• Galates 3:23-25 – La loi de Dieu était-elle un pédagogue qui a été supprimé à la Croix ?

    Galates 3:23-25 – La loi de Dieu était-elle un pédagogue qui a été supprimé à la Croix ?

    Site: 119 ministries

    Traduction: Guillaume

     
    "Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée. Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue."  Galates 3:23/25


    Avant d’avoir la foi, sommes-nous sous la « loi du péché et de la mort » ou bien sous la « loi de Dieu » ? Quelle loi nous a amené au Sauveur ? Quelle loi est notre pédagogue ? La « loi du péché » ou bien « la loi de Dieu » ?

     

    Galates 3:23-25 – La loi de Dieu était-elle un pédagogue qui a été supprimé à la Croix ?

     

    Vous êtes-vous déjà posé cette question ? Croyez-vous que la loi évoquée en Galates 3:23-25 soit la « Loi de Dieu » (comme cela est généralement enseigné) ? Le contexte de Galates 3 peut-il nous aider à bien répondre à ces questions ?

    Nous allons examiner cela en détails. Mais auparavant, commençons par un bref aperçu de l’épître aux Galates prise dans son ensemble.

    Cette épître adressée aux Galates est la lettre de Paul qui entraine tant de confusion au sujet de la loi de Dieu. Quand on affirme que toute la Bible est vraie et que rien dans la Parole de Dieu n’est aboli, alors on nous rétorque bien souvent « relis Galates ! ». Les gens nous renvoient à cette épître car beaucoup croient à tort que celle-ci enseigne que nous n’avons plus à obéir à la loi de Dieu.

    En réalité, Paul s’en prend à une fausse doctrine qui enseigne que nous sommes sauvés par les œuvres, en suivant la loi de Dieu (légalisme). Pour contrecarrer cette fausse doctrine, Paul insiste tout au long de l’épître sur le fait que le salut s’obtient par la foi au moyen de la grâce. A aucun moment, Paul nous enseigne de ne pas obéir à la loi de Dieu. Il nous enseigne de ne pas obéir à la doctrine qui proclame le salut à travers les œuvres (en suivant la loi de Dieu). C'est notre capacité à discerner la différence entre le légalisme et l'obéissance qui nous permet de tirer les bonnes conclusions doctrinales. L’origine de toutes les erreurs d'interprétations de l’épître aux Galates vient d’une confusion entre le légalisme et l'obéissance.

     

    Brève introduction sur les écrits de Paul

    Les Ecritures nous mettent en garde concernant les écrits de Paul qui sont « difficiles à comprendre » (2 Pierre 3:15-17). D’après Pierre, les lecteurs doivent être affermis et doivent bien connaître la Parole de Dieu pour ne pas tordre et mal interpréter les écrits de Paul. Par conséquent, à chaque fois que Paul enseigne sur la loi (c’est-à-dire très souvent), nous devons faire preuve d’une extrême prudence pour nous assurer de bien comprendre ce que Paul veut nous faire comprendre et éviter d’être « des personnes ignorantes et mal affermies ». Nous devons donc nous assurer que nous abordons les lettres de Paul avec une base solide, avec une approche biblique qui a la même perspective hébraïque que celle du premier siècle.

    Pourquoi les lettres de Paul sont-elles « difficiles à comprendre » concernant la loi ?

    Lorsque Paul parle de loi, il ne nous ne dit pas toujours clairement à quelle loi il fait référence. Connaître le contexte des versets est donc primordial. C’est le contexte qui va nous donner les bons indices pour interpréter correctement les propos de Paul. Si nous considérons les écrits de Paul en supposant qu’ils se réfèrent toujours à la loi de Dieu, alors la théologie que nous allons construire, la théologie à laquelle nous allons adhérer va être une fausse théologie (car elle abolit la loi).

    Pour éviter cette erreur, nous devons faire l’effort de bien étudier le contexte des lettres de Paul. Des versets de Paul cités hors contexte sont souvent employés pour argumenter une doctrine erronée, qui affirme que les croyants n’ont plus à obéir à la loi de Dieu. Il y a 2 000 ans, il était déjà difficile de bien suivre les propos de Paul, et notamment de bien comprendre à quelle loi Paul faisait référence (Pierre nous met bien en garde !). Nous pouvons facilement imaginer la dérive, quand aujourd’hui les versets sont cités isolément, en dehors de leur contexte.

    Beaucoup ne réalisent même pas que Paul fait référence à différentes lois. C’est bien là, l’origine du problème. En réalité, les écrits de Paul sont clairement en faveur de la « loi de Dieu » (voir Romains 3:31, 1 Timothée 1:8) ; sa position envers la « loi du péché (et de la mort) » et envers les « commandements des hommes » est sans équivoque (voir Colossiens 2, Romains 6:14; 8:1-3; Galates 2:4; 4:3). Si nous n’établissons pas clairement à quelle loi ou à quels commandements Paul fait référence alors il est très facile d’isoler des versets pour venir appuyer notre théologie. Par conséquent, à nous d’être vigilants vis-à vis de la  théologie à laquelle nous adhérons. Préalablement, nous devons examiner et comprendre les différentes lois auxquelles Paul se réfère.


    Brève introduction sur l'utilisation du mot « loi » dans les écrits de Paul

    Nombreux sont ceux qui font l'erreur de penser que le mot « loi » dans les lettres de Paul fait toujours référence à la loi de Dieu. En réalité, Paul mentionne plusieurs lois. Nous devons donc discerner la différence entre ces lois avant de lire les lettres de Paul, et surtout avant de lire l’épître aux Galates. Si nous n’arrivons pas à savoir précisément la loi à laquelle Paul fait référence (en termes positifs ou négatifs) alors Paul risque d’être « difficile à comprendre ». De plus, nous sommes incapables de nous rendre compte si nous faisons une erreur d’interprétation et si nous avons trompé les autres.

     

    1) La « loi du péché (et de la mort) » versus la « loi de Dieu »

    Exemple #1 : Romains 7:22-25 : « Car je prends plaisir à la loi de Dieu selon l'homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi qui combat contre la loi de mon entendement et qui me rend captif de la loi du péché qui existe dans mes membres. Misérable homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ? Je rends grâces à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi donc moi-même, de l'entendement je sers la loi de Dieu; mais de la chair, la loi du péché » (DRB).

    Exemple #2 : Romains 8:2 : « En effet, la loi de l'esprit de vie en Jésus Christ m'a affranchi de la loi du péché et de la mort ».

    • La loi de l'Esprit de vie qui était en Yeshua (Jésus) est la même que la loi de Dieu (« de l'entendement je sers la loi de Dieu») (Ro 8:5-10). L'Esprit nous enseigne la Vérité (Jn 14:17,26) (Jn 16:13) (1Jn 2:27). La loi de Dieu est la Vérité (Ps 119:142) (Mal 2:6) (Ro 2:20 ) (Ga 5,7) (Ps 43:2-4) (Jo 8:31-32). L'Esprit ne peut pas être séparé de la loi de Dieu, et c'est par l'Esprit que nous voulons observer la loi de Dieu (Ez 36,26-27) (Jr 31:31-33). Il y a qu'une seule loi, celle de Dieu qui conduit le peuple dans l’obéissance et la bénédiction. Cette loi est une lumière pour Son peuple. (Lé 19:34) (Lé 24:22) (No 9:14) (No 15-16) (No 15:29) (Es 42:6) (Es 60:3) (Mat 5:14) (Ep 2:10-13) (Ac 13:47) (Ro 11:16-27) (Jr 31:31-34) (Ez 36,26-27), (1 Jn 2:10) (1 Jn 1:7). La « loi de Dieu » est « la vie » (Job 33:30) (Ps 36:9) (Pr 6:23) (Ap 22:14). La loi de Dieu est la Vérité. Il s’agit des instructions de Dieu qui sont justes et parfaites (Ro 3:31; 7:12,21; 1 Ti 1:8; 2 Ti 3:16-17) (PS 19.8-10).

     

    • La « loi du péché » conduit tous les être vivants à la mort (Ro 5:12) C'est pourquoi Paul l'appelle aussi la « loi du péché et de la mort» (Romains 8:2).

     

    • La « loi de Dieu » se réfère également aux « commandements de Dieu » (1 Cor. 7:19). Paul se complaît dans « loi de Dieu » et sert la « loi de Dieu » (Ro 7:22-25).

     

    • Le combat entre la « loi du péché » et la « loi de Dieu » perdure chez tous les croyants. Notre objectif est de servir la « loi de Dieu » grâce à notre entendement, (c'est-à-dire de manière spirituelle), et nous positionner contre la « loi du péché » (qui est charnelle).

     

    • Avant notre nouvelle naissance, c’est la « loi du péché » qui nous maintient en captivité et en esclavage, non pas la « loi de Dieu ». Les Ecritures définissent la « loi de Dieu » comme Liberté (Ps 119:45) (Ja 1:25, 2:12). La « loi du péché » renvoie à la servitude. Nous sommes esclaves du péché lorsque nous désobéissons. C’est l’obéissance aux Instructions de Dieu qui nous rend libre. D’après Paul (Ga 2:4; 4:3), « les commandements d'hommes et les choses du monde » qui n’ont rien à voir avec la « loi de Dieu » conduisent aussi à la servitude.

     

    2) La « loi orale » et les « commandements des hommes »

    Au premier siècle (comme c’est toujours le cas aujourd’hui), les rabbins suivaient la « loi orale » (Talmud). Paul parle de cette loi orale comme étant les « œuvres de la loi » ou les « commandements d'hommes ». Yeshua (Jésus) fait également référence à cette « loi orale ». D’après Lui, ces « traditions des anciens » violent la « loi de Dieu » (Marc 7, Matthieu 23). Il y aurait beaucoup à dire au sujet de la « loi orale ». Fondamentalement, la « loi orale » se composait de doctrines, d’enseignements et de commandements d’hommes. Une grande partie des juifs du premier siècle élevait ces traditions au-dessus des commandements de Dieu. Parfois, la « loi orale » contredisait même les commandements de Dieu. Yeshua (Jésus) aborde cet enjeu de taille en Matthieu 5, en Marc 7, etc. Dans beaucoup d’autres passages, nous voyons Yeshua s’opposer aux dirigeants juifs pendant Son ministère.

    Le point essentiel à retenir ici est qu'il y a une nette différence entre les « commandements d'hommes » et les « commandements de Dieu ». Paul se réfère à ces commandements d’hommes dans Galates. D’après lui, ces « éléments du monde » conduisent à la servitude (Ga 2 : 4; 4:3).

    Après ce bref aperçu des différentes lois auxquelles Paul fait référence, il nous faut maintenant comprendre les trois grands points abordés par Paul dans cette épître  aux Galates.

     

    Un bref aperçu des débats en Galatie (Le contexte)

    Dans son épître aux Galates, Paul dénonce les déviances et exhorte les Galates sur trois grands points :

     

    1) Les Galates étaient faussement enseignés à garder la loi de Dieu pour être sauvés.

    De faux enseignants (« ceux qui préconisent la circoncision » - Ga 2:7-12; 5:12 et ceux qui préconisent les « œuvres de la loi » - Ga 2:16; 3:2; 3:5; 3:10) ont commencé à promouvoir leur propre doctrine (la « loi orale »). D’après eux, ceux des nations devaient être circoncis, et devaient apprendre non seulement tous les commandements de Dieu mais aussi des commandements d'hommes pour pouvoir être sauvés.

    Ga 2:16 : « sachant néanmoins que l'homme n'est pas justifié sur le principe des œuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ, nous aussi, nous avons cru au Christ Jésus, afin que nous fussions justifiés sur le principe de la foi en Christ et non pas sur le principe des œuvres de loi: parce que sur le principe des œuvres de loi nulle chair ne sera justifiée ».

    Ce thème se poursuit tout au long de l’épître : (voir Ga 2:21; 3:2; 3:3; 3:5; 3:11; 5:4)

    Les « œuvres de la loi »

    Un des documents issus de Qumran (le 4QMMT, 4Q394-5) nous donne un aperçu d’une secte juive du premier siècle appelée « Œuvres de la loi ». Cette secte juive des Œuvres de la loi avait des enseignements qui étaient contraires à la loi de Dieu. Elle enseignait également que ceux issus des nations ne pouvaient pas être sauvés. Les membres de cette secte ne mettaient pas en pratique la loi de Dieu dans la foi, mais appliquaient leur propre loi, une loi donc inventée qui pervertissait la loi de Dieu (pratique similaire aux 6 sectes des Pharisiens). Leurs doctrines étaient très similaires à celles pratiquées par « ceux de la circoncision ». En Galates 6:13 , il est fort probable que Paul fasse référence aux personnes de ce mouvement qui enseignaient que la loi de Dieu conférait le salut, alors que cette secte n’observait même pas la loi.

    « Ceux de la circoncision »

    D’après certains juifs, la circoncision était un préalable nécessaire au salut. Il est question de ces juifs (ces « circoncis ») dans Actes 10:45, 11 : 2, Actes 15; dans Ga 2:7-12 ; 5:12; dans Ep. 2:11; et Ti 1:10.

     

    2) Les Galates cherchaient plus à plaire aux hommes (aux commandements d'hommes) qu’à plaire à Dieu (aux commandements de Dieu).

    En conséquence, les enseignements de ceux des « œuvres de la loi » et de « ceux de la circoncision » conduisaient les Galates à passer plus de temps à plaire aux hommes (en suivant les ordonnances et les doctrines des hommes) qu’à plaire à Dieu (en suivant les commandements de Dieu).

    Ga 1:10 : « Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ ».

    Ce thème se poursuit tout au long de Galates (Ga 1:10; 1:11; 2:3; 4:3; 4:9; 6:12; 6:13). Les commandements de Dieu sont là pour que nous puissions Lui exprimer notre amour (1Jn 5:2-3). Les commandements d'hommes attirent l'attention de l'homme sur l'homme et annihile l’objectif des commandements de Dieu (Marc 7).

     

    3) Les Galates se livraient encore à des pratiques idolâtres

    Nous savons également que parmi les galates, certains conservaient des pratiques idolâtres. En Actes 15:20, Jacques aborde le sujet, en insistant sur les 4 conditions pré requises pour que les païens puissent apprendre le reste de la « loi de  Dieu » dans les synagogues le Shabbat (15:21). Paul aborde ce problème plus en détails en Galates 4, lorsqu’il parle de l’asservissement aux « éléments du monde » (cultes païens, et notamment celui de Baal/dieu du soleil) avec le retour aux anciennes pratiques idolâtres.

    En raison de tous les problèmes cités ci-dessus, Paul enseignait aux Galates que la loi ne pouvait justifier quiconque dans le plan de salut de Dieu. C'est pourquoi Paul mettait l’accent sur la foi et sur la grâce pour contrer ces fausses doctrines en vogue dans la Galatie.

    Paul enseigne que personne n’est justifié par les œuvres de la loi (légalisme). Mais malheureusement, beaucoup font l'erreur de croire que Paul enseigne contre la loi de Dieu. Le légalisme (mauvais) et l'obéissance (bien) sont deux concepts totalement différents. En fait, Paul enseigne tout simplement aux galates ce qu’est le processus du salut : le salut consiste à ne plus être sous la malédiction de la loi (car la malédiction de la loi est abolie lorsque nous sommes en Christ, mais la loi demeure valide).

    Nous avons désormais les bases nécessaires pour examiner les versets souvent mal interprétés.

    « Examinons le passage en Galates 3.22-25 :

     Gal 3:22 : « Mais l'Ecriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient »

    D'après Paul, les Ecritures nous disent que tout le monde est  « sous le péché ».

    Paul nous dit également la même chose en Romains 3:10-20. Tous ceux qui ne connaissent pas le chemin de la paix (Ro 3:17) et qui n'ont pas la crainte de Dieu (Ro 3:18) sont incrédules. La loi de Dieu déclare (dans la mesure où « tous se sont égarés, et tous sont pervertis », Ro 3.11) que le monde entier est sous la loi car tous les hommes sont coupables devant Dieu (Ro 3:19). Ce sont donc les non-croyants qui sont sous la loi. Ceux qui n'ont pas la foi dans le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob sont « sous la loi » à cause de leur désobéissance.

    La Torah nous parle de la « malédiction de la loi » (Deutéronome 11,26), Paul l’appelle  aussi la « loi du péché et la mort » (Ro 6:14; 8:1-3) :

    « Vois, je mets aujourd'hui devant vous la bénédiction et la malédiction: la bénédiction, si vous obéissez aux commandements de l'Éternel, votre Dieu, que je vous prescris en ce jour; la malédiction, si vous n'obéissez pas aux commandements de l'Éternel, votre Dieu, et si vous vous détournez de la voie que je vous prescris en ce jour, pour aller après d'autres dieux que vous ne connaissez point ». Dt 11: 26-28

    La loi de Dieu bénit et maudit : (Dt 11:26-27) (Ps 112:1) (Ps 119:1-2) (Ps 128:1) (Pr 8:32) (Es 56:2) (Mat 5: 6) (Mat 5:10) (Luc 11:28) (Ja 1:25) (1 Pi 3:14) (Ap 22:14). Parce que nous avons tous été désobéissants à un moment de notre vie, nous sommes tous sous la malédiction de la loi.

    Pour en revenir à Galates 3:22, tout le monde est « sous le péché ». Tout le monde est sous la «loi du péché et la mort », car le péché entraine la mort (Ro 5:12, Ga 3:10-13). Tel est le contexte du passage. Le contexte est-il celui de la Loi de Dieu ? « La loi est-elle péché ? Loin de là ! » (Ro 7:7). Par conséquent, le verset suivant ne parle pas de la loi de Dieu, mais de la « loi du péché et de la mort ».

     

    Remettons les choses dans leur contexte :

    Avant d'avoir la foi en Yeshua (avant notre salut), il est important de reconnaitre que nous étions sous la loi du péché. Au début du chapitre 3 (Galates 3:10-13), nous avons vu que le péché nous place sous la malédiction de la loi (Ro 5:12), (la seconde mort),  et que grâce à la foi, nous ne sommes plus sous cette malédiction de la loi (Ga 3:10-13; Ro 6:14 ;Ro 8:1-3).

    En Galates 3:10-13, Paul cherche donc à nous dire qu'à travers la foi, nous ne sommes plus sous la malédiction de la loi. En Galates 3:22-25 Paul nous éclaire sur le but de la « malédiction de la loi » (la loi du péché et de la mort).

    Gal 3:22 : « Mais l'Ecriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux qui croient ».

    Gal 3:23 : « Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi [du péché, voir le verset précédent], en vue de la foi qui devait être révélée ».

    Avant d’avoir la foi, nous étions sous la loi (du péché). Le verset 22 nous explique sous quelle loi nous étions : la loi du péché. Pécher revient à casser la loi de Dieu. Paul nous a déjà expliqué les conséquences du péché, quelques versets plus hauts (3:10) : « Maudit est quiconque n'observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique » (c'est-à-dire celui qui pèche).

    Si le verset 22 nous dit que tout le monde est sous le péché, conformément à ce que nous apprend Paul quelques lignes plus haut, nous devons donc en déduire que nous sommes sous la malédiction de la loi (la mort) à cause de notre péché. La bonne nouvelle, c'est que « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi » (Galates 3.13).

    Par conséquent, il est question ici de la « loi du péché et de la mort » (la malédiction). Nous avons donc besoin d'un Sauveur pour ne plus être sous cette malédiction. Tel est le contexte. Nombreux sont ceux qui citent les versets 23-25, sans prendre en compte le verset 22, avec la loi dont il est question dans ce verset. Sous quelle loi étions-nous avant d'avoir la foi ?  Sous la « loi du péché et de la mort » (la malédiction). Voilà d'où vient le gros problème d’interprétation dans ce passage de l’épître aux Galates.

    La « loi du péché et de la mort », c’est la « malédiction de la loi », qui découle de notre désobéissance à la loi de Dieu/Torah. Avant d'avoir la foi, nous ignorions tout de cette loi. Sans même le savoir, nous étions sous un joug. Nous nous en sommes rendu compte quand nous avons pris conscience de la situation (justement grâce à la Torah !). Nous ne pouvons pas être certains de la vérité, c'est-à-dire avoir la foi, tant que nous ne réalisons pas que nous sommes en situation de servitude, et sous le jugement de la loi de Dieu à cause de notre péché.

    Lorsque nous nous rendons compte que nous sommes en prison (enfermés sous la loi du péché et de la mort, la malédiction, notre joug), c’est alors que nous nous rendons compte que nous avons besoin d'être libérés. Tant que nous ignorons que nous sommes sous un joug, nous ne réalisons pas vraiment notre besoin de délivrance.

    C'est exactement ce que nous enseigne Galates 3 : 24. La « loi du péché et de la mort » nous accompagne jusqu'au Christ, et nous fait réaliser que nous sommes en situation de servitude ou de malédiction. Nous ne pouvons pas arriver à Christ, notre Rédempteur, à travers notre foi, tant que la « loi du péché et de la mort » ne nous montre que nous sommes maudits et sous un joug. Sans cette loi et sans prise de conscience de notre condition, nous n'aurions aucune raison (ou peu de raison !) de venir à Christ.

    Gal 3:24 : « Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi ».

    La « malédiction de la loi » ou « loi du péché et de la mort » nous fait comprendre (comme un pédagogue) que nous sommes sous un joug (celui du péché. Verset: 22) et nous conduit au Messie. Son but est de susciter la foi, de susciter la confiance dans la grâce parfaite de la Parole faite chair qui est devenue la malédiction pour nous sur le bois.

    Gal 3:25 : « La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue ».

    Après avoir cru, nous ne sommes plus sous la malédiction (la loi du péché et de la mort). Avant de croire, nous étions sous la loi du péché et de la mort (la malédiction).

    Si le « pédagogue » en question était la Torah plutôt que la « loi du péché et de la mort », voilà ce que nous dirait ce verset :

    Avant d'avoir la foi => nous sommes sous la « loi de Dieu ».
    Après avoir cru => nous ne sommes plus sous la « loi de Dieu ». Ceci est un non sens !

    Si nous remettons les choses dans leur contexte :

    Avant d'avoir la foi => nous sommes sous la « loi du péché et de la mort » (la malédiction). Nous sommes pécheurs et condamnés à être séparés de Dieu pour l’éternité.
    Après avoir cru
    => nous ne sommes plus sous la « loi du péché et de la mort ». Nous avons été sauvés et pardonnés pour nos péchés. Nous avons désormais la vie éternelle en Yeshua.

    Paul nous dit exactement la même chose en Romains 8:2 : « la loi de l'esprit de vie en Jésus Christ m'a affranchi de la loi du péché et de la mort ».

    Notre joug ne vient pas de la Torah en elle-même, mais de la « loi du péché et de la mort ». Pourquoi aurions-nous besoin d'être libérés de la « loi de Dieu », lorsque la Parole appelle la Torah « la loi de la liberté » ? Avons-nous besoin d'être libérés de la Liberté ? Une fois de plus, cela n'a aucun sens !

    La « loi du péché et de la mort » résulte de notre désobéissance à la loi de Dieu. Comment le savons-nous ? Parce que Deutéronome 11:26-28 stipule que lorsque nous désobéissons à la loi de Dieu, nous sommes maudits. D'après la Parole, désobéir à la « loi de Dieu », revient à pécher (1Jean 3:4).

    La malédiction qui pèse sur toute personne est la malédiction de la seconde mort qui suit le jugement au Grand Trône Blanc. C'est donc bien notre péché/désobéissance qui entraine notre malédiction/la mort, ce que Paul veut dire par  la « loi du péché et de la mort ».

    En tant que croyants, nous ne devrions pas ignorer toutes ces choses. Nous savons déjà que si nous n'avions pas réalisé que nous étions des pécheurs, nous n'aurions pas eu besoin d'être conduits à Christ.

     

    Pourquoi conclure que Paul a un enseignement différent pour les Galates ?

    Ces derniers avaient manifestement oublié que le chemin qui mènent au salut s’opère à travers la foi et non pas en observant la loi de Dieu. Paul leur enseigne de nouveau ce qu’est le salut en Yeshua. Paul enseigne-t-il que leur problème est d'obéir à la Torah ? Pas du tout ! Le problème venait du fait que certains enseignaient que l'obéissance à la Torah était nécessaire pour être sauvés.

     

     En résumé :

    1) Le verset 10 stipule clairement que le péché est ce qui nous place sous la malédiction.

    2) Le verset 22 annonce clairement que nous sommes sous le péché.

    3) Les versets 23-25, nous montrent que la malédiction (la loi du péché et de la mort) suscite le besoin d’avoir recours à Notre Sauveur.

    Une fois que nous mettons notre foi dans notre Sauveur, nous ne sommes plus sous la « loi du péché et de la mort » (la malédiction). Nous savons que la loi de Dieu n'est pas synonyme de péché. C'est ce que Paul expose clairement en Romains 7:7 pour lever toute confusion.

    Lorsque Paul nous dit que le péché entraîne la malédiction (verset 10) et que nous sommes sous le péché (verset 22) alors nous devons rester dans ce même contexte pour comprendre les versets 23-25. Le contexte est celui d'être sous « la malédiction du péché » (22), et non pas sous la « loi de Dieu ». En tant que croyants, nous ne sommes plus sous la loi du péché et de la mort (la malédiction).

    Le passage en Galates 23-25 n’enseigne pas que la Torah a été abolie (malgré ce que beaucoup croient). Si nous lisons le verset 22 alors nous comprenons que le contexte est celui de la « loi du péché/mort » et non pas celui de la Torah. Nous savons tous que si nous péchons (brisons la loi de Dieu) alors nous méritons une malédiction. Nous savons tous que nous avons besoin d'un pédagogue ou d'un tuteur pour nous montrer notre péché, c’est ce qui va nous amener à notre Sauveur. Nous savons tous qu'après avoir été certains de la vérité (après avoir cru en Yeshua), nous ne sommes plus sous la malédiction (la seconde mort).

    En fait, les choses ne sont vraiment pas compliquées, mais les écrits de Paul ont fait l’objet de confusions et de distorsions. Ceux-ci sont devenus confus et compliqués (comme si Dieu était l'auteur de la confusion !). Pierre mentionne bien ce désordre théologique et nous en avertit (2 Pierre 3:15-17). En fait, Paul se met à enseigner de nouveau l'Evangile à des croyants qui ont oublié le véritable Evangile. Les Galates ont oublié que nous sommes justifiés par la foi, et que nous obéissons ensuite à la loi de Dieu à cause de notre foi. C’est le b.a-ba du salut.

     

    Pourquoi enseigner ces principes élémentaires aux Galates ? Parce que de faux docteurs s’étaient introduits pour les convaincre de suivre de fausses doctrines d’hommes (pour plaire aux hommes) et un salut par les œuvres (légalisme -justification par les œuvres).

     

    Ga 2:16 : Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus-Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que personne ne sera justifié par les œuvres de la loi.

     

    Ce thème se poursuit tout au long de l’épître aux Galates (Ga 2:21; 3:2; 3:3; 3:5; 3:11; 5:4).

     

    Ga 1:10 : Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

     

    Ce thème se poursuit tout au long de Galates : (Ga 1:10; 1:11; 2:3; 4:3; 4:9; 6:12; 6:13)

     

    Paul enseigne le b.a.-ba du salut aux Galates, car les Galates s’étaient égarés de la « vérité de l'Evangile ».

     

    Les faux enseignants qui tentaient de contraindre les Galates à suivre leurs doctrines, ne suivaient pas eux-mêmes la loi (verset 6:13). Ils suivaient la « loi orale » (commandements/traditions des hommes) qui était (et qui reste) contraire à la loi de Dieu (Marc 7, Matthieu 23).

     

    Le fait que les faux enseignants ne suivent pas la « loi de Dieu » pose un gros problème à Paul, cela devrait nous mettre la puce à l’oreille. Ici Paul dénonce le fait que les faux enseignants ne suivent pas la « loi de Dieu », mais malheureusement nombreux sont ceux qui pensent que Paul enseigne contre la « loi de Dieu » !

     

    Il est préférable de bien lire toutes les lettres de Paul, et de ne pas prendre isolément quelques versets sortis de leur contexte. Sinon, nous pouvons faire dire à Paul tout et n’importe quoi. D’ailleurs, c’est que faisaient les pharisiens pour construire leur propre doctrine, et Yeshua (Jésus) leur reprochait cela !

     

    Marc 7:7-10 : C'est en vain qu'ils m'honorent, En donnant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. Il leur dit encore: Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition. Car Moïse a dit: Honore ton père et ta mère; et celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.

     

    Paul se réfère à la « loi du péché et de la mort » comme étant un « pédagogue » ou comme « notre conducteur » (DRB). Paul avait employé ce mot volontairement C’est dommage que ce mot ait perdu tout beaucoup de son sens aujourd'hui. Le mot traduit par « pédagogue », « conducteur » ou « tuteur » dans les versets 24-25 est le mot grec « paidagogos ». C'est le terme utilisé pour décrire une personne qui gardait quelqu’un sous sa garde (servitude), le précepteur avait pour rôle d’accompagner un jeune garçon (parmi les Grecs et les Romains le mot « paidagogos » était employé pour désigner les esclaves dignes de confiance qui étaient chargés de veiller à la vie et à la moralité des garçons appartenant aux classes supérieures. Les garçons ne pouvaient faire le moindre pas hors de la maison sans ces tuteurs tant qu’ils n’avaient pas atteint leur majorité).  

    N'est-ce pas ainsi que les choses se passent dans le plan de salut de Dieu ? Au départ, nous sommes sous la garde de la loi. Nous sommes sous la servitude (la malédiction/la loi du péché et de la mort), jusqu’à ce que nous ayons la foi. Ainsi, nous nous rendons compte que nous devons être libérés des choses du monde, pour trouver notre liberté dans les voies de Dieu, en mettant notre confiance en Lui. Une fois que nous plaçons notre foi en Lui, nous ne sommes plus sous la servitude de la loi. Nous pouvons désormais « aller à l'école » parce que nous avons à cœur d’apprendre la Parole de Dieu et de l'appliquer dans notre vie pour ressembler toujours davantage à notre Seigneur.

     

    Lorsque Paul exprime que nous sommes « sous la loi », ou qu’il parle de la « loi du péché et de la mort », il en parle comme si nous avions transgressé une des lois françaises et que nous nous soyons fait prendre sur le fait.

     

    La France possède des milliers de lois devant lesquelles nous avons des devoirs (à titre indicatif, Dieu en a seulement quelques centaines, et seulement une petite douzaine de plus par rapport à ce qu’on enseigne généralement dans la chrétienté). Imaginons que nous cassions une loi, admettons que ce soit une haute trahison (pour le compte d’un autre pays). Si nous transposons cela à la loi de Dieu, cela revient à aller adorer de faux dieux. Nous sommes alors mis en prison en attendant le jugement et la condamnation (la seconde mort). Quand on nous lit l’acte d’accusation, nous nous rendons compte que nous sommes coupables devant la loi et que nous sommes maintenant sous une malédiction/servitude/en prison. Si nous avons enfreint la loi, nous serons jugés d’après la loi. Nous sommes donc sous la pénalité de la loi (la loi du péché et de la mort) et un gardien/« pédagogue », « conducteur » (paidagogos) est debout à l'extérieur de notre prison pendant que nous attendons notre condamnation à mort.

     A ce stade, nous nous rendons compte que la seule façon de ne plus être sous la loi, c’est d’être pardonnés par le Président (Yeshua/Jésus), s’il nous accorde Sa grâce (une faveur que l’on ne mérite pas !). Imaginons le Président nous déclarer que ses voies et ses constitutions sont bonnes et qu’Il nous demande de mettre notre foi en son pouvoir pour nous sauver par Sa grâce. A partir de maintenant, il souhaite que nous marchions dans ses voies, selon sa constitution (ses lois) avec amour et avec la confiance (foi) en Lui. Il nous dit qu'il nous donnera un conseiller juridique (le Souffle de Sainteté/Saint-Esprit) pour nous guider et pour nous apprendre à marcher dans ses voies.

     

    Nous plaçons alors notre foi dans les paroles du Président et nous Lui démontrons notre foi (la confiance que nous avons mise en Lui), en essayant sincèrement d'obéir à la constitution (Loi) de sa nation (Israël) qui est bonne et parfaite selon Lui. Nous étudions sa constitution avec l'aide d’un conseiller juridique qui nous enseigne toute chose. Nous ne sommes plus sous la loi (du péché et de la mort), mais sous la grâce (faveur que l’on ne mérite pas).

     

    Il a fallu que nous prenions pleinement conscience de notre condamnation sous la loi avant de pouvoir (être escortés), dans la foi et accepter la grâce du Président. La sanction/condamnation de la loi a fait son travail en nous dirigeant vers celui qui pouvait nous pardonner et nous conduire sur le droit chemin. Nous pouvons maintenant nous réjouir de savoir que nous sommes sous la grâce. Aussi, nous désirons exprimer notre respect et notre amour envers celui (le Président) qui nous a sauvés la vie, en apprenant à connaître et à mettre en pratique ses lois.

     

    Si on  assimile le « pédagogue » ou le « conducteur » à  la « loi de Dieu », alors une fois que nous avons la foi, la « loi de Dieu » n'est plus nécessaire et elle ne sert plus à rien. Cette position (qui est très répandue au sein de la chrétienté) entraine plusieurs contradictions évidentes avec les Écritures. Si tel était le cas, comment réconcilier les versets suivants ?

     

    Ro 3:31 : Annulons-nous donc la loi par la foi ? Loin de là ! Au contraire, nous confirmons/continuons (histemi) la loi.

     

    Ro 7:22 : Car  je prends plaisir à la loi de Dieu selon l'homme intérieur.

     

    Mt 5:17-19 : Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.

     

    Ps 1:2  : Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel, Et qui la médite jour et nuit !

     

    Ps 119:35 : Conduis-moi dans le sentier de tes commandements Car je l'aime.

     

    Pr 29:18 : Quand il n'y a pas de révélation, le peuple est sans frein; Heureux s'il observe la loi !

     

    Posons-nous les bonnes questions et exposons les questions difficiles. Renseignons-nous. Etudions la Parole. Faisons le point sur les fondements de notre foi. Relevons le défi. Examinons toutes choses et retenons ce qui est bon !

     

    Source: 119 Ministries

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  • Commentaires

    1
    Jacquy Mengal
    Samedi 23 Décembre 2017 à 14:23

    Très bon article qui met bien en lumière que la foi n'a pas aboli la Loi royale. Merci d'avoir posté cet article Caleb. Shabbat shalom et à bientôt.

    Jacquy

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