent, quasiment inégalé, au sein des célébrations religieuses :

    • le shabbat est le premier jour saint mentionné dans le Tanakh, et Dieu fut le premier à l'observer (cf. supra).
    • la liturgie qualifie le shabbat de fiancée (kala), l'arrivée du shabbat, le vendredi soir, étant comparée à celle d'une fiancée, que tout le monde doit accueillir à l'entrée du foyer ou de la synagogue, et de reine (malka), qu'un festin accompagne pour son départ (Mélavè Malka, cf. infra).
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    • Le Sefer Torah est lu lors de la lecture de la Torah, partie intégrante de l'office du samedi matin, et la lecture est plus longue que celles du lundi et jeudi (instaurées par Ezra).
      La Torah, comportant 54 parachiot est entièrement lue au cours du cycle annuel, à raison d'une paracha par shabbat (parfois deux).
      À shabbat, la lecture est divisée en sept sections, encore une fois plus nombreuses que le nombre de sections lues lors d'une autre célébration, y compris Yom Kippour.
      Après la Torah est lue la haftara, passage des livres prophétiques.
    • Rabbi Chimon bar Yohaï a enseigné que le Messie viendrait le jour où tous les Juifs observeront correctement deux shabbats consécutifs (Talmudtraité chabbat 118).
      • si c'est sur l'enseignement de ce sage qu'est basé le Zohar, il ne faut pas y voir un message exclusivement ésotérique : l'observance impeccable d'un Shabbat requiert déjà des efforts fortement considérables de la part d'une personne (certains n'ont jamais observé un seul shabbat de leur vie) ; l'observance du Shabbat par l'ensemble d'un peuple, y inclus les assimilés et les apostats, et ce pendant plus d'un shabbat, donc pas pour « marquer un coup » mais de façon continue, voire routinière, reviendrait à dire de ce peuple qu'il possède de si grandes vertus que le royaume de Dieu serait déjà sur terre. (voir également mitzvah et principes de foi du judaïsme)

     

    Observance

    La table typique du shabbat : une coupe de kiddouch, deux hallot (recouvertes d'un napperon) et deux bougies.

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    Le shabbat est un jour de célébration autant que de prière. Trois repas meilleurs que l'ordinaire, les shalosh seoudot, sont offerts à la fin de chaque office :

    1. Seouda richona à Erev chabbat, le vendredi soir
    2. Seouda chenit après chaharit + Moussaf, le samedi, un peu après midi
    3. Seouda chlichit, entre Minha et Arvit de Motsei chabbat (la prière du soir qui clôture chabbat), en fin d'après-midi Les meilleures denrées sont réservées pour shabbat. Dans certains milieux moins favorisés, c'est le seul jour où l'on mange de la viande, bien qu'il n'y ait pas de stricte obligation à en consommer, comme ce serait le cas à Yom Tov.

    Melave Malka représente le dernier repas à la sortie de shabbat destiné à retarder le départ de ce jour saint: seuls les plus pratiquants ajoutent ce dernier repas. L'affluence des fidèles est également plus importante à shabbat qu'en semaine (même si elle n'égale pas Yom Kippour). Elle est pour certains le seul jour de pratique religieuse, un peu comme la messe dominicale chez les chrétiens.

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    Le shabbat étant un jour de fête et de réjouissance, tout jeûne est interdit. Tout autre jeûne que celui de Yom Kippour (qui n'est pas un jour de deuil malgré les signes extérieurs de mortification) tombant un shabbat doit être reporté au jeudi précédent, en règle générale. De même, les endeuillés en période de chiv'ah doivent se conduire « normalement » à shabbat, sans exprimer ouvertement les signes extérieurs de deuil (comme la Qeri'ah). Ils restent toutefois astreints au deuil en privé, ne se lavant pas et se réfrénant de toute activité joyeuse ou sexuelle.

     

    Activités prescrites

    Les rabbins interprètent Shamor vezakhor (Garde et souviens-toi) par une série de prohibitions d'activités (shamor) et d'activités spécifiques à ce jour (zakhor)., chamor et zakhor étant symbolisées par l'allumage de deux bougies avant l'entrée du shabbat (pas plus tard que 18 minutes avant l'heure prévue de coucher de soleil). Il s'agit d'une mitzvah spécifiquement réservée aux femmes (l'épouse ou la mère). Si l'épouse ne peut allumer les lumières (certaines utilisent de l'huile et non des bougies), c'est à l'homme de les allumer. De même, un homme vivant seul a le même devoir d'allumer ces lumières.

    Bien que la plupart des lois chabbatiques soient restrictives (cf. infra), le Talmud enseigne que le quatrième des Dix commandements contient les allusions aux prescriptions positives du shabbat, à savoir :

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    • la récitation du kiddouch chel yom chabbat (sanctification du jour de chabbat) sur une coupe de vin cacher, au commencement du shabbat, avant le premier repas (Séouda richona, cf supra) et après les prières du matin, lors du second repas (séouda chènit, cf. supra).
    • manger trois repas somptueux (cf. supra), les deux premiers repas devant être entamés avec deux tresses de 'hallah (pain traditionnel). Le troisième repas, la Seoudah chlichit, est généralement léger et souvent parve (neutre) ou halavi (laitier), ce qui contraste avec les précédents.
    • la récitation de la Havdalah, ou « séparation », à la fin de la nuit de samedi, réalisée sur une coupe de vin, des épices odorantes et une bougie à deux mèches.
    • le délice du shabbat (Oneg chabbat), obligation de profiter de ce jour et de s'en réjouir : beaux habits, bonnes chaussures, bonne nourriture etc. sont recommandés, et, dans une certaine mesure, les rapports conjugaux, pour autant que l'union soit légitime et que chaque partenaire en éprouve du plaisir.
    • l'honoration du shabbat (Kavod chabbat), en faisant un effort pendant la semaine afin de préparer chaque shabbat à venir. Ceci peut inclure une douche le vendredi soir (avant Shabbat), une coupe de cheveux, des vêtement spéciaux, de préférence beaux et confortables, mais aussi s'abstenir de tenir des conversations déplaisantes.

     

    Activités interdites

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    La loi juive interdit toute forme de melakha (au pluriel melakhot) à shabbat.
    Cette occurrence, qu'on traduit généralement par « travail » ne correspond ni à la définition usuelle, ni à la définition physique du travail. Elle provient de Gen. 2:2-3

    Gen 2:2: וַיִּשְׁבֹּת בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה
    Vayichbot bayom hachevyi mikol-melakhto acher assa
    (Et Il S'abstint au septième jour de toute sa 'melakha' qu'Il avait faite)

    Gen 2:3 : כִּי בוֹ שָׁבַת מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ, אֲשֶׁר-בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת
    Ki bo Shabbat mikol melakhto asher bara Elokim la'assot
    (car en ce jour Il S'abstint de toute la 'melakha' qu'Elohim avait créée pour la faire)

    Les Sages ont enseigné qu'il y a trois degrés de création :

    1. la beri'a, création ex nihilo ou de novo
    2. la yetsira, formation
    3. la assi'a, finition, passage de la forme à la fonction.

    Sur la base de juxtapositions de passages bibliques correspondants, ils ont interdit toutes les activités qui avaient été nécessaires à la construction du Tabernacle, en d'autres termes, les activités « de finition », ou qui, selon une autre interprétation, permettent d'exercer un contrôle sur l'environnement.

     

    Les 39 travaux interdits à chabbat

    Selon la Michna chabbat 7:2, ces activités sont :

    1. - Labourer
    2. - Semer
    3. - Moissonner (ou cueillir)
    4. - Lier en gerbes (amasser)
    5. - Battre les céréales pour les dégager
    6. - Vanner au vent
    7. - Trier pour séparer grains et déchets
    8. - Passer au crible pour trier
    9. - Moudre
    10. - Pétrir
    11. - Cuire au four
    12. - Tondre
    13. - Laver la laine
    14. - Peigner la laine
    15. - Teindre la laine
    16. - Filer
    17. - Ourdir
    18. - Faire des boucles de tissage pour lier
    19. - Tisser deux fils
    20. - Séparer deux fils de la trame
    21. - Faire un nœud
    22. - Défaire un nœud
    23. - Coudre deux points
    24. - Découdre
    25. - Capturer
    26. - Abattre la bête (tuer)
    27. - Écorcher ou dépecer
    28. - Tanner
    29. - Racler
    30. - Tracer des traits, régler, retirer les poils
    31. - Découper la peau
    32. - Écrire plus de deux signes ou lettres
    33. - Effacer plus de deux signes ou lettres (Gratter le parchemin pour écrire dessus)
    34. - Construire
    35. - Démolir (en vue de bâtir)
    36. - Éteindre un feu
    37. - Allumer un feu
    38. - Finir une œuvre
    39. - Transporter d’un domaine privé dans un domaine public, ou sur une distance de plus de quatre coudées dans le domaine public.

     

    Statut des prohibitions

    Chaque melakha entraîne des prohibitions dérivées. Par exemple, « produire un feu » s'étend à toute forme de courant ; « découdre » entraîne « déchirer », etc. En conséquence, la plupart des activités quotidiennes sont interdites.
    Réaliser une toledah (engendrement, c'est-à-dire activité directement dérivée) fait encourir une peine aussi sévère que l'accomplissement d'une melakha. Des activités plus indirectement dérivées, instituées par les Sages sous le nom de chevout, sont passibles de peines plus légères.

    Par ailleurs,les melakhot ne sont pas tant des activités que des « catégories d'activités ». Par exemple, le « tri » pour « séparer grains et déchets », qui devrait se rapporter aux travaux des champs, est à comprendre au sens talmudique, c'est-à-dire « séparation entre comestible et incomestible » : filtrer l'eau pour la rendre potable, ôter le noyau des pêches, les arêtes des poissons, etc. Le gefilte fisch, la traditionnelle « carpe farcie » a été inventée par les Ashkénazes pour pallier cette situation.
    Autre exemple, utiliser un interrupteur tombe sous l'activité de « construire » ou « démolir » (le mot hébreu pour définir cela peut être interprété comme « détruire en vue de reconstruire »). La solution classique est l'emploi de minuteries pré-réglées, encore que celle-ci ne fait pas l'unanimité parmi les Posqim.

    En clair, le Talmud interdit pratiquement toute activité de travail et recense trente-neuf activités prohibées qui sont adaptées au monde moderne par les Sages (cuisiner, saler les aliments, écrire, éteindre un feu, transporter un objet hors la ville, utiliser l'électricité -- si une lumière est allumée, on ne l'éteint pas, etc.)

     

    Limites à ces interdictions

    Lehadlik-Ner-Shel-ShabbatDans toute situation où sa vie est en danger (pikoua'h nefech), un Juif a le devoir de transgresser toute règle religieuse pouvant compromettre le sauvetage de cette vie. Bien que non réservée au shabbat, cette règle fut instituée après la mort de Hassidim qui avaient refusé de se défendre un shabbat lors de la révolte des Maccabées.
    Les règles de chevout peuvent être transgressées dans des situations moindres (ex : un patient grippé).
    Il importe de préciser qu'il ne s'agit pas d'une entorse aux règles tolérée, mais d'un devoir humain et religieux.

    D'autres principes légaux déterminent avec exactitude quelle activité constitue une profanation du chabbat.

    Exemple : principe du shinouï (changement) - une violation normalement sévère, comme l'écriture, ne le serait pas si l'acte a été réalisé de façon inhabituelle pour un jour de semaine, par exemple, écrire de la main gauche pour un droitier.
    Ce principe s'applique toutefois en post-facto (bedi avad) uniquement et dans des circonstances très spécifiques.

    Si les franges orthodoxes et « traditionalistes » du judaïsme adhèrent à ces prohibitions de façon littérale, les mouvements progressistes pensent que, s'il faut étudier ces prohibitions, comme part de la Loi juive, c'est en dernier ressort à chacun de choisir lesquelles suivre, ou s'il faut les suivre. Ils tolèrent par exemple l'écriture à des fins de loisir, puisque ça contribue à l'Oneg chabbat.

     

    Circonvenir légalement à la Loi

    Lorsqu'un besoin humain ou médical se présente, sans être une situation d'urgence, il est possible de réaliser des actes interdits à première vue en modifiant la technologie qui les réalise de façon à ne pas enfreindre la loi :

    • « l'ascenseur chabbatique » s'arrête à tous les étages, évitant aux gens d'appuyer sur les boutons d'appel et d'étage.
    • les minuteries évitent d'utiliser les interrupteurs. On peut aussi laisser la lumière ou l'appareil fonctionner toute la journée. À ne pas confondre avec certains « interrupteurs » spéciaux, confectionnés de sorte à ne pas allumer/éteindre la lumière au cas où on activait malencontreusement l'interrupteur.
    • il n'est permis de porter que ses vêtements. Comment porter ses clés ? Certains religieux ont trouvé la solution en les « incorporant », par exemple en les attachant à leur ceinture, de sorte qu'elles soient considérées comme des vêtements.

    Bien que dialectiquement et techniquement irréprochables, ces artifices ne sont pas toujours dans l'« esprit du jour », et beaucoup d'autorités rabbiniques tendent à les restreindre aux personnes faibles ou malades, ou aux situations pratiques (comme les clés)…

     

    Activités permises

    dessin pessah en familleLes activités suivantes sont au contraire encouragées à shabbat :

    • Passer le shabbat en famille.
    • Rendre visite à la famille et aux amis (dans la distance de marche permise, à moins qu'un erouv n'ait été institué.
    • Inviter des hôtes (hakhnassat or'him, « faire entrer les invités » — hospitalité, autrement dit).
    • Chanter les zemirot de shabbat (chansons spécialement conçues pour le shabbat, généralement pendant les repas).
    • Avoir des rapports conjugaux avec son épouse, en particulier le vendredi soir. Le Shoulhan Aroukh en parle comme d'une « double mitzvah », vu qu'elle combine la procréation avec la réjouissance du shabbat, tous deux considérés comme des commandements toraniques.
    • Selon le judaïsme réformé, « l'on devrait éviter les activités ou professions habituelles quand c'est possible (ce qui indigne les orthodoxes) et ne s'engager que dans des activités procurant de la joie, du repos et de la sainteté à ce jour. »[2]


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      Source: http://deborahetfrance.over-blog.com/pages/etude-approfondie-et-sens-differents-2783287.html

    En guise de conclusion, je vous propose cette vidéo qui nous éclaire sur le sens des pratiques interdites, le jour du Shabbat.

    Shabbat Shalom...

    « Pourquoi s'intéresser aux Fêtes de l'Eternel?Son commandement n'est pas au-dessus de nos forces et hors de notre portée... »
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  • Commentaires

    1
    Aline
    Vendredi 21 Février 2014 à 14:24

    Oui le rabbinisme a défiguré la tora ...

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